Lors d'une mission à Pékin en 2018, l'ancien entraîneur des gardiens des Olympiques Michel Vallière (survêtement noir) était accompagné de l'ancien Premier Ministre Philippe Couillard, du directeur de la polyvalente des Monts Stéphane Chaput, du maire de Ste-Agathe Denis Chalifoux et de l'Ambassadeur du Canada en Chine Jean-François Lépine.
Lors d'une mission à Pékin en 2018, l'ancien entraîneur des gardiens des Olympiques Michel Vallière (survêtement noir) était accompagné de l'ancien Premier Ministre Philippe Couillard, du directeur de la polyvalente des Monts Stéphane Chaput, du maire de Ste-Agathe Denis Chalifoux et de l'Ambassadeur du Canada en Chine Jean-François Lépine.

Hockey en Chine: un développement sur la glace

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
En ces temps de pandémie mondiale qui a son origine en Chine, il n’est pas facile de tenter d’y développer le hockey mineur en vue des Jeux olympiques de 2022 qui auront lieu à Pékin.

L’ancien entraîneur des gardiens des Olympiques de Gatineau Michel Vallière en sait quelque chose, mais dans son cas, ce n’est pas autant le COVID-19 qui est à blâmer que les relations tendues entre le Canada et la Chine depuis l’arrestation de la vice-présidente du géant de la téléphonie cellulaire Huawei à Vancouver, Meng Wanzhou, en décembre 2018, et celle de deux ressortissants canadiens au Royaume du milieu par mesure de représailles.

Ayant effectué une visite avec deux équipes du programme sports-étude qu’il dirige maintenant à la Polyvalente des Monts, dans les Laurentides, avant cet incident diplomatique qui est maintenant devant les tribunaux alors que les États-Unis ont demandé l’extradition de Mme Wanzhou, Vallière avait conclu des ententes avec les dirigeants chinois pour tenir des écoles de hockey pour les jeunes Chinois et tenter de développer le sport dans ce coin de l’Asie.

«Il y a un potentiel énorme pour le hockey là-bas, avec ses 1,4 milliard d’habitants. Quand mes équipes sont allées jouer au Nid d’Oiseau (stade principal des Jeux olympiques de 2008) à Beijing (nom anglophone de Pékin), il y avait 135 millions de téléspectateurs qui ont regardé ça. La LNH est contente quand elle a 10 millions de téléspectateurs en séries de la coupe Stanley aux États-Unis», raconte-t-il au Droit.

«J’ai un entraîneur à Montréal qui est prêt à aller travailler là-bas, mais dans le climat politique actuel, c’est sur la glace. Et avec le coronavirus maintenant, ce l’est encore plus», ajoute-t-il.

Lors d’un autre visite à Pékin, Vallière a eu l’occasion de voir des matches du Red Star de Kunlun, le club de la KHL dirigé alors par Mike Keenan. «Les gradins sont remplis. Évidemment en Chine, avec le régime communiste, les gens n’ont pas le choix. C’est un monde complètement différent aussi, c’est l’extrême richesse qui côtoie l’extrême pauvreté. C’est un choc quand tu vas là-bas», dit-il.

Il pense aussi qu’il y a un bon potentiel parmi les joueurs du pays. «Les gens ont un préjugé que tous les hommes en Chine sont petits, mais ce n’est pas la réalité du tout, on l’a vu avec leurs joueurs de basket-ball. Ils pourraient développer de bons joueurs, mais ils vont venir de la classe riche parce que les heures de glace coûtent extrêmement cher là-bas, tout comme l’équipement, qui est fait là-bas mais qui y retourne après être passé par ici (l’Amérique du Nord)», souligne celui qui s’est occupé des gardiens des Olympiques du temps de Benoît Groulx à Gatineau/Hull.

Alors que ses relations avec la Chine sont «sur la glace», des équipes de là-bas attendant pour venir vivre une expérience hockey en Amérique du Nord, Vallière a au moins une présence ailleurs en Asie, avec un entraîneur basé à Bangkok, en Thaïlande. Oui, il se joue du hockey en Thaïlande.

Comme tout le monde, Michel Vallière se retrouve en pause pour les prochaines semaines, la polyvalente dont il dirige le programme sports-étude étant fermée comme toutes les autres à travers le Québec. Il a donné des programmes hors-glace à ses protégés pour qu’ils se tiennent en forme à la maison.