Rémi Poirier a affronté une moyenne de 44 tirs dans les quatre premiers matches de la série contre les Voltigeurs de Drummondville. Ses 47 arrêts mercredi ont permis aux Olympiques d’étirer leur saison d’au moins une partie au centre Marcel-Dionne vendredi soir.

Il restait de la magie à Guertin

Au moment où on les croyait déjà partis s’installer sur le site du prochain domicile des Olympiques, les fantômes du centre Robert-Guertin ont tenu à lancer un dernier signal qu’ils étaient toujours là mercredi soir quand les Gatinois ont renversé les Voltigeurs de Drummondville par la marque de 4-2.

Malgré un retard de 0-3 face à une puissance de la Ligue canadienne, ils ont aussi laissé miroiter qu’ils seront prêts à servir jusqu’à la fermeture du vénérable amphithéâtre de la rue Carillon.

Un but contre son camp de Michal Ivan et des arrêts majestueux de Rémi Poirier ont mené les Gatinois à une victoire inespérée. Quand la sirène a sonné la fin du match, les Olympiques ont célébré comme s’ils venaient de gagner une série éliminatoire.

Peu importe ce qui se produira dans le prochain match à Drummondville vendredi, les jeunes loups d’Éric Landry auront au moins goûté à un succès dans les séries éliminatoires de la LHJMQ. Tout le monde en sortira grandi quand les séries 2020 de la coupe du Président se mettront en marche.

« Cette victoire-là était importante pour permettre à nos jeunes joueurs de comprendre ce que nous avons fait pour gagner. Ç’a pris du travail et l’engagement de tout le monde et c’est seulement quand ça se produit que tu peux vraiment expliquer ces choses-là à ton équipe », a dit Éric Landry.

Les Olympiques ont peut-être volé une victoire dans un duel où ils ont été dominés 49-20 au chapitre des tirs, mais ils ont aussi eu la confirmation qu’ils avaient un grand gardien d’avenir en Rémi Poirier qui sera seulement admissible au repêchage 2020 de la LNH.

En fin de match, alors qu’il multipliait les arrêts, la foule s’est mise à scander son nom.

Les « Poirer, Poirier, Poirier » fusaient de partout envers le joueur défensif par excellence des séries de la Ligue midget AAA du Québec de 2018.

Face à une équipe qui mise sur six joueurs repêchés dans la LNH – les Olympiques n’en ont aucun –, les Gatinois ont fait la démonstration que la quatrième victoire était souvent la plus difficile à aller chercher dans une série.

Victoire contagieuse

« Les joueurs ont pris goût aux émotions qu’ils ont vécues. Ce matin, les gars se parlaient et ils avaient déjà hâte de jouer demain. Nous n’avons fait que gagner en confiance à chacun des matches de cette série », a ajouté l’entraîneur-chef, dont l’équipe a fait le trajet vers le centre du Québec jeudi après-midi afin de mieux préparer son prochain duel.

En dépit de la force de frappe des Voltigeurs et de l’absence de trois de leurs quatre meilleurs défenseurs, les Olympiques ont réussi à éviter un carnage jusqu’ici.

Imaginez. Maxime Comtois, auteur de 31 buts en 25 matches, avait entrepris la saison dans la LNH où il a marqué deux buts face aux meilleures défensives et les meilleurs gardiens au monde.

Mercredi soir, en l’absence de Gabriel Bilodeau, Darien Kielb et Chris McQuaid, les Olympiques étaient contents lorsqu’ils parvenaient à lui opposer le duo de Zachary Fortin et Braeden Virtue, qui sont normalement les sixième et septième défenseurs du club !

Les Gatinois pouvaient donc pleinement savourer leur moment de gloire devant leurs partisans.

Le gain a mis fin à une séquence de sept revers consécutifs en plus d’ajouter deux journées de convalescence à Kielb, qui souffre d’un virus non identifié par le club, mais qui n’est pas une mononucléose.

Les Olympiques auraient grandement besoin de lui dans le prochain match à Drummondville pour les aider à revenir à Guertin dans un sixième match dimanche, où les spectateurs seraient certainement plus nombreux qu’aux matches de mardi et mercredi.

« Les statuts de Bilodeau et Kielb sont évalués quotidiennement », a simplement lancé Landry.

+

Hendrix Lapierre, recrue de l’année LHJMQ

Premier choix de la séance de sélection 2018 de la LHJMQ, le Gatinois Hendrix Lapierre a répondu aux attentes à sa première saison dans le circuit Courteau. L’attaquant de 16 ans a reçu le trophée Michel-Bergeron octroyé annuellement à la recrue par excellence de la ligue.

L’ancien de l’Intrépide de Gatineau a inscrit 13 buts et totalisé 45 points en seulement 48 matches dans une saison où il a été victime de deux blessures qui lui ont fait rater 20 parties. Malgré cette absence, il a été le deuxième meilleur marqueur des Saguenéens de Chicoutimi en saison régulière.

Les Saguénens ont été la première équipe de la LHJMQ à subir l’élimination au premier tour des séries quand ils ont été balayés par l’Océanic de Rimouski. La série a cependant été chaudement disputée alors que près de 60 % des quatre matches se sont déroulés avec une marque égale. Un des matches a d’ailleurs nécessité quatre périodes de prolongation.

Encore une fois, Lapierre a été à hauteur pendant les séries printanières en récoltant trois buts et deux passes pour cinq points en quatre matches. Il a maintenu un différentiel positif de +3. Théo Rochette, lui aussi âgé de 16 ans, a partagé la tête du classement des compteurs des Sags avec quatre buts et cinq points.

Les Vikings refusent de céder leur trône

Champions des cinq dernières séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior B de l’Est ontarien, les Vikings de Casselman ne céderont pas leur trône sans une bataille épique. Mercredi soir, au bord de l’élimination, ils ont forcé la tenue d’un septième match dans leur série demi-finale contre le Canadien junior d’Ottawa, champion de la saison régulière.

Les Vikings ont égalé la série 3-3 grâce à une victoire de 3-2 en prolongation au Complexe J.R. Brisson. Le duel ultime sera disputé samedi soir à Earl-Armstrong, le mythique aréna en bois d’Ottawa. Les entraîneurs des Vikings ont l’habitude des matches sans lendemain. Ils ont déjà remonté les Blue Wings de Perth avec un retard de 3-1 l’an dernier et les Jets de Metcalfe l’année précédente avec le même déficit, mais l’équipe de Michel Ruest est plus jeune cette année.

Elle est privée de son capitaine Brady Cloutier, blessé dans le quatrième match, mais le gardien Nicholas Campbell fait toute une besogne pour garder son club dans le coup. Les Vikings ont déjà gagné deux matches au domicile du Canadien dans cette série.

Pourront-ils réussir l’exploit à nouveau contre un club qui n’a presque pas perdu de la saison ? Le gagnant aura rendez-vous avec Perth en finale.