Manix Landry avait des maux de ventre avant de disputer un premier match dans l’uniforme des Olympiques cette semaine.

Des émotions fortes pour Landry

Pendant que des centaines de partisans des Olympiques de Gatineau piaffaient d’impatience à l’idée de voir leur équipe favorite en action pour la première fois des matches préparatoires de la LHJMQ au Complexe Branchaud-Brière mercredi soir, un joueur dans le vestiaire local sentait son cœur battre à 100 miles à l’heure.

Manix Landry, 15 ans, allait disputer son premier match en carrière dans l’uniforme de l’équipe de son patelin. Comme si cela n’était déjà pas assez énervant, il savait que tous les yeux seraient rivés vers lui parce qu’il est le fils de l’entraîneur-chef des Olympiques, Éric Landry. C’est du jamais vu dans l’histoire de l’équipe.

« J’étais vraiment stressé avant le match. Je voulais tellement bien faire. J’avais mal au ventre, mais j’étais assis à côté de Jeffrey Durocher et Giordano Finoro, deux vétérans. Ils ont réussi à me calmer. En plus, on m’a fait jouer avec eux. Après deux ou trois présences sur la glace, je suis revenu à la normale. Jouer avec des vétérans dans mon premier match dans la LHJMQ a vraiment facilité mon insertion », a dit celui qui fêtera ses 16 ans seulement qu’au mois de novembre.

En troisième période, le choix de troisième ronde des Olympiques a rapidement franchi l’étape de récolter son premier point sur un but de Kieran Craig, une autre recrue fort prometteuse.

« J’étais content et soulagé en même temps. J’ai développé une belle complicité avec Craig pendant le camp des recrues. J’ai vraiment aimé mon premier match. Ça m’a donné une idée de ce qu’était le hockey junior. Je travaille pour être ici depuis que je suis jeune. Quand j’ai enfilé le chandail pour la première fois, c’était vraiment cool. C’est sharp de savoir que je suis rendu là. »

Si Manix Landry avait joué à Sherbrooke ou Chicoutimi, il aurait sûrement été un peu moins nerveux, mais à Gatineau, chez lui alors qu’il avait été retranché par l’Intrépide de Gatineau un an plus tôt, il ressentait une pression de montrer qu’il avait sa place avec les Olympiques.

« Je sentais qu’on allait me regarder de près. Je voulais justifier mon rang de sélection. Je voulais montrer que je n’étais pas là parce que j’étais le fils du coach. Je pense avoir réussi à démontrer quelles étaient mes forces et je pense que les gars comprennent maintenant. »

Éric Landry avait déjà dirigé son fils dans des ligues d’été il y a quelques années. Au niveau junior, c’est autre chose.

« Hier (jeudi), je ne l’avais jamais entendu crier comme ça ! J’étais stressé un peu. Ce n’est pas comme ça que je le connais ! Ce que j’aime de lui, comme entraîneur, c’est qu’il connaît exactement mes capacités. »

Comme parent et coach, Éric Landry veut s’assurer que son fils soit à sa place cette saison. C’est pour cette raison que le club l’évalue encore. « S’il n’est pas à la bonne place à ce stade-ci de sa carrière, ça ne sera pas bon pour lui et ça ne sera pas bon pour le club. Nous sommes ici pour faire grandir nos jeunes et gagner des matches. Tous ceux qui me connaissent savent que je ne fais pas de favoritisme. Je n’ai pas de temps pour ça. »

Depuis le début du camp d’entraînement, le DG Alain Sear dit qu’Éric Landry est un de ceux qui parlent le moins de son fils lors des évaluations.

Quant à Manix, il pense avoir connu sa meilleure progression à vie l’an dernier en jouant à l’Académie canadienne et internationale de Rockland.

« Je suis un late. J’avais du rattrapage à faire. J’étais 5’6’’ au début de la saison. Je suis presque 5’10’’ maintenant et j’ai pris 25 livres en un an. À la fin de l’année, j’étais dans le premier trio avec Samuel Mattie qui était ici la semaine dernière et Dylan Peterson, classé comme un choix de première ronde dans la OHL. »

Landry a été le meilleur compteur de son équipe pendant les séries éliminatoires. Assurément, ces succès se sont transportés au camp des Olympiques cette année.

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LES OLYMPIQUES EN BREF

Des tests pour Trépanier

Acquis de l’Océanic de Rimouski contre un choix de première ronde la saison dernière, Maxim Trépanier n’est pas arrivé à Gatineau dans la meilleure des formes. Il n’a pas encore patiné pendant les entraînements réguliers et il n’a rien à se reprocher non plus. Il aurait souffert de la mononucléose durant l’été. L’attaquant de 19 ans a recommencé à s’entraîner hors glace et il a fait quelques séances à part des autres sur la patinoire, mais il attend le résultat d’autres tests sanguins avant d’obtenir le feu vert pour s’entraîner plus vigoureusement. Les Olympiques s’attendent à ce qu’il soit en uniforme pour le début de la saison régulière le 21 septembre prochain. La saison dernière, il a amassé quatre buts et neuf points en 18 matches avec les Olympiques après avoir récolté 24 points en 34 matches à Rimouski.

Opération pour Rémi Poirier

Impressionnant depuis le début du camp d’entraînement, le gardien recrue Rémi Poirier devra freiner son élan afin de passer sous le bistouri lundi à Montréal pour régler un blocage à ses reins. Sa période de convalescence devrait s’étendre sur trois à quatre semaines. Le gardien de 17 ans a été intraitable à ses deux premiers matches hors-concours où il a repoussé les 45 tirs de l’Armada de Blainville-Boisbriand et des Huskies de Rouyn-Noranda. Il n’a toujours pas cédé un but après 90 minutes de jeu. « Un mois, ça nous amène au 27 septembre, alors je ne manquerai pas beaucoup de matches en saison régulière. C’est dommage de m’arrêter là. Ça allait super bien. Je suis bien plus en confiance que l’an dernier. Je suis moins stressé. J’étais impressionné par les vétérans l’an dernier ! », a dit Poirier.

Un club épuré d’ici dimanche

Ce n’est pas le dernier match hors-concours des Olympiques, mais celui de samedi soir contre l’Armada de Blainville-Boisbriand au Complexe Branchaud-Brière sera le dernier pour les 31 aspirants à un poste avec l’équipe. Le prochain match préparatoire des Gatinois aura lieu seulement le 9 septembre. « Notre équipe sera épurée après le match de samedi, a avancé l’entraîneur-chef Éric Landry. Nous avons des délais à respecter pour les joueurs d’âge collégial et ceux qui doivent retourner dans la Ligue midget AAA. Ça va commencer à ressembler à notre vrai club après samedi même s’il y aura quelques autres petits changements par la suite. » Les Olympiques n’ont pas encore décidé du nombre de joueurs qu’ils voudraient garder pour amorcer la saison.