Rémi Poirier a vu beaucoup de caoutchouc dans les dernières séries éliminatoires et depuis le début de la saison dans la LHJMQ. Plus il est occupé, plus le gardien des Olympiques se met en évidence.

Des rondelles pour s’illustrer

Protéger le filet d’une équipe de hockey derrière une brigade défensive inexpérimentée peut comporter ses avantages.

Rémi Poirier peut déjà en dresser le constat. Même si ses adversaires ont eu un avantage de 87-55 au total des tirs, le gardien de 17 ans a aidé les Olympiques de Gatineau à amasser trois points au classement dans les deux matches où on l’a planté entre les poteaux. Chaque fois, il a récolté une étoile.

Être mitraillé de rondelles à son année de repêchage dans la LNH va certainement lui permettre de se mettre en évidence aux yeux des recruteurs.


« C’est une grosse année pour moi. Je suis un ‘vieux late’ parce que je suis né au début du mois d’octobre. Ça me donne une saison de plus pour faire mes preuves. »
Rémi Poirier

« C’est sûr qu’ils me remarqueront plus quand je recevrai plus de tirs, mais que j’en reçoive beaucoup ou pas, j’ai un job à faire et c’est d’arrêter les rondelles. Avec plus de tirs, ils verront sûrement plus de beaux arrêts. Je sais qu’ils regardent aussi le pourcentage d’efficacité, mais ce n’est pas une statistique qui m’intéresse beaucoup. Je regarde plus la colonne des victoires et des défaites », a dit celui qui a arrêté 92,0 % des tirs en plus d’être invaincu en temps réglementaire jusqu’à présent.

Natif de Farnham, Poirier fêtera ses 18 ans vendredi. Sa date de naissance tardive lui a aussi procuré l’avantage de repousser son année de repêchage d’un an.

« C’est une grosse année pour moi. Je suis un ‘vieux late’ parce que je suis né au début du mois d’octobre. Ça me donne une saison de plus pour faire mes preuves. L’an dernier, je n’ai pas eu le temps de les faire parce que j’ai juste joué la moitié de l’année. »

Un nom déjà fait

Rappelons que Poirier s’est mis à jouer davantage quand Tristan Bérubé a été échangé à l’Océanic de Rimouski à la mi-décembre. Et contrairement à ce qu’il avance, il a pu faire ses preuves dans les séries éliminatoires lorsque Creed Jones a été victime du virus de la mononucléose. Il s’était rapidement fait un nom contre l’attaque explosive des Voltigeurs de Drummondville qui l’avait mis à l’épreuve en moyenne 45 fois par match.

« La série contre les Voltigeurs m’a démontré que j’étais capable de tenir mon bout dans les matches de plus de 50 tirs. J’ai donné une chance à notre équipe de gagner. Recevoir beaucoup de tirs, ça ne me stresse pas. Je n’ai pas peur. J’en demande même plus ! Affronter Drummondville dans les séries, ç’a beaucoup aidé ma confiance », a indiqué celui qui avait permis aux siens de surprendre les Voltigeurs dans le quatrième match à Guertin.

Cette prestation avait aussi rassuré ses entraîneurs. Cette saison, les Olympiques croient avoir deux gardiens numéro un avec Poirier et Creed Jones. Un système d’alternance est déjà en place, mais c’est quand même vers Poirier qu’ils se sont tournés pour ouvrir la saison à Drummondville. C’est aussi lui qui s’est vu confier le filet pour le match d’ouverture des Olympiques à Guertin vendredi dernier contre le Drakkar de Baie-Comeau.

« C’est une belle preuve de confiance. Ça s’était bien terminé pour moi dans les séries l’an dernier et j’essaie de reprendre à la même place », a dit celui qui avait guidé les Cantonniers de Magog vers le championnat de la Ligue midget AAA du Québec en 2018.

Pour l’instant, Poirier est prêt à subir les bombardements des équipes adverses, mais il n’est pas dupe non plus. Il sait que cette mission est temporaire. Il est encore jeune et il sait très bien que dans un avenir rapproché, il sera de moins en moins sollicité.

« Je suis ici au début d’un processus et j’espère qu’au moment où je vais partir, nous serons rendus au top ! »

Wildcats en ville

En attendant, Rémi Poirier aura un autre défi important à relever mercredi soir au centre Robert-Guertin. Les Wildcats de Moncton seront les visiteurs. Fraîchement revenu du camp des Flames de Calgary où il a été un choix de première ronde, Jakob Pelletier a amorcé sa saison en récoltant trois buts et six points en deux matches le week-end dernier.

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Un premier match pour Alexandre Hogue

Débarqué dans le vestiaire des Olympiques il y a une semaine après avoir été libéré par le Storm de Guelph dans la Ligue de l’Ontario, Alexandre Hogue va disputer un premier match dans la LHJMQ contre les Wildcats de Moncton mercredi soir.

Le défenseur natif d’Embrun va remplacer un autre ontarien dans la formation. Zachary Fortin (Thunder Bay) sera rayé de l’alignement pour la première fois de la saison. Le week-end dernier, Hogue a observé les deux premiers matches des Olympiques à Guertin à partir des gradins. «Il sait maintenant comment nous fonctionnons. Il connaît nos tactiques. Nous allons lui donner la meilleure des chances de se faire valoir», a expliqué l’entraîneur-chef Éric Landry. Reconnu pour ses facultés offensives, Hogue devrait obtenir l’occasion d’exprimer cette facette de son jeu.

«Nous voulons que nos joueurs puissent exploiter leurs forces. Le jeu offensif fait partie de son jeu. Il faudra qu’il le démontre durant le match», a ajouté Landry.

Même s’il est rendu à 18 ans, Hogue n’a jamais eu l’occasion de pratiquer son style de jeu au niveau junior majeur.

À 16 ans, avec le Sting de Sarnia, il a très peu joué. À 17 ans, il a disputé plus de matches à l’attaque dans un quatrième trio qu’à sa position naturelle.