Les Tigres de Victoriaville ont pris une avance de 3-0 dans la série avec une victoire de 4-2 mardi soir au centre Robert-Guertin. Pour un deuxième match de suite, le gardien Tristan Bérubé a été moins occupé qu’Étienne Montpetit.

Fort match, pas de résultat

Les héritiers de Vitalii Abramov ne sont plus qu’à un match de remercier les Olympiques de Gatineau d’avoir fait le sacrifice ultime de leur céder le meilleur joueur de la LHJMQ afin de les aider à passer à la prochaine ronde éliminatoire.

Malgré une solide opposition des Gatinois mardi soir dans un centre Robert-Guertin beaucoup moins électrique qu’à l’habitude à ce temps-ci de la saison, les Tigres de Victoriaville ont gagné un troisième match consécutif. Cette fois, ils ont doublé les Olympiques 4-2 malgré une domination de 29-23 des locaux au chapitre des tirs.

« Nous avons fait plus que dominer les tirs. Nous avons eu le meilleur dans les mises en échec et les mises en jeu. C’est dur de faire mieux. La seule place où nous n’avons pas eu l’avantage, c’est dans les buts marqués. Ils ont été plus opportunistes que nous. Je suis très satisfait de l’effort de mes joueurs », a indiqué l’entraîneur-chef Éric Landry après le revers des Olympiques.

Vitalii Abramov, encore lui, a contribué à la victoire des siens en inscrivant le premier but du match à la neuvième minute de jeu pendant un avantage numérique. Le souhait des Tigres était ainsi exaucé parce qu’ils tenaient à réduire les 2157 spectateurs au silence dans les 10 premières minutes dans un amphithéâtre hostile.

La réplique des locaux n’a cependant pas tardé quand Alex Breton a repéré Dawson Theede devant le filet. Le grand attaquant de 20 ans a battu Étienne Montpetit pour permettre aux Gatinois de s’accrocher à une égalité de 1-1 après la première période.

Les Tigres ont repris l’avance encore en supériorité numérique sur un tir du défenseur Dominic Cormier en deuxième période, mais les Olympiques ont encore répliqué. Cette fois, c’est Dawson Theede qui a bien trouvé Anthony Beauchamp qui fonçait au filet. Le Thursolien a nivelé la marque et tous les espoirs étaient encore permis, mais Vitalii Abramov a gagné une mise en jeu importante qui a permis à son défenseur Félix Boivin de placer un plomb dans la lucarne derrière Tristan Bérubé.

C’était déjà le huitième point du magicien russe dans cette série.

À 3-2 et le fantôme de Guertin toujours bien placé derrière le gardien Montpetit, les Olympiques pouvaient toujours remonter la pente, mais Simon Lafrance a mis fin à tous leurs espoirs en complétant un beau jeu de Mathieu Sévigny avec moins de huit minutes à jouer.

Les unités spéciales auront fait la différence dans le match alors que les Tigres ont compté deux fois en cinq occasions d’attaque massive contre zéro en cinq pour les Olympiques.

« Nous avons créé du momentum en avantage numérique. Nous avons eu de bonnes chances de marquer, mais leur gardien a été chanceux aussi. Il a arrêté une rondelle sur le bout de son bâton. Pour moi, la différence, c’est leur opportunisme. Tenir la machine offensive des Tigres à 23 tirs malgré cinq supériorités numériques, c’est très bon », a dit Landry.

De l’autre côté, l’entraîneur-chef Louis Robitaille était fier de voir son meilleur joueur réagir positivement face à l’attention particulière de ses anciens coéquipiers à son égard.

« Il a été attaqué dès le départ. On le sentait. Au point où Dawson Theede a traversé la ligne rouge pour aller le narguer parce qu’il s’était fait frapper par Vitalii. Il a traversé la glace parce qu’il n’a pas aimé son coup d’épaule. On dit ça ici dans les journaux que Vitalii n’aime pas se faire frapper. C’est peut-être le contraire. En plus d’être bon offensivement, il est physique. Il aime ça ce jeu-là lui. »

Les Olympiques devront se battre pour leur survie mercredi soir lors du quatrième match.

Ils n'ont jamais été éliminés deux fois de suite en première ronde des séries depuis 26 ans.

DES SOUVENIRS DES SÉRIES 2017

Les Olympiques se retrouvent en position précaire avec un retard de 0-3 dans leur série contre les Tigres, mais le capitaine Alex Breton n’a pas à puiser bien loin pour s’inspirer avant un premier match sans lendemain.

« On est dans la même position que l’an dernier. Il ne faut pas regarder la montagne. Il faut juste penser à gagner le prochain match. Il nous faut le bond favorable. Quand les Tigres ont des chances de compter, ils la mettent dedans. Ça n’a pas été contre cas aujourd’hui », a dit le défenseur de 20 ans, employé à outrance dans le troisième match où il a récolté un quatrième point sur les six buts des siens dans la série.

L’an dernier, les Olympiques avaient pris un recul de 0-3 contre le Cap-Breton avant d’égaler la série 3-3 et enfin s’incliner dans la prolongation du septième match.

« C’est difficile pour nous de jouer mieux que ce soir. Si nous jouons de la même façon dans le quatrième match, nous pourrions avoir un résultat différent. Nous aurons une chance. Il faut juste trouver le moyen de mettre la rondelle dans le filet. »

Le capitaine assure qu’il n’a pas perdu confiance et qu’il ne pense même pas à la possibilité de jouer un dernier match en carrière dans la LHJMQ mercredi.

« Ce n’est pas fini. C’est sûr que je suis confiant. Les punitions nous ont fait mal. À cinq contre cinq, c’est très serré entre les deux équipes. Il faut leur faire prendre des punitions. Il ne faut surtout pas répliquer. Il faut rester calme. »

L’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille a lui-même fait allusion à la remontée des Olympiques dans les séries de 2017. « Nous avons un joueur qui a vécu cette remontée. Nous savons que ce n’est pas terminé. »