Valentin Nussbaumer célèbre le premier de ses deux buts sur cette séquence en deuxième période. Les Cataractes ont eu raison des Olympiques 3-2 mercredi soir à Shawinigan.

Des points perdus à Shawinigan

SHAWINIGAN — Reconstruction ou pas, il y a des défaites qui font plus mal que d’autres.

Comme celle du 5 janvier contre le Titan d’Acadie-Bathurst, le club qui occupe la cave du classement de la LHJMQ, ou celle de mercredi soir contre les Cataractes de Shawinigan, l’équipe qui ferme la marche dans la conférence de l’Ouest.

Même s’ils ont été dans le coup pendant toute la partie, les protégés d’Éric Landry ont encaissé un revers de 3-2 au centre Gervais Auto face aux Cataractes de l’entraîneur-chef gatinois Daniel Renaud.

Iaroslav Likhachev et Giordano Finoro ont marqué les deux buts des visiteurs pendant des avantages numériques, mais Valentin Nussmbaumer a répliqué avec deux buts, dont celui de la victoire. Charles Beaudoin a aussi compté pendant une supériorité numérique en début de rencontre contre le gardien recrue Rémi Poirier.

Finoro, un vétéran de 20 ans qui a amassé sept points en sept matches depuis le début du mois de janvier, trouve d’ailleurs que son club a tendance à lever le pied lorsqu’il affronte des clubs de bas de classement.

« Nous sommes plus mous quand nous n’affrontons pas les grosses équipes. Contre les meilleurs clubs de la ligue, nous avons des choses à prouver. Nous jouons avec plus de conviction et nous avons du succès. Face aux clubs à notre portée, nous n’avons pas le même sentiment d’urgence », a résumé celui qui a encore une fois été le joueur le plus visible des Olympiques avec Gabriel Bilodeau mercredi soir.

Pour Éric Landry, il est clair que le vécu de ses deux joueurs de 20 ans leur donne une longueur d’avance sur leurs coéquipiers, dont la majorité est beaucoup plus jeune.

« Nous retournons sur la route après un long voyage et un match additionnel qu’il a fallu reprendre lundi. Nos joueurs n’ont pas eu l’occasion de récupérer autant que ceux des Cataractes, mais nos vétérans de 20 ans sont capables de le faire. Nous misons beaucoup sur eux. Après, pour créer de l’attaque, nous tombons à Métis Roelens, 18 ans, et Mathieu Bizier, 17 ans. »

Blessé durant le dernier voyage des Olympiques dans le nord-est du Québec, le vétéran Charles-Antoine Roy manquait encore à l’appel contre les Cataractes, mais Éric Landry a trouvé que certaines recrues s’étaient quand même distinguées.

« Nous voyons plus Iaroslav Likhachev sur la rondelle. David Aebischer n’est pas le même défenseur depuis qu’il est revenu du Championnat mondial junior. Il a pris confiance. Il a encore un point ce soir. Nous avons perdu, mais nous avons eu de bonnes chances de marquer. La fatigue mentale nous a cependant fait prendre quelques mauvaises décisions. »

Les Olympiques (16-23-4) ont encaissé un troisième revers consécutif en incluant la reprise d’une période contre les Remparts de Québec lundi. Quant aux Cataractes (11-28-4), ils ont mis fin à une série de cinq défaites de suite.

Impliqués dans la course pour le quatrième rang de la conférence de l’Ouest qui leur procurerait l’avantage de la glace au premier tour des séries, les Olympiques auront intérêt à ne pas trop échapper de points contre les équipes qui les pourchassent au classement. Là-dessus, Giordano Finoro a dit qu’il était un peu trop tôt pour commencer à consulter le classement sur une base régulière.

« Il reste encore beaucoup de hockey à jouer. Il faudra se concentrer sur chacun des matches qu’il nous reste et faire notre possible pour nous placer en bonne position pour les séries. »

Les Olympiques retrouveront le centre Robert-Guertin samedi et dimanche alors qu’ils disputeront deux matches émotifs contre l’Océanic de Rimouski, le club de leur ancien capitaine Jeffrey Durocher et de leur ex-gardien numéro un Tristan Bérubé.