La saison du gardien Creed Jones est terminée. Il est ennuyé par le virus de la mononucléose. Le vétéran ne pourra pas épauler Rémi Poirier durant les prochaines séries de la LHJMQ.

Jones mis K.-O. par une «mono»

Le débat du gardien partant des Olympiques dans le premier match du printemps 2019 est déjà clos.

La recrue Rémi Poirier va hériter de l’affectation. Les entraîneurs n’avaient tout simplement pas le choix de lui confier la mission parce qu’ils ont appris mercredi que la saison de Creed Jones était terminée.

Le gardien de 18 ans est incommodé par le virus de la mononucléose et ne pourra pas remettre les jambières pour la balance des séries éliminatoires.

« C’est tout nouveau pour nous, a lancé l’entraîneur-chef Éric Landry. Creed était encore correct au retour du voyage en Abitibi en fin de semaine. Il n’est pas venu s’entraîner mardi parce qu’il avait un rendez-vous chez le médecin. Il avait une amygdalite. Aujourd’hui, nous avons eu les résultats de ses tests. C’est une bien mauvaise nouvelle. Ça va être un test de caractère pour tout le monde. »

Jones avait le titre non officiel de gardien numéro un des Olympiques après l’échange de Tristan Bérubé aux Fêtes, mais Rémi Poirier avait été légèrement plus occupé que lui dans le dernier mois.

Durant cette période, Éric Landry a pu constater la nette progression du gardien recrue, mais il admet que la perte de Jones représente un coup dur.

« Ce qui est décevant, c’est que nos deux gardiens nous donnaient confiance. Les deux auraient pu nous offrir de fiers services dans la prochaine série, mais la tâche va revenir à Rémi dans le premier match. Nous allons partir de là », a ajouté Landry.

Celui-ci estime que Poirier a fait ses preuves en deuxième moitié de saison. « Il a montré qu’il était prêt à jouer et qu’il pouvait compétitionner. Il a notre pleine confiance. »

Pas plus tard que mardi, Rémi Poirier avait expliqué au Droit qu’il se sentait prêt à relever le défi d’amorcer les séries pour les Olympiques même s’il aura à affronter les tirs de la meilleure attaque de la LHJMQ pour ses premières séries en carrière dans le circuit Courteau.

Le week-end dernier, il avait défendu la cage des Olympiques contre la meilleure équipe au Canada à Rouyn-Noranda.

Il avait alloué huit buts, mais il avait aussi fait face à un barrage de 60 lancers. Poirier pense que cette expérience va lui servir contre les Voltigeurs.

Il y a deux semaines, il avait aussi remplacé Jones à Drummondville après deux périodes où les Voltigeurs avaient pris les devants 6-0.

Il a répondu en effectuant 19 arrêts sur 20 tirs. Cette expérience pourrait aussi l’aider dans sa préparation.

Giroux rappelé

Pour remplacer Jones, les Olympiques ont rappelé Alexis Giroux des Estacades de Trois-Rivières.

Le gardien de 16 ans a été un choix de 10e ronde des Gatinois l’été dernier. Il a signé 15 victoires en 22 matches dans la Ligue midget AAA du Québec cette saison. Il a maintenu une moyenne de 2,61 buts accordés par match avec un pourcentage d’arrêt de ,896.

Simon Couroux, un choix de 13e ronde en 2018, s’est entraîné avec les Olympiques depuis mardi, mais le Gatinois de 16 ans joue dans une ligue scolaire avec le Collège Bishop et il n’est pas prêt à perdre son admissibilité aux collèges américains.

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Bilodeau tient à affronter les Voltigeurs

Déjà fortement négligés dans leur duel contre Voltigeurs de Drummondville au premier tour des séries de la LHJMQ, les Olympiques de Gatineau ne peuvent pas vraiment se permettre de se défendre sans les services d’un de leurs rares joueurs d’expérience.

À deux jours du lancement de la classique printanière, le capitaine Gabriel Bilodeau n’était toujours pas à l’entraînement mercredi matin. Le défenseur de 20 ans jouait pratiquement 30 minutes par match en deuxième moitié de saison. Cette absence prolongée commence à préoccuper les partisans qui voudraient bien le voir en uniforme pendant au moins un autre quatre matches.

« Ça commence à me préoccuper aussi, mais nous travaillons fort pour accélérer la guérison de ma blessure. Un retour n’est pas encore écarté vendredi », a dit Bilodeau, qui aurait préféré un meilleur scénario pour mettre fin à sa carrière de cinq saisons dans le circuit Courteau.

Le colosse de Laval a rarement été blessé durant sa carrière. Un poignet fracturé à sa saison de 16 ans lui avait fait rater un mois et une blessure à une cheville lui avait fait sauter six matches à 18 ans, mais la santé n’a jamais été une source d’ennuis à part ces deux épisodes.

« C’est frustrant d’être blessé en fin d’année et en fin de carrière. Ce n’est pas comme ça que j’envisageais la fin de mon stage junior. Tout ce que je peux faire maintenant, c’est de travailler avec les physiothérapeutes pour revenir au jeu le plus vite et le plus fort possible. »

Général de la défensive gatinoise, Bilodeau aimerait tellement pouvoir vivre la série contre les Voltigeurs sur le champ de bataille. Les Drummondvillois ne sont pas les plus grands admirateurs du joueur le plus puni de la LHJMQ cette saison. Le sentiment est réciproque. « Il y a quelques clubs dans la ligue qui ne m’aiment pas beaucoup. Les Voltigeurs font partie ce ceux-là et j’aime tellement ça ! Il y a toujours cette guerre psychologique entre eux et moi. Ça se joue des deux côtés. Ils essaient de me jouer dans la tête. Je fais pareil. C’est vraiment l’fun », a dit celui qui a justement compté un but gagnant en prolongation à Gatineau le 29 janvier dernier.

Le capitaine avait ensuite jeté de l’huile sur le feu en passant devant leur banc avec un genou au sol pour célébrer une victoire surprise de 4-3 où Creed Jones avait volé la vedette à Olivier Rodrigue. Dans le match suivant, les Voltigeurs avaient savouré leur revanche avec un gain de 7-0.

Même si les Gatinois ont été capables de vaincre les Voltigeurs deux fois pendant la saison, Bilodeau sait que la prochaine mission des Olympiques s’annonce relevée.

« Nous savons qu’ils font partie des puissances de la ligue. Ils sont équipés pour veiller tard. Ils ont du talent de tout bord, tout côté. Ils sont vieux. Ils sont bien dirigés. Ils ont une équipe complète. Ils veulent se rendre loin en séries, mais avec un peu d’aide de nos gardiens, nous savons que nous pouvons au moins jouer avec eux. »

Ce « jouer avec eux » va beaucoup dépendre de la présence ou non du capitaine dans l’alignement. Sans ce joueur aux 305 matches d’expérience dans la LHJMQ, les Olympiques ont perdu leurs trois derniers matches de la saison, dont deux contre des équipes qu’ils se devaient de vaincre (Armada et Foreurs) pour éviter cet affrontement contre les Voltigeurs...