Après avoir été le deuxième meilleur compteur du Drakkar de Baie-Comeau la saison dernière, D’Artagnan Joly ne connaissait pas les mêmes succès sur la Côte-Nord cette saison. À sa demande, il a été échangé aux Fêtes, d’abord à Victoriaville, puis à Rimouski.

Joly repart à neuf à Rimouski

Entre les retours de Jeffrey Durocher, Tristan Bérubé et Anthony Gagnon, ou encore la venue du jeune prodige Alexis Lafrenière, les partisans des Olympiques de Gatineau auront beaucoup à se mettre sous la dent lors de la visite de l’Océanic de Rimouski samedi et dimanche au centre Robert-Guertin.

À ce groupe, il faudra ajouter D’Artagnan Joly. Le Gatinois de 19 ans avait initialement été repêché par les Olympiques, mais rapidement échangé à Baie-Comeau pour obtenir Nicolas Meloche. Pendant le dernier temps des Fêtes, Joly a vu un vieux souhait être exhaussé alors qu’il est passé à l’Océanic, là où son frère Michaël a brillé pendant trois saisons et demie.

Après une saison de 68 points en 54 matches l’an dernier chez le Drakkar, Joly a connu un creux de vague sur la Côte-Nord cette année. Après 40 matches, il a 29 points. Sa confiance a été minée. Avant Noël, il avait demandé une transaction afin de repartir à neuf.

Sa préférence ? L’Océanic, une organisation qui a gagné la confiance de sa famille lors du passage de Michaël entre 2012 et 2015.

Le problème ? Le Drakkar entretient une rivalité naturelle féroce avec l’Océanic et les échanges sont rares entre les deux clubs.

Or, après avoir été échangé à Victoriaville où il n’a finalement jamais disputé un match, il a abouti là où il le souhaitait quelques jours plus tard et pour un prix bien plus élevé que celui payé par les Tigres.

« Ç’a été mon plus beau cadeau de Noël. Je voulais que ça se produise. J’avais besoin de repartir à zéro. Les choses s’étaient bien passées pour mon frère à Rimouski. Je suis là maintenant. Le reste est entre mes mains. »

Repêché par les Flames de Calgary, le cadet des sept frères Joly va essayer de relancer sa saison avec l’Océanic. Par le fait même, il tentera de convaincre le grand club de lui consentir un premier contrat professionnel.

À Rimouski, Joly a compté un but dès son premier match, mais il n’a amassé que trois points à ses neuf premiers matches dans l’uniforme blanc et bleu. Chez l’Océanic, l’entraîneur-chef et directeur général Serge Beausoleil ne se fait pas de souci pour son nouveau protégé.

Lien de confiance

« J’ai eu du plaisir à diriger Michaël, qui a compté des buts importants dans des moments cruciaux chez nous. Nous avons tissé des liens étroits avec la famille et nous avons su bâtir une relation de confiance. D’Artagnan a énormément de potentiel. Il ne sera jamais un patineur explosif, mais il a un sens du jeu bien au-dessus de la moyenne et des mains incroyables. Oui, il doit élever son niveau d’intensité, mais il a inscrit 68 points à 18 ans. C’est plus qu’excellent. »

Pour diverses raisons, les choses ont mal tourné pour Joly à Baie-Comeau cette saison, mais ce sont des choses qui arrivent dans tous les clubs. Beausoleil, lui, veut amener D’Artganan au prochain niveau.

« J’ai du temps pour lui. Il a bien joué depuis son arrivée. À son dernier match, il a créé ou obtenu sept grosses chances de marquer sans obtenir de point. J’ai très confiance en lui. Il va nous être utile sur les unités spéciales. »

Pour Joly, ces commentaires représentent de la musique à ses oreilles.

« La confiance d’un coach n’a pas de prix. J’ai connu un lent début de saison. C’est toujours difficile de sortir d’une léthargie. Je vais continuer de travailler fort et quand j’en sortirai, ça va être la meilleure sensation au monde. Je veux aider cette équipe. Mes chances de compter sont là. Ça me fâche un peu de ne pas noircir la feuille de pointage, mais c’est une question de temps et de désir. Si je continue comme à mes derniers matches, la chance va tourner de mon côté. »