Le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau a offert de ses ressources pour mieux encadrer le personnel administratif des Olympiques.

Gilles Courteau a un œil sur les Olympiques de Gatineau

Des assistances en forte baisse. Une promotion précipitée, aussitôt retirée. Des déclarations étonnantes et des entrevues malaisantes de ses dirigeants. Des résultats en dessous des attentes sur la patinoire.

À tort ou à raison, les Olympiques de Gatineau ont beaucoup fait parler d’eux depuis quelques semaines à travers la planète LHJMQ. Le bruit a eu tôt fait de se rendre jusqu’aux oreilles du commissaire Gilles Courteau dans son bureau de Longueuil, là où il a cru bon d’offrir un peu plus d’encadrement à la nouvelle équipe administrative des Olympiques.

« En ce moment, les Olympiques ont besoin de notre attention. Karl Jahnke [chef de l’exploitation, des communications et du marketing] et Maxime Blouin [directeur des communications] sont en communication constante avec les Olympiques. Il y a eu beaucoup de mouvements de personnel chez eux depuis quelques années. Ils ont perdu des employés d’expérience. C’est une période d’adaptation pour le nouveau personnel en place. C’est une grosse affaire la LHJMQ. Des fois, des gens s’y joignent et se rendent compte que c’est plus gros qu’ils pensaient », a-t-il expliqué dans une entrevue avec Le Droit samedi.

Lancée en grande pompe en réaction aux assistances décevantes, la promotion du lancer de 25 000 $ a été la première à faire réagir lorsqu’elle a rapidement été retirée parce qu’elle avait été initiée sans la permission de la Régie des alcools, des courses et des jeux. En entrevue à la radio, le président Martin Lacasse s’était d’abord dit ouvert à prendre le risque de défier la loi en payant une amende en cas de plainte, mais l’équipe s’était ravisée le lendemain.

À cet effet, M. Courteau est venu à la rescousse de l’entrepreneur bien connu.

« Dans l’entrevue radiophonique, Martin Lacasse s’est fait prendre à chercher une réponse pour protéger son organisation qui n’avait pas pensé d’aller chercher un permis. Des fois, les réponses ne sortent pas toujours comme souhaité. Les Olympiques ont eu des ratés avec cette promotion. Ils ont fait une grosse annonce publique et là, soudainement, ils devaient revenir en arrière. Ils avaient précipité les choses avec leur nouveau personnel en place. Ils ont pris la bonne décision de ne pas aller de l’avant avec ça parce que ça aurait pu devenir problématique. »

Ne doutant pas des bonnes intentions des dirigeants de la franchise outaouaise, le commissaire constate un climat d’improvisation provoqué par l’objectif de ramener des spectateurs au centre Guertin. Il comprend cependant que l’organisation est coincée entre l’arbre et l’écorce en attendant la livraison de son nouveau domicile.

« Ce qui se passe à Gatineau, nous l’avons vécu à Shawinigan quand ils étaient sur le point de rentrer dans leur nouvel aréna. Les gens attendent le déménagement avec impatience. Il y a aussi les résultats sur la glace qui sont importants au hockey junior. Les Olympiques ont un passé extraordinaire. Les partisans ont été gâtés longtemps. Là, ils traversent des années plus difficiles. Quand ils vont commencer à gagner, les gens vont revenir. »

D’ici là, Gilles Courteau souhaite un peu de stabilité dans les bureaux des Olympiques.

« Je ne connais pas les raisons qui ont entraîné tous les départs, mais s’ils peuvent établir une stabilité chez leurs employés, ça va mieux aller. Dans notre ligue, pour réussir, ça prend un bon plan hockey, un bon personnel administratif et un bon département de marketing/communications. Sur le plan hockey, les Olympiques sont promis à un bel avenir. Les 10 propriétaires veulent que ça fonctionne. Ce sont des hommes intelligents. Il reste un coup de barre à donner côté marketing/communications. »

Enfin, le commissaire reconnaît que les Olympiques doivent composer avec des embûches dans leur édifice actuel.

« Ils n’ont pas été chanceux. Ils ont eu des problèmes avec la glace et des matches annulés par le brouillard. Quand tu ajoutes les quelques problèmes récents, c’est comme s’ils étaient frappés par un tsunami. »

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LES OLYMPIQUES SE BUTENT À UN GARDIEN EN GRANDE FORME

Victorieux pour la première fois en 11 matches vendredi devant leurs partisans, les Olympiques de Gatineau ont fait ce qu’il fallait pour coller un deuxième gain de suite à Boisbriand, mais ils se sont butés à un obstacle majeur dans le deuxième match du week-end des rivalités de la LHJMQ.

Dimanche, le meilleur joueur sur la patinoire été le gardien adverse Émile Samson. Malgré une domination de 39-25 dans les lancers au filet, l’Armada de Blainville-Boisbriand a mis fin à sa propre séquence de cinq défaites consécutives en doublant les Olympiques 4-2. Le dernier but de Thomas Lacombe a été inscrit dans un filet désert.

«Je pense que nous aurions mérité un meilleur sort. Nous avons manqué d’excellentes occasions de mettre la rondelle dans le filet. En plus de nos nombreux lancers, nous avons aussi raté des filets ouverts. Nous avons créé beaucoup de chance de marquer. Nous en avons assez fait pour gagner, mais j’aurais aimé que les gars compétitionnent plus le long des rampes. Ça aurait pu nous donner encore un meilleur match», a expliqué l’entraîneur-chef Éric Landry.

Maxim Bykov, Zachary Roy et Simon Lavigne ont déjoué Rémi Poirier dans la victoire de l’Armada (4-6-2). Charles-Antoine Roy et Métis Roelens ont riposté pour les Olympiques (2-9-2), qui ont salué le retour au jeu du défenseur David Aebischer.

À son premier match de la saison, le général de la défensive gatinoise a récolté une passe sur le but de Roelens.

«Son retour s’est fait sentir dans plusieurs aspects, notamment avec les minutes qu’il a jouées. Nos défenseurs se sont retrouvés à la bonne place pour mieux remplir leurs rôles. Ça nous a permis de mieux gérer le match. Il a aidé dans les sorties de zone et ç’a contribué à limiter le nombre de tirs du premier trio adverse contre notre filet», a résumé Landry.

Les Olympiques se rendront maintenant en Abitibi pour y affronter les Foreurs à Val-d’Or mardi et les Huskies à Rouyn-Noranda mercredi. Blessé lors d’une collision en fin de match vendredi, le gardien Creed Jones ne sera pas du voyage. Alexis Giroux a été rappelé du midget AAA pour combler son absence.