Alexis Lafrenière est le meilleur espoir de la planète en vue du prochain repêchage de la LNH. Plusieurs équipes aimeraient pouvoir le réclamer, dont les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal.

La remarquable progression d'Alexis Lafrenière

Depuis la sélection de Sidney Crosby en 2005, seulement deux autres joueurs de la LHJMQ ont été réclamés au tout premier rang du repêchage de la LNH.

Les deux portaient les couleurs des Mooseheads de Halifax. Nathan MacKinnon a été le premier choix de l’encan 2013 et Nico Hischier a été le premier de classe en 2017.

Avec le Championnat mondial qu’il vient de connaître, Alexis Lafrenière a accentué son avance pour imiter Sidney Crosby et devenir le second membre de l’Océanic de Rimouski à être sélectionné au premier rang d’une séance de sélection de la LNH depuis le début des années 2000.

Même s’il a joué une dizaine de matches de moins que ses plus proches poursuivants, Lafrenière mène toujours le classement des compteurs du circuit Courteau avec une récolte de 24 buts et 84 points en 39 matches.

Le jeune prodige sera de passage à Gatineau samedi et dimanche. Il s’agira de ses seules visites de la saison au centre Robert-Guertin. Pour les amateurs de hockey, ce sera la dernière occasion de le voir en personne à prix abordable ! L’année prochaine, peu importe où il aboutira, il patinera dans la meilleure ligue au monde.

Parce qu’il est né en octobre, Lafrenière a pu disputer trois saisons dans la LHJMQ avant d’être admissible au repêchage de la LNH. L’entraîneur-chef et directeur général Serge Beausoleil a été aux premières loges pour observer sa remarquable progression entre l’âge de 16 et 18 ans.

« Il pousse la note beaucoup plus loin qu’à ses débuts. Il est désormais plus réceptif pour améliorer certaines phases de son jeu. À ses débuts, on ne lui demandait jamais d’être responsable dans sa zone défensive, mais il le fait à présent. On le fait jouer en désavantage numérique maintenant et quand il obtient la rondelle, il devient encore plus dangereux dans cette phase du jeu », a-t-il raconté au Droit jeudi.

En trois saisons, Lafrenière n’a pas fait que fleurir comme hockeyeur. « Il a fait des améliorations à l’école, dans son alimentation, dans son entraînement hors glace et il peut encore améliorer son jeu », ajoute Beausoleil.

Ces commentaires sont importants. Si la majorité des recruteurs s’entendent pour dire que l’attaquant de St-Eustache est le meilleur joueur admissible au repêchage à l’heure actuelle, certains s’interrogent encore à savoir s’il sera le meilleur de sa cohorte dans deux à trois ans.

« Ce n’est pas d’hier que le talent d’Alexis est remis en doute. Il avait commencé à être dominant à sa deuxième année bantam AAA. Des gens pensaient qu’il ne serait pas capable de s’imposer de cette manière dans le midget AAA. Il l’a fait (83 points en 36 matches). Des gens pensaient qu’il ne pourrait pas reproduire ses succès dans la LHJMQ. Il a marqué 42 buts à 16 ans... Il n’avait pas connu un très bon Championnat mondial junior à 17 ans. Il avait été très peu utilisé comme Quinton Byfield cette année d’ailleurs. Cette année, il a été la pierre angulaire de la médaille d’or du Canada. Il a fait passer un message en étant choisi le joueur le plus utile d’un tournoi de joueurs de 19 ans à seulement 18 ans. »

Serge Beausoleil est convaincu que son protégé a tous les outils pour dominer son sport à l’échelon supérieur.

« Sa plus grande force, c’est sa capacité de fabriquer des jeux et de gagner des batailles à un contre un. Il est une menace constante avec son tir aussi. »