Benoît Groulx connaît une autre très bonne saison dans la Ligue américaine derrière le banc du Crunch de Syracuse. Parce que son club était premier de sa division au 31 décembre, il a été invité à diriger les étoiles de la division Nord pour une deuxième fois en trois ans.

Groulx encore parmi les étoiles

L’entraîneur-chef le plus titré de l’histoire de la LHJMQ continue d’étoffer son curriculum vitae dans la Ligue américaine (LAH).

Trois fois champion de la coupe du Président avec les Olympiques et de Gatineau et médaillé d’or avec Équipe Canada junior en 2015, Benoît Groulx vient d’être sélectionné pour diriger les meilleurs joueurs de la division Nord à la Classique des étoiles de la LAH les 27 et 28 janvier prochains à Springfield.

C’est la deuxième fois en trois ans que le poste lui revient d’emblée parce que son équipe du Crunch de Syracuse occupe le premier rang de sa division en date du 31 décembre. Groulx a aussi atteint la finale de la coupe Calder à sa première année avec le Crunch en 2016-17.

Cette nomination peut sembler flatteuse, mais fidèle à son habitude, l’entraîneur gatinois n’en fera pas de cas. « Je sais que j’ai réalisé plein de choses dans ma carrière, mais je ne contrôle pas mon avenir. Ce que je sais, c’est que j’ai maintenant 50 ans et que mon objectif demeure de me retrouver dans la Ligue nationale comme entraîneur-chef à un moment donné. Le problème, c’est qu’il n’y a que 31 postes dans la LNH. »

L’autre problème, c’est que l’organisation du Lightning de Tampa Bay pour laquelle il travaille fait l’envie de tout le circuit Bettman. Le Lightning domine le classement de la LNH avec 10 points d’avance sur l’équipe de deuxième position. Son entraîneur-chef, Jon Cooper, est bien en selle.

Derrière le meilleur

« Jon Cooper est un des meilleurs, sinon le meilleur entraîneur de la LNH. J’ai appris à le connaître et laissez-moi vous dire qu’il fait des petits miracles avec son club. Il ne gagne pas seulement parce qu’il a de bons joueurs. »

Benoît Groulx doit donc prendre son mal en patience en espérant que d’autres organisations remarqueront le travail accompli depuis qu’il est retourné dans la LAH. Yanni Gourde, Anthony Cirelli, Adam Erne, Mathieu Joseph, Erik Cernak et Louis Domingue ont tous fait leurs classes avec lui avant de faire le saut avec le grand club.

D’autres sont sur le point de les imiter. Le club-école du Lightning montre une fiche de 20-9-2 après avoir commencé la saison lentement avec deux victoires après sept matches.

« Nous avions une des plus jeunes équipes de la ligue en début de saison avec 13 joueurs qui en étaient à leur première ou deuxième année chez les professionnels et nos trois premiers joueurs de centre étaient blessés. Il y a eu un ajustement, mais Julien Brisebois (le directeur général) a aussi fait de belles acquisitions. Nos jeunes sont devenus des héros obscurs. Notre avantage numérique est premier dans la ligue et Gilles Bouchard (ancien entraîneur-chef des Huskies) a fait un travail extraordinaire là-dessus. »

Le Crunch mène la LAH avec une moyenne de 4,03 buts marqués par match. Il est deuxième pour la moyenne de buts accordés.

« Une grosse part des succès de notre avantage numérique revient à Alex Barré-Boulet. Le kid est un magicien. Pour passer la rondelle et faire des jeux, il est dans la catégorie des meilleurs que j’ai dirigés en carrière. Il doit améliorer sa force physique et son patin, mais il a la capacité de faire la différence. Il a du feu dans les yeux », a-t-il dit au sujet de la recrue jamais repêchée dans la LNH.

Rendez-vous cigare

Quant à la Classique des étoiles, Groulx signale qu’il n’a pas beaucoup à faire là-bas comme entraîneur.

« Il y a une compétition d’habiletés le premier jour et des matches à trois contre trois le lendemain. C’est plus un événement social. J’ai eu bien du plaisir la dernière fois. C’est bien organisé. Nous sommes traités A1. J’ai appris à connaître trois autres coaches. J’ai déjà un rendez-vous de cigares avec un d’entre eux ! »