Le gardien numéro un et le capitaine des Olympiques jusqu’à la mi-décembre, Tristan Bérubé et Jeffrey Durocher, seront de retour au centre Robert-Guertin pour une série de deux matches contre leurs anciens coéquipiers samedi et dimanche.

Des retours attendus à Guertin

Il y a à peine plus d’un mois, Jeffrey Durocher disputait un dernier match au centre Robert-Guertin dans l’uniforme des Olympiques de Gatineau.

C’était le 14 décembre. Le capitaine avait préparé deux buts dans une victoire de 4-0 contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Tristan Bérubé, lui, avait été l’étoile incontestée en arrêtant 46 rondelles pour inscrire un blanchissage à son dernier match à Gatineau.

Les partisans des Olympiques auront la chance de les saluer deux fois plutôt qu’une en fin de semaine alors que l’Océanic de Rimouski sera de passage samedi et dimanche. Même s’ils sont heureux d’avoir été échangés dans un club qui aspire à la coupe, Bérubé et Durocher piaffent d’impatience à l’idée de revenir à Guertin dans le « camp ennemi ».

« Jeffrey et moi, nous avons vraiment hâte de revenir au “Vieux Bob”. Nous sommes concentrés sur notre match à Boisbriand vendredi, mais Gatineau a été mon chez-moi pendant deux ans et demi. C’est 200 pratiques à Guertin et beaucoup de matches. On ne peut pas effacer ça d’un seul trait », a expliqué le gardien de 19 ans pendant que son équipe roulait vers Boisbriand jeudi.

Jeffrey Durocher a disputé une saison de plus que Bérubé à Gatineau alors qu’il était débarqué chez les Olympiques à 16 ans.

« J’ai joué 226 matches pour les Olympiques. Je pensais avoir un mandat de deux ans comme capitaine. Je ne m’attendais pas à être échangé. Revenir à Guertin dans l’uniforme d’une autre équipe, je n’ai jamais vécu ça. Ça va me faire bizarre d’aller m’asseoir de l’autre côté de la patinoire. Anthony Gagnon l’a vécu l’an dernier, mais je pense qu’il sera content de revenir à Gatineau lui aussi », a expliqué l’attaquant de 19 ans, qui avait fait ses débuts en même temps que Gagnon chez les Olympiques en 2015-16.

En passant, Gagnon se porte bien à Rimouski. Ses 24 points le placeraient au deuxième rang des compteurs des Olympiques derrière Gabriel Bilodeau.

Les anciens Olympiques commencent à s’acclimater à Rimouski. Durocher a inscrit sept points en neuf matches en évoluant principalement avec deux joueurs repêchés dans la LNH (Cédric Paré et Dmitry Zavgorodniy). Bérubé partage quant à lui le filet avec Colten Ellis.

Partage du filet

« Je n’étais plus habitué de regarder des matches au bout du banc. C’est une adaptation, mais je m’entends très bien avec Colten et nous donnons la chance à notre équipe de gagner tous les matches. Je suis vraiment content de ce côté-là. »

Bérubé a pu participer à quelques matches à Rimouski dans ses nouvelles couleurs et il apprécie l’expérience au plus haut point.

« L’Océanic était l’équipe que j’allais voir en grandissant. Au début, je n’ai pas vraiment réalisé la chance que j’avais d’enfiler ce chandail, mais à présent que ça fait un petit bout que je suis là, je réalise à quel point c’est spécial. En plus, il y a beaucoup de monde dans les gradins. Les matches à moins de 3000 spectateurs sont rares. Nous avons joué à guichets fermés le match du jour de l’An. Nous sentons l’appui de toute la ville. »

Club soudé

Bérubé a aussi remarqué que l’Océanic formait un club tissé serré à son arrivée.

« L’équipe est soudée. C’est un groupe spécial. »

De son côté, Jeffrey Durocher dit avoir été quelque peu gêné à ses débuts dans une nouvelle équipe, mais il assure avoir pris ses aises maintenant. « J’ai été vraiment bien accueilli et ça va super bien. »

Quand on lui demande si l’édition actuelle de l’Océanic est la plus solide depuis son entrée dans la LHJMQ, Durocher hésite.

« À 16 ans (2015-16), nous étions très forts, mais je ne jouais pas beaucoup. En tout cas, ici, c’est l’équipe avec la meilleure chimie de mes quatre années dans la ligue. C’est aussi la plus expérimentée. Il y a beaucoup de joueurs de mon âge et beaucoup de talent. »