Alexandre Landreville pense faire partie d'une équipe qui travaillera sans relâche et qui ne sera pas reposante pour ses adversaires cette saison. Les Olympiques devront correspondre à cette description lorsqu'ils joueront contre une des puissances de la LHJMQ à Victoriaville vendredi soir.

Enfin un premier «vrai» match

Les recrues des Olympiques de Gatineau sont à l'entraînement depuis six semaines. Les vétérans ont suivi une semaine plus tard.
Ils ont eu suffisamment de temps pour atteindre leur « forme optimale de match », apprendre le cahier de jeu et apprivoiser les valeurs recherchées par Éric Landry et son groupe d'entraîneurs.
Vendredi soir, l'attente sera enfin terminée. L'édition 2017-18 des Olympiques fera ses débuts à Victoriaville contre une des puissances de la LHJMQ.
« Nous serons mis à l'épreuve deux fois plutôt qu'une dès le départ. Après les Tigres, nous allons accueillir l'Armada à la maison dimanche. Ils font aussi partie de l'élite de la ligue, mais comme nous, ils en seront à leurs premiers matches de la saison et je considère que nous avons autant de chances qu'eux de l'emporter », a lancé Éric Landry après le dernier entraînement préparatoire de sa troupe jeudi avant-midi.
Fidèle à ses habitudes, Landry ne dévoilera pas l'identité de son gardien partant avant le jour du match, mais comme Mathieu Bellemare revient à peine au jeu et qu'il a pris du retard sur les autres, il faut s'attendre à ce que Tristan Bérubé obtienne le départ contre les Tigres.
Le vétéran Alexandre Landreville piaffait d'impatience à l'idée de disputer un premier « vrai » match cette saison.
« Tout le monde est excité. Ça va être le premier match des plus jeunes aussi. C'est sûr qu'ils seront un peu stressés. On va simplement leur rappeler de jouer comme ils en sont capables. »
À sa quatrième année dans l'uniforme Noir et Blanc, Landreville pense qu'il fera partie d'une « équipe énergique avec beaucoup de vitesse. Nous serons fatigants. Il faudra gagner nos batailles et être la première équipe sur la rondelle. Notre défensive sera définitivement notre point fort. »
Gros départs à combler
À compter de vendredi soir, les Olympiques devront apprendre à vivre sans leurs leaders de la dernière saison. Yakov Trenin, Zack McEwen et Marc-Olivier Crevier-Morin sont parmi les grosses pointures à avoir terminé leur stage junior. Vitalii Abramov n'est pas dans le décor en ce moment non plus. 
Là-dessus, Éric Landry n'a fait que rappeler la réalité du hockey junior. 
« Ces joueurs nous donnaient beaucoup de minutes de qualité, mais toutes les équipes de notre ligue ont perdu des joueurs importants qui sont passés chez les professionnels. Chaque année, il y a des joueurs qui répondent aux attentes en prenant les places qui se libèrent. Certains surpassent même nos attentes, d'autres non. Cette année, ce que je recherche chez un joueur de hockey, nos jeunes l'ont. Ils ont les outils pour se rendre là où nous voudrions les avoir. »
Autre désavantage pour ce premier test à l'étranger, les Gatinois seront privés de l'expérience de Will Thompson. Le défenseur de 20 ans doit purger deux matches de suspension pour un geste commis dans le dernier match éliminatoire au Cap-Breton en avril dernier.
Canons de retour à Victo
De leur côté, les Tigres ont gagné des munitions jeudi en recevant de l'aide des équipes de la LNH juste à temps pour le début de la saison.
Les trois piliers de l'équipe, Maxime Comtois, Pascal Laberge et Ivan Kosorenkov ont été retranchés par leurs équipes respectives et seront en uniforme contre les Olympiques.
« C'est clair que ça va les aider », a admis Landry.
Peu importe, à sa première année complète à la barre des Olympiques, Éric Landry part avec une page blanche et il veut voir une équipe qui joue du hockey moderne. « Comme les Penguins de Pittsburgh qui ont gagné la coupe Stanley, il faut patiner à fond de train, être premier sur la rondelle et ne pas laisser d'espace à nos adversaires. C'est comme ça que le hockey se joue maintenant.