Jean-François Grégoire a conservé son emploi après le congédiement de Mario Duhamel, mais il sera maintenant appelé à faire du recrutement.

Grégoire passe d'adjoint à recruteur

L'effet domino engendré par le congédiement de l'entraîneur-chef Mario Duhamel se poursuit chez les Olympiques de Gatineau.
Mercredi, le club a annoncé que Jean-François Grégoire resterait avec l'équipe, mais pas à sa position habituelle derrière le banc. Le Sherbrookois s'est plutôt fait confier un poste de dépisteur. Il se rapportera directement au directeur général Marcel Patenaude.
« Le changement d'entraîneur amène une autre dynamique. Pour moi, il était important qu'Éric Landry choisisse lui-même son principal adjoint. Jean-François était l'homme de Mario Duhamel. Il demeure un excellent homme de hockey et ses connaissances seront utiles à l'organisation », a lancé Patenaude.
Grégoire a préféré ne pas commenter le plus récent changement dans la structure de hockey du club. Il avait terminé la dernière saison comme entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville.
Au moment où les Olympiques prendront la route de Baie-Comeau jeudi matin, personne ne pouvait dire qui allait ouvrir la porte pour les défenseurs vendredi contre le Drakkar.
À la fin janvier, il n'est pas évident d'approcher et d'embaucher des entraîneurs d'expérience. Ceux-ci sont déjà bien engagés dans leurs saisons respectives. 
Éric Landry a lancé plusieurs lignes à l'eau depuis sa nomination lundi, mais personne n'a encore mordu à l'hameçon.
Stéphane Proulx, l'entraîneur des gardiens, pourrait se retrouver derrière le banc à Baie-Comeau si la recherche d'un adjoint s'avère infructueuse d'ici vendredi.
Dans son rôle de deuxième adjoint, Landry lui-même n'accompagnait pas souvent les Olympiques sur la route. Il aurait aimé trouver un assistant d'expérience au courant de la semaine, mais cette probabilité devient de plus en plus irréalisable.
« Je cherche le bon match pour moi, les joueurs, le club et l'organisation, mais à ce temps-ci de l'année, c'est plus difficile à trouver. Comme je commence dans le métier, j'aimerais bien m'entourer. J'attends des réponses. »
John Chabot dit non
Le candidat parfait pour épauler Landry aurait été John Chabot. L'ancien joueur des Olympiques et de la LNH avait déjà dépanné l'équipe gatinoise avec brio en 2010 quand Jérôme Dupont avait été congédié avec seulement sept matches à jouer en saison.
Il croyait être de retour la saison suivante. Benoît Groulx a toutefois effectué un retour surprise à Gatineau. Il avait été tenu dans le brouillard pendant toutes les négociations entre Groulx et le président Alain Sear. Il avait eu de la difficulté à remettre ses projets sur les rails avec des hockeyeurs autochtones par la suite.
« Je ne suis pas amer, mais j'avais mis mes projets de côté pour venir aider les Olympiques. En fin de compte, ça n'aboutit à rien. J'ai mis deux ans avant de retrouver la confiance des partenaires que j'avais laissé tomber dans le Nord canadien. Ça va bien maintenant. Je ne suis pas prêt à refaire le sacrifice même si j'aurais aimé aider Éric. Benoît Groulx m'a souvent dit de bonnes choses à son sujet. Il mérite d'avoir l'appui nécessaire, mais je vais devoir passer. »
La dernière fois que Chabot était venu à la rescousse de son alma mater, il occupait le rôle d'entraîneur-chef. Il avait permis au club de causer une surprise en première ronde en éliminant le Junior de Montréal en sept matches.
Francis Wathier, un autre ex-Olympique, a aussi dû décliner l'invitation de Landry. Entre autres, il a encore beaucoup de plaisir à jouer pour Laval dans la Ligue nord-américaine.