L'attaquant gatinois, Benoît-Olivier Groulx, a remporté le trophée Guy Carbonneau remis, chaque année, au meilleur attaquant à caractère défensif de la LHJMQ
L'attaquant gatinois, Benoît-Olivier Groulx, a remporté le trophée Guy Carbonneau remis, chaque année, au meilleur attaquant à caractère défensif de la LHJMQ

Groulx, attaquant à caractère défensif par excellence dans la LHJMQ

Ce n’est pas une vilaine façon de compléter un stage de quatre ans dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Le nom de Benoît-Olivier Groulx sera gravé sur le trophée Guy Carbonneau.

Ce trophée est remis, chaque année, au meilleur attaquant à caractère défensif du circuit québécois.

Dans une conférence vidéo organisée en fin de journée, vendredi, Groulx avait l’air enchanté.

Les jeunes attaquants de talent, comme lui, ne rêvent pas nécessairement de missions défensives.

«Je n’avais jamais vraiment envisagé de gagner ce trophée-là», a-t-il admis d’emblée.

«Je dois reconnaître que j’ai travaillé avec plusieurs entraîneurs qui m’ont placé dans des positions favorables. Ces gens m’ont aidé à devenir meilleur, défensivement.»

Il a par exemple cité André Tourigny, son premier entraîneur au niveau junior majeur.

Au terme de sa toute première saison, au printemps 2017, il s’est retrouvé au sein du premier trio des Mooseheads de Halifax, avec Nico Hischier et Maxime Fortier. Il a obtenu la tâche de surveiller les meilleurs joueurs des puissants Huskies de Rouyn-Noranda, dans la première ronde des séries éliminatoires.

«André m’a poussé, fort. Il a toujours cru en moi. J’en suis très reconnaissant.»

Le trophée Guy Carbonneau pourrait un peu servir de «prix de consolation» pour celui qui n’aura finalement pas la chance de gagner la coupe du Président.

Son équipe, les Wildcats de Moncton, se trouvaient en excellente posture, quand la COVID-19 a forcé l’annulation des séries éliminatoires.

Groulx refuse toutefois de voir les choses ainsi.

«Ce n’est pas un prix de consolation, dit-il. Pour moi, c’est un grand honneur. Carbo a tout gagné dans les rangs juniors et il a tout gagné dans la Ligue nationale. C’est un véritable pilier du hockey québécois.»


« Je n’avais jamais vraiment envisagé de gagner ce trophée-là »
Benoît-Olivier Groulx

Gros été

Groulx complète son stage junior avec une récolte de 244 points en 250 parties. Il peut attaquer son prochain défi avec une bonne dose de confiance.

L’automne dernier, il a résisté à quelques vagues de coupes, au camp d’entraînement des Ducks d’Anaheim. Il a pris part à quelques matches hors-concours. Dans ces parties, il a découvert qu’il est capable de suivre le rythme imposé par des joueurs plus vieux.

«Tout ce que je sais, pour l’instant, c’est que je dois connaître un gros été à l’entraînement», commente-t-il.

«J’essaie d’attaquer un jour à la fois, parce qu’on ne sait pas trop ce que l’avenir nous réserve. Je ne peux pas me permettre de penser au prochain camp d’entraînement. Je ne sais même pas quand aura lieu ce camp d’entraînement!»

Les dirigeants des Ducks lui ont passé un coup de fil, quand la saison des Wildcats a pris fin. «Ils voulaient juste me poser des questions sur mon été. Ils voulaient faire un bilan de ma saison. Ils ne m’ont pas parlé d’un éventuel rappel, pour faire partie d’une escouade de réservistes, si jamais l’action reprend dans la LNH. Ce serait une superbe expérience, mais pour l’instant, je ne veux pas trop y penser. J’essaie juste de m’entraîner du mieux que je peux.»

Le jeune centre se trouve présentement dans la région de Montréal, en compagnie de son père, l’entraîneur Benoît Groulx.

Il essaie de sortir, un peu, pour courir sur le campus de l’université McGill. «Ce n’est pas facile. Quand j’étais à Gatineau, chez ma mère, je m’entraînais dans le sous-sol. Je n’ai pas accès à tout l’équipement que je voudrais, mais on a du plaisir quand même.»