Le Gatinois Anthony Hamel (5) jouera son premier match en carrière au centre Robert-Guertin vendredi soir quand les Islanders de Charlottetown affronteront les Olympiques.

Hamel, l’autre numéro 5 des Islanders

Il y aura deux numéro 5 des Islanders au centre Robert-Guertin vendredi soir.

Grand-oncle du Gatinois Anthony Hamel des Islanders de Charlottetown, l’Ottavien Denis Potvin a gagné quatre coupes Stanley en portant le #5 avec les Islanders de New York pendant les années ‘80.

Membre du Temple de la renommée du hockey et trois fois gagnant du trophée Norris remis au meilleur défenseur de la LNH, Potvin sera dans les gradins du «Vieux Bob» pour assister au premier match de son petit neveu à Gatineau depuis qu’il joue dans la LHJMQ.

Les Olympiques ont gagné le duel précédent 3-0 à Charlottetown dans un match où Hamel avait jeté les gants devant Darick Louis-Jean, mais celui-ci n’avait offert aucune résistance.

Joint à Rivière-du-Loup jeudi midi où il venait de s’entraîner avec ses coéquipiers avant de rentrer à la maison, Anthony Hamel avait hâte d’enfiler le numéro rendu célèbre par son grand-oncle aujourd’hui âgé de 66 ans.

«J’ai toujours porté des chandails avec au moins un numéro 5 à cause de mon grand-oncle, mais ce numéro n’était pas disponible avec l’Intrépide de Gatineau midget AAA. J’ai donc porté le 85. À Charlottetown, quand je me suis taillé une place dans l’équipe cette année, le 5 était libre. Je l’ai pris tout de suite», a dit le défenseur qui n’est pas très grand à 5’9’’, mais qui est un pur colosse à 195 livres.

Recrue qui joue sur ses 17 ans (il a eu 18 ans le 19 janvier), Hamel attend beaucoup de monde pour son retour à Gatineau vendredi soir. Les Islanders ne font qu’une visite par année en Outaouais.

«Il va y avoir du monde en masse pour venir me voir jouer. J’ai hâte d’aller coucher à la maison deux soirs de suite jeudi et vendredi. Je m’attendais au pire quand je me suis expatrié si loin de la maison. Finalement, ça s’est bien mieux passé que je pensais. Je m’ennuie un peu des fois, mais notre équipe est très unie et la direction prend soin de nous. Elle organise plein d’activités pour nous tenir occupés. Ça passe tellement vite que j’ai l’impression que nous sommes encore en début de saison!»

Recrue patiente

Choix de quatrième ronde des Islanders en 2018, Hamel doit prendre son mal en patience à sa première année dans la LHJMQ. Il a disputé 36 des 54 matches des Islanders. Il a récolté deux points et son différentiel est à +1 dans un jeune club qui a surpris tout le monde avec sa fiche de 27-22-5.

«Je suis le septième défenseur du club et honnêtement, je suis à l’aise avec ça. J’apprends graduellement à devenir un défenseur à temps plein dans la LHJMQ. L’équipe a confiance en moi. Mes entraîneurs me le font sentir. Je m’entraîne fort sur la glace et au gymnase. Je m’améliore chaque jour et je garde le moral même quand je ne joue pas. Sur la glace, je suis responsable défensivement. J’apporte une dimension physique à notre club et j’assure du leadership.»

À Charlottetown, Hamel a l’impression de faire partie d’un club semblable à celui de l’Intrépide de l’an dernier. Il n’y a pas de véritable vedette chez les Islanders. Tout repose sur le concept d’équipe.

«Jim Hulton (l’entraîneur-chef) me fait penser à Martin Lafleur (l’entraîneur de l’Intrépide). Les deux affectionnent le jeu robuste. Je suis tombé dans la bonne division pour ça dans les Maritimes. Le jeu est plus physique. Ça me convient parfaitement. Ça me donne l’occasion de pratiquer mon style de jeu. Comme équipe, nous gardons les choses simples. Nous sommes rapides sur patins et nous jouons rapidement avec la rondelle.»

Hamel est taillé dans le même moule que le Gatinois Mikaël Martel qui a disputé ses premiers matches à Guertin avec l’Océanic de Rimouski le week-end dernier. Ses mises en échec percutantes lui ont valu plusieurs punitions. Dans la LHJMQ, c’est plus permissif.

«La différence entre lui et moi, c’est qu’il est plus grand. Il arrive comme un train à la hauteur des épaules. Moi, j’arrive à la hauteur de la poitrine!»