Vincent Dunn réussit le premier de ses deux buts de la deuxième période contre le Phoenix. Il en a ajouté deux autres pour donner le ton à la victoire de 7-1 des Olympiques.

Dunn s'éclate contre le Phoenix

Il a commencé le match à 26 buts. Quand la sirène s'est fait entendre après 60 minutes, Vincent Dunn avait atteint le plateau des 30 buts.
Le Gatinois de 18 ans a connu le match de sa carrière en marquant quatre fois dans un gain facile de 7-1 des Olympiques sur le Phoenix de Sherbrooke vendredi soir.
L'espoir des Sénateurs d'Ottawa a bien choisi son match pour établir un nouveau record personnel. Il y avait 3199 spectateurs dans les estrades du centre Robert-Guertin, la deuxième plus imposante foule de la saison.
Depuis sa dernière suspension, Vincent Dunn est un joueur transformé. Plus discipliné, il vient d'inscrire huit buts à ses quatre derniers matches.
«Vincent a un bon lancer. Il s'en est bien servi ce soir. Il a aussi foncé au filet. Ça lui a donné quelques buts», a indiqué l'entraîneur-chef Benoît Groulx après la victoire.
Pour Vincent Dunn, une rencontre avec Benoît Groulx au Cap-Breton aura été déterminante.
«Nous étions dans les Maritimes quand j'ai eu un meeting avec Benoît. Il m'a expliqué plusieurs affaires qui devaient changer. Je pense avoir saisi son message.
«Il m'a encore rencontré [jeudi] pour me dire que je devrais foncer plus souvent au filet parce que j'allais avoir plus de chances de marquer. C'est ce qui s'est produit ce soir», a expliqué celui qui avait inscrit 25 buts la saison dernière à Val-d'Or.
La vedette de la soirée disait sentir l'odeur des séries dans un «Vieux Bob» bondé vendredi soir.
«Je pense que ce match augure bien pour les séries qui s'en viennent. Tout le monde a eu des chances de marquer. Il y avait de l'ambiance dans l'aréna. Les joueurs aiment ça quand il y a beaucoup de monde dans les estrades.»
Le numéro 53 n'a pas été le seul à engraisser sa fiche offensive dans ce match à sens unique qui s'est déroulé à vive allure où les Gatinois ont battu les Sherbrookois de vitesse.
Vaclav Karabacek, Simon Tardif-Richard et Alexis Pépin ont aussi trompé la vigilance du gardien Gabriel Parent. Martin Reway a fourni trois passes sur les trois premiers buts. De retour au jeu, le capitaine Taylor Burke a inscrit deux points. Émile Poirier et Jean-Simon Deslauriers ont aussi amassé deux mentions d'aide.
Avec une confortable avance en troisième période, Benoît Groulx a reposé certains de ses meilleurs joueurs.
«Nous avons continué à faire jouer Dunn parce qu'il avait l'occasion de marquer quatre ou cinq buts. C'était peut-être l'occasion d'une vie, mais il ne servait à rien de risquer des blessures aux autres.»
D'ailleurs, le match de ce soir contre les Huskies de Rouyn-Noranda n'aura aucune autre incidence sur le classement des Olympiques (41-22-4) ou leur adversaire au premier tour des séries.
Contre Victoriaville, Rouyn-Noranda ou Cap-Breton?
Avec les résultats des autres matches dans la LHJMQ vendredi, Benoît Groulx croyait être assuré d'affronter les Screaming Eagles du Cap-Breton au premier tour des séries éliminatoires, mais ce n'est finalement pas le cas.
Les Olympiques conservent des chances de terminer au septième rang devant les Remparts de Québec avec une victoire ce soir contre les Huskies jumelée à une défaite des Remparts à Rimouski. L'Océanic a gagné ses 16 derniers matches...
Les adversaires potentiels des Olympiques au premier tour éliminatoire demeurent les Screaming Eagles, les Huskies et les Tigres.
Malgré tout, Benoît Groulx comptait procéder au rappel de quelques joueurs affiliés afin d'aider certains de ses équipiers à soigner des blessures mineures. Félix Gagnon, 16 ans, sera un de ces joueurs.
Devant la cage des Olympiques, Anthony Brodeur a perdu son jeu blanc à cinq minutes de la fin du match quand Jean-François Lavoie l'a déjoué dans l'enclave. La recrue a repoussé les 23 autres tirs auxquels il a fait face pour conduire les locaux à une sixième victoire en autant de matches cette saison contre le Phoenix (16-42-9). Ce dernier a perdu un 22e match de suite sur la route.
Benoît Groulx était satisfait de voir que ses joueurs avaient saisi son message de la veille.
«Nous avions dit aux joueurs qu'il fallait gagner ce match-là. Il fallait y aller à fond. Ils l'ont fait.»