Agent libre ontarien, Giordano Finoro a été une belle trouvaille pour les Olympiques de Gatineau. En plus d’être efficace défensivement, il a récolté des points dans 10 de ses 11 derniers matches.

Finoro amène de la constance

Les récentes déconfitures des Olympiques dans des matches qui semblaient acquis au centre Robert-Guertin ont fait passer sous le silence les exploits d’un agent libre ontarien qui s’avère de plus en plus utile à l’équipe gatinoise.

Réclamé de la Ligue de l’Ontario où il avait été soumis au ballottage par les Colts de Barrie, Giordano Finoro a rapidement fait sa place dans la troupe d’Éric Landry, mais avec les blessures qui se succèdent depuis quelques semaines, l’entraîneur-chef n’ose même pas imaginer comment se comporterait son équipe si l’attaquant de 19 ans n’était pas débarqué en Outaouais en octobre.

Utilisé à toutes les sauces sauf en avantage numérique, Finoro a récolté des points dans 10 de ses 11 derniers matches. En 56 matches, il est rendu à 16 buts et 39 points avec un différentiel de +15.

Il est le troisième marqueur des Olympiques à égalité avec le capitaine blessé, Alex Breton. L’an dernier à Barrie, il avait récolté 23 points en 50 matches.

«J’étais heureux à Barrie. J’aimais la ville, les entraîneurs et mes coéquipiers, mais mon transfert à Gatineau a été la meilleure chose qui pouvait m’arriver. J’ai eu l’occasion d’obtenir un rôle accru ici.»

Si l’efficacité de Finoro saute aux yeux depuis que l’équipe gatinoise doit se débrouiller sans son meilleur défenseur et l’un de ses meilleurs attaquants (Jeffrey Durocher), Éric Landry signale avoir dressé ce constat il y a bien longtemps.

«Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous sommes contents de l’avoir. En novembre et décembre, nous avions déjà reconnu son efficacité. Nous l’avions amené ici parce qu’il avait un potentiel offensif, mais nous nous sommes rendu compte qu’il était un joueur extrêmement efficace à cinq contre cinq, en désavantage numérique et pour jouer contre le meilleur trio adverse.»

Éric Landry est capable d’aller encore plus loin dans son évaluation du joueur qui lui était encore inconnu l’été dernier.

«C’est notre joueur qui fournit l’effort le plus constant. Il fait partie de nos meilleurs. Il excelle en échec avant. Il choisit bien ses angles pour aller récupérer des rondelles. Il a marqué de gros buts. Il a récolté de gros points. Quand il est sur la glace, tu sais qu’il va se passer quelque chose.»

Giordano Finoro était prêt à faire tous les sacrifices pour continuer à jouer au hockey junior majeur. Pour lui, changer de ligue aura été un mal pour un bien et il veut s’assurer d’en mettre plein la vue afin d’étirer son stage junior jusqu’à 20 ans.

«C’est un peu stressant de ne pas savoir si je vais pouvoir devenir un joueur de 20 ans l’an prochain. C’est un rêve de jouer au niveau junior majeur et j’aimerais savourer l’expérience pendant une autre année.»

Le patineur de Guelph sait que la constance représente son meilleur argument de vente.

«Travailler fort. C’est comme ça que j’arrive à récolter des points. J’arrive toujours à l’aréna avec l’objectif de fournir un ou deux points par match pour aider l’équipe à gagner.»

À Gatineau, il dit avoir surtout amélioré son jeu défensif.

«Éric (Landry) m’a fait comprendre qu’en étant à mon mieux du côté défensif, j’allais me créer ma propre offensive. J’arrive aussi à créer des chances de marquer pour mes coéquipiers en me souciant davantage de ma défensive pour récupérer des rondelles.»

Au lieu de se décourager quand les Olympiques ont échangé quelques-uns de leurs meilleurs joueurs aux Fêtes dont ses amis Mitchell Balmas et Will Thompson, Finoro a décidé d’élever son jeu d’un cran. «Tout le monde a un rôle à jouer ici depuis le début de l’année. Les transactions n’ont pas changé notre approche d’équipe. Si tout le monde remplit son rôle, nous devenons une équipe difficile à affronter.»

Plus de peur que de mal pour Boudrias

Soupir de soulagement chez les Olympiques.

Shawn Boudrias était de retour à l’entraînement mardi après avoir raté la moitié du dernier match contre l’Océanic de Rimouski en raison d’une blessure. Le meilleur compteur du club était assis dans les gradins quand les Rimouskois ont comblé un déficit de trois buts dans les 10 dernières minutes de jeu pour renverser les Gatinois 6-4.

« J’ai reçu un bon coup dans l’estomac à 10 minutes de la deuxième période. Ça m’a coupé le souffle et j’ai eu un petit mal de tête. L’équipe a été prudente. Elle n’a pas voulu courir de risque. J’aurais aimé pouvoir finir le match. On menait 4-1. Ça va bien pour moi offensivement dernièrement. Peut-être que j’aurais pu marquer le but de plus qui aurait ajouté à notre avance. »

Les Olympiques reprendront donc leur locomotive offensive pour leur prochain match vendredi contre les Saguenéens de Chicoutimi parce qu’ils doivent déjà se débrouiller sans Alex Breton en défensive et Jeffrey Durocher à l’attaque.

« Dans le dernier match, on se retrouvait sans trois de nos meilleurs joueurs contre l’Océanic. Ce n’est pas évident pour les joueurs qui doivent prendre des minutes supplémentaires quand ils n’ont pas l’habitude. Ça expose tout le monde aux erreurs et aux blessures. Breton joue près de 30 minutes par match. Ceux qui jouaient 15 minutes doivent en donner 20. C’est quand ils arrivent dans les cinq dernières minutes qu’ils font leurs erreurs », a analysé l’entraîneur-chef Éric Landry.

Jeffrey Durocher (haut du corps) ne s’est pas entraîné avec l’équipe mardi matin, mais il a patiné en solitaire en après-midi.

« Ce n’est pas une absence à long terme. Il devrait pouvoir jouer d’ici aux séries éliminatoires », a avancé Landry, qui a aussi permis à Alex Breton (bas du corps) de retourner à la maison jusqu’à mercredi. 

Le défenseur de 16 ans Carson Gallant soigne également une blessure.

Frattaroli rappelé

Profitant de la semaine de relâche scolaire, les Olympiques ont rappelé l’attaquant Brandon Frattaroli des Lions du Lac St-Louis.

Acquis dans la transaction de Will Thompson, il avait inscrit trois points à son premier match en carrière dans la LHJMQ. Il a disputé deux autres matches en Abitibi sans récolter de point.

« La relâche scolaire est un bon temps pour l’avoir ici et lui donner du millage junior. Il va jouer en fin de semaine. Nous aurons bientôt six matches en huit jours alors tout le monde va jouer. Si des joueurs ont besoin de temps pour guérir des blessures avant les séries, nous allons le faire », a indiqué Landry.

Épargnés des blessures jusqu’aux Fêtes, les Olympiques ont eu la santé plus fragile depuis l’ouverture de la période des transactions.

À trois, Dawson Theede (11/28),  Maxim Trépanier (12/26) et Vincent Lampron (12/24) totalisent 35 matches joués sur une possibilité de 78. Bref, ils ont joué dans 45 % des matches des Olympiques. Pire encore, depuis l’échange de Will Thompson, les Gatinois n’ont disputé que neuf matches avec leurs trois joueurs de 21 ans dans l’alignement.