Éric Landry a été nommé entraîneur-chef des Rockets de Ticino, un club de deuxième division en Suisse.
Éric Landry a été nommé entraîneur-chef des Rockets de Ticino, un club de deuxième division en Suisse.

Éric Landry retourne en Europe

Traverser l’océan pour donner un nouveau souffle à sa carrière? Éric Landry connaît ça. Il a pris cette décision dans le temps où il jouait au hockey. Ça s’est avéré payant. Il a pu accumuler des expériences de vie intéressante pendant 10 ans, sur le continent européen.

Le Gatinois de 45 ans s’apprête à répéter l’expérience. Il a réussi à décrocher le poste d’entraîneur-chef des Rockets de Ticino, un club de deuxième division en Suisse.

C’est un défi qui lui convient parfaitement.

«Depuis que je suis revenu au pays, j’ai presque toujours travaillé avec des jeunes. Là, on m’offre une opportunité de passer chez les pros. C’était pas mal ce que je cherchais», déclare-t-il.

Landry s’estime quand même chanceux. Quand il a décidé d’accrocher ses patins, les Olympiques de Gatineau l’ont rapidement recruté. Il a pu faire ses premières années dans le coaching dans sa ville d’origine.

Il a passé trois saisons et demie dans un rôle d’entraîneur-adjoint et trois saisons et demie dans un rôle d’entraîneur-chef.

Éric Landry a passé sept saisons avec les Olympiques de Gatineau.

Quand on l’a remercié, au printemps, il s’est mis à chercher du boulot à quelques endroits.

«C’est certain, mais je préfère ne pas parler de tout ça», réagit-il.

«Beaucoup d’équipes fonctionnent au ralenti, en ce moment, à cause de la COVID. Beaucoup de choses ne se passent pas normalement.»

«Une de mes priorités, en quittant les Olympiques, était de faire un pas vers l’avant. Je m’en vais dans une région où j’ai déjà habité. Je sais comment ça fonctionne. Je serai à une bonne place, en Suisse. L’Europe a été frappée un peu plus tôt par le virus. Je ne pense pas trop que les gens, là-bas, savent comment se comporter. Tout le monde vit dans l’inconnu. J’ai comme l’impression qu’ils sont quand même en avance, là-bas.»

En Suisse, l’automne prochain, Landry aura quand même le mandat de développer des jeunes joueurs. Certains clubs de la deuxième division ont pour but de gagner le plus possible de façon à grimper en première division. Les Rockets, eux, alignent plusieurs patineurs âgés de 18 à 23 ans. Ils sont, en quelque sorte, une pépinière pour les plus gros clubs du pays.

«Dans le junior, on peut diriger des ados de 16 ans qui sont vraiment jeunes et qui affrontent des jeunes adultes de 20 ans. Dans le pro, je vais gérer le personnel, en essayant de garder la confiance des joueurs, tout en essayant de les développer. L’approche sera semblable, mais les joueurs seront plus matures.»

Landry a signé un contrat d’une seule saison.

Il sera heureux de retrouver de vieux amis.

Les Rockets de Ticino sont installés à Biasca, une commune du canton de Tessin. «De tous les endroits où j’ai vécu, en Europe, Tessin était mon favori», dit-il.

Les villages d’Ambri et de Piotta sont situés dans Tessin.

Landry a passé ses deux dernières saisons, là-bas.

«On pouvait tout faire à pied, raconte-t-il. Quand je rentrais du travail, je stationnais ma voiture et on marchait pour se rendre partout.»