Marco Rossi ne ferme pas complètement la porte à un retour chez les 67’s d’Ottawa la saison prochaine. Le virus, la LNH et la gestion de la pandémie en Suisse auront tous des incidences sur sa prochaine destination.
Marco Rossi ne ferme pas complètement la porte à un retour chez les 67’s d’Ottawa la saison prochaine. Le virus, la LNH et la gestion de la pandémie en Suisse auront tous des incidences sur sa prochaine destination.

En attendant la LNH, Rossi sera sur une liste spéciale des 67’s

Sans la Covid-19, Marco Rossi ferait le saut dans la LNH ou encore dans les rangs professionnels suisses au début de la prochaine saison.

Classé parmi les 10 meilleurs espoirs du prochain repêchage du circuit Bettman, son nom sera placé sur une liste spéciale par les 67’s d’Ottawa mardi lors du repêchage des joueurs européens de la Ligue canadienne de hockey (LCH).

Cette liste est réservée aux joueurs européens de la LCH qui sont habituellement repêchés au premier tour du repêchage. Elle permet aux équipes d’assurer leurs arrières en cas de promotion prématurée d’un joueur d’âge junior dans la LNH.

Les 67’s pourront ainsi repêcher deux joueurs mardi au repêchage européen de la LCH. L’autre «Euro» des 67’s, Nikita Okhotyuk, aura 20 ans la saison prochaine et fera ses débuts dans l’organisation des Devils du New Jersey.

Les chances de revoir Rossi dans l’uniforme des 67’s ne sont pas fortes, mais elles existent encore selon son agent, Serge Payer.

«Marco s’entraîne avec les Lions de Zurich en ce moment. Il a accès à toutes les installations du club. En principe, il aimerait bien jouer pour l’équipe qui va le repêcher dans la LNH, mais on ne sait pas quand se tiendra le repêchage. Marco veut jouer au plus haut niveau possible la saison prochaine. Si la saison débute comme prévu en Suisse, il va jouer pour les Lions.»

Or, avec la Covid-19, Serge Payer signale que tout le monde navigue dans des eaux inconnues. Il reste une chance de voir Rossi à Ottawa pour le début de la prochaine saison prévue pour le 1er octobre dans la Ligue de l’Ontario.


« Son plan a toujours été d’être chez nous pendant deux ans avant d’accéder à la LNH ou aux ligues professionnelles d’Europe. »
André Tourigny

«S’il y a des cas élevés du virus en Suisse ou encore dans l’équipe des Lions, que la LNH n’est pas encore commencée et que la Ligue de l’Ontario est en marche, peut-être qu’Ottawa serait la seule place qui permettrait à Marco de jouer. Pour son développement, nous pensons que Marco est prêt à jouer contre des hommes chez les professionnels. Les Lions ont eu la délicatesse de le laisser partir à Ottawa pendant deux ans. S’il n’y a pas d’activités dans la LNH, c’est là que Marco voudrait jouer.»

Chez les 67’s, l’entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey André Tourigny ne s’attend pas à récupérer le meilleur compteur de la LCH la saison prochaine.

«Son plan a toujours été d’être chez nous pendant deux ans avant d’accéder à la LNH ou aux ligues professionnelles d’Europe», a-t-il dit sujet du centre de 18 ans.

Centre numéro un ?

À présent que la loterie de la LNH a déterminé qu’une équipe perdante du premier tour des séries va mettre la main sur le premier choix du repêchage, il faut se demander où aboutira Marco Rossi. Les Kings de Los Angeles le prendront-ils aussi tôt qu’au deuxième rang? Les Sénateurs d’Ottawa se serviront-ils de leur troisième ou cinquième choix pour réclamer l’Autrichien? Son idole, Pavel Datsyuk, évoluait pour les Red Wings de Détroit. Ils auront le quatrième choix.

Peu importe où il sortira, André Tourigny est convaincu que Rossi a tout ce qu’il faut pour devenir un centre numéro un dans la LNH.

«C’est probablement le joueur le plus complet du repêchage et un des plus prêts à jouer dans la LNH. Il peut jouer tous les styles de jeu. Il va avoir un impact dans la LNH. Est-il un centre numéro un? Ça dépend de votre définition. Sera-t-il un des 30 meilleurs centres de la ligue? Là-dessus, je ne suis pas inquiet, mais s’il tombe dans la même équipe que Sidney Crosby, Jonathan Toews, Connor McDavid ou Nathan MacKinnon, il ne sera pas le numéro un.»

Tourigny pose aussi des questions par rapport à la définition d’un premier centre.

«Kyle Turris et Mika Zibanejad sont-ils des centres numéro un? Je ne suis pas prêt à dire que Marco sera un des 10 meilleurs centres de la LNH, mais je peux dire qu’il sera un joueur écoeurant!»