Le défenseur Darien Kielb connaît non seulement sa meilleure saison offensive dans la LHJMQ, mais il arrive à conserver un différentiel positif même s’il est toujours confronté aux meilleurs trios adverses dans un club en reconstruction.

Kielb s’impose à la ligne bleue des Olympiques

Quand les Olympiques ont monnayé leurs meilleurs attaquants de 19 ans à la dernière période des transactions de la LHJMQ, ils se sont assurés de garder une certaine continuité en défensive.

L’idée d’épargner Gabriel Bilodeau et Darien Kielb de la vente de liquidation aura été la bonne. Soir après soir, le duo de vétérans défenseurs a le mandat de freiner les ardeurs des meilleurs trios adverses.

Sans l’ombre d’un doute, ils relèvent le défi avec brio. Dans un club en reconstruction qui a accordé 25 buts de plus qu’il en a marqués, Bilodeau et Kielb arrivent à tirer leur épingle du jeu. Non seulement sont-ils confrontés aux meilleurs éléments adverses, mais ils conservent tous les deux un différentiel positif. Bilodeau, 20 ans, est à +5. Kielb, 19 ans, est à +3. Les cinq autres défenseurs affichent un différentiel négatif.

L’entraîneur-chef Éric Landry s’estime donc bien chanceux de pouvoir compter sur leurs services pour encadrer les jeunes joueurs du club d’ici la fin de la saison.

« Dans un club en reconstruction, les joueurs les plus importants sont les plus vieux. Bilodeau et Kielb ont grandi dans ce club. Ils ont beaucoup appris en regardant les plus vieux. Ils ont accumulé un bagage. Ils sont rendus à l’étape où ils peuvent s’en servir. »

À sa deuxième saison complète à Gatineau après avoir amorcé sa carrière à Québec, Kielb prend plaisir à occuper un rôle accru.

« Je suis un des plus vieux ici maintenant. Je suis devenu un leader. Chaque fois que je me présente à l’aréna, je dois arriver avec l’attitude de fermer la porte aux meilleurs joueurs adverses. Si je les laisse faire à leur guise, ils vont me brûler à tout coup. »

Même si le club s’est rajeuni aux Fêtes, Kielb affirme avoir de l’aide des coéquipiers pour maintenir le bateau à flot. Il remarque que les Olympiques sont mieux organisés pour se défendre face aux clubs de pointe.

« Nous sommes tous sur la même page. Nous avons laissé faire la dentelle. Nous préférons faire les jeux simples. Nous sommes mieux positionnés sur la patinoire. Ça évite des erreurs coûteuses. »

Samedi soir, pour le prochain match des Olympiques au centre Robert-Guertin, le différentiel positif de Kielb sera mis à rude épreuve avec la visite des Huskies de Rouyn-Noranda, l’équipe numéro un au pays.

Le défenseur ontarien de 6’3’’ avoue que la « meute » fait un peu peur en cette fin de saison de la LHJMQ.

« Ils ont énormément de profondeur du premier au quatrième trio. Ils ont de bons défenseurs et deux bons gardiens. Vague après vague, ils n’arrêtent pas d’attaquer. Plus que jamais, il faut simplifier notre jeu. Quand nous arrivons à sortir la rondelle de notre zone, ils reviennent aussitôt ! C’est épuisant, mais c’est là que le conditionnement physique entre en jeu. Il faut puiser au fond de nos forces dans ce genre de match. »

Les Huskies misent sur 14 joueurs de 19 ou 20 ans. Les Olympiques en ont cinq.

Le duo de Bilodeau et Kielb en aura plein les bras, mais Éric Landry fait remarquer que celui de Darick Louis-Jean et David Aebischer parvient de plus en plus à repousser les joueurs importants du camp ennemi.

« Eux aussi sont en mesure d’aider maintenant. Écoutez, les Huskies s’en viennent avec un club bondé de joueurs de 19 ans. Un jour, nos jeunes seront rendus là. Ils sont en train de faire leur chemin », a dit Landry.

Quant à Kielb, on risque de le voir partout sur la patinoire comme on voit Bilodeau cette saison et qu’on voyait Alex Breton l’an dernier. Il devrait être un des trois joueurs de 20 ans du club. Il connaît déjà sa meilleure saison offensive en carrière avec 24 points en 51 matches. Ça risque d’augmenter drastiquement à 20 ans.

« Je regarde “Bil” aller. C’est tellement facile de jouer avec lui. L’année prochaine, je vais tout faire pour occuper son rôle. »

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ANDRÉE À UN GAIN D'UN CLUB TRÈS SÉLECT DES 67'S

Cédrick Andrée a profité du rappel d’urgence de Michael DiPietro par les Canucks de Vancouver pour empocher sa 29e victoire de la saison jeudi soir quand les 67’s d’Ottawa ont eu raison des Petes de Peterborough par la marque de 4-3 après une séance de tirs de barrage.

Le gardien d’Orléans mène la Ligue de l’Ontario au chapitre des victoires et sa prochaine va lui permettre d’entrer dans un club sélect des 67’s. Seulement trois gardiens ont signé 30 victoires dans une saison. Jim Ralph et Petr Mrazek ont réussi l’exploit deux fois chacun.

Levente Szuper a aussi atteint le plateau en 1999-00. À Peterborough, Andrée a dû repousser 34 tirs pour forcer la tenue d’une prolongation dans un match où les 67’s (39-9-4) n’avaient pas leur fougue habituelle en troisième période. Les Petes (24-24-3) ont même pu les rattraper en marquant les deux seuls buts de la période pour égaler la marque 3-3.

Les 67’s ont dirigé 25 tirs vers le gardien Hunter Jones, qui a été battu deux fois par Kyle Maksimovich. Celui-ci a aussi marqué le but de la victoire en fusillade. Lucas Chiodo a été l’autre marqueur des 67’s qui ont gagné un neuvième match de suite. Chiodo et Maksimovich ont récolté trois points chacun.