Alex Breton a effectué un retour au jeu triomphal mercredi. En dépit de la douleur, il s'est démarqué par son engagement. En plus de récolter un point en avantage numérique, il a amené une énergie nouvelle à ses coéquipiers.

Des empreintes partout sur la victoire

En arrière 3-0 dans leur série face aux Screaming Eagles du Cap-Breton, les Olympiques patinaient sur une glace fine mercredi quand ils ont finalement réussi à mettre une victoire en banque.
Dans une situation critique, plusieurs joueurs ont élevé leur jeu d'un cran. En plus du trio de Zack MacEwen, Yakov Trenin et Vitalii Abramov qui a mené la charge offensive, d'autres éléments ont joué un rôle essentiel pour assurer la survie du club.
Il y a Vincent Milot-Ouellet, qui a compté dès son deuxième match après avoir soigné une sérieuse blessure à un poignet. Quant à lui, Jacob Lapierre a inscrit son premier but depuis le 6 janvier à un moment opportun. Un véritable boni.
Il y a le défenseur Alex Breton qui a défié les lois de la médecine pour effectuer un retour au jeu même s'il est loin d'être remis d'une blessure au bas du corps. Comment oublier la prestation du gardien recrue Tristan Bérubé ? À son premier départ dans la série, il a effectué 28 arrêts pour permettre aux siens de retrouver le sentier de la victoire.
Quand Alex Breton a constaté que son équipe avait le dos au mur, il ne pouvait plus résister. Il a d'abord pensé à ses coéquipiers en décidant de reprendre sa place dans l'alignement.
«Il n'y avait pas de lendemain. Je pensais à un gars comme (Marc-Olivier) Crevier-Morin. Ça fait trois ans que je joue avec lui. Je ne pouvais pas le laisser tomber. C'était peut-être son dernier match junior. J'ai pensé que je ne pouvais pas nuire et que j'étais capable d'aider à pousser la série plus loin.»
Le Beauceron a l'ADN d'un «vrai Olympique». Dans le quatrième match où il a finalement inscrit un point, il a dû faire abstraction de la douleur pendant les 60 minutes de jeu.
«Ç'a été pas mal mieux que je pensais. Dans ma tête, j'allais surtout jouer en avantage numérique, mais j'ai été en mesure de jouer tout le match. Ça m'encourage parce qu'avec deux jours de plus d'ici au match de vendredi, ça va aller encore mieux.»
Un voyage au Cap-Breton
Breton piaffait d'impatience à l'idée d'aller à la guerre avec ses coéquipiers. «J'ai dit aux gars que j'avais manqué le premier voyage au Cap-Breton. Je vais tout faire pour y aller cette fois.»
Encouragé par cette première victoire, Breton dit que les Olympiques sont prêts à retourner au front afin d'étirer leur saison davantage. «Ce n'est pas la première fois que nous avons le dos au mur. Quand Éric Landry a pris les guides du club, nous étions en danger de rater les séries, puis nous nous sommes redressés. Il y aura plus de monde dans les gradins pour nous appuyer vendredi. Ça va être un match important», a dit celui qui a ressenti une montée d'adrénaline quand il a préparé le but de Milot-Ouellet.
Bérubé répond présent
Tristan Bérubé aurait pu ressentir une tonne de pression quand il a été lancé dans la fosse aux lions mercredi. Blessé, Mathieu Bellemare ne pouvait pas l'appuyer en cas de pépin. Il avait aussi vécu une situation angoissante en faisant son entrée dans la série avec un pointage de 6-6 après deux périodes dans le deuxième match. Bérubé n'avait littéralement pas de marge de manoeuvre.
«Je ne m'imposais pas de pression. J'étais gonflé à bloc. Ce que je voulais, c'était surtout donner une chance à mon équipe de gagner.»
Bérubé revient de loin. Il a fait partie d'un ménage à trois gardiens en début de saison. Il a vu beaucoup plus de matches dans les gradins que sur la glace. Il n'a jamais baissé les bras malgré les épreuves.
«J'ai travaillé fort toute l'année pour en arriver là. Je récolte les fruits de mon travail maintenant. Je savais que ma patience allait finir par être payante. Je suis en train de gagner ma place, mais je ne vais jamais m'asseoir là-dessus. Ce n'est qu'un début. J'ai joué plus à partir de janvier. Plus je joue, plus je prends confiance.»
Le gardien de 17 ans sera à nouveau à son poste vendredi et il assure croire au retour des Olympiques. «Nous en avons gagné sept de suite en février. Pas juste contre des équipes du bas de classement. Il faut y croire jusqu'à la fin.»