Simon Tardif-Richard, Robert Steeves et Frank Shumacher termineront leur stage junior à la fin des séries éliminatoires. Ils tiennent à ce que les Olympiques y participent le plus longtemps possible.

Dernier tour de piste avec les Olympiques

Ils n'arrivent pas à y croire, mais Simon Tardif-Richard, Robert Steeves et Frank Schumacher entament la dernière semaine de leur carrière dans la LHJMQ.
Ce soir à Blainville-Boisbriand, les trois joueurs de 20 ans des Olympiques disputeront un dernier match sur la route en saison régulière avant de compléter la campagne avec deux matches à domicile ce week-end.
Le plus expérimenté
Robert Steeves est le plus expérimenté du groupe. Le gardien complète sa quatrième saison dans le circuit Courteau. Après les prochaines séries éliminatoires, il n'entendra plus les encouragements des foules bruyantes dans les amphithéâtres les plus bondés du Québec et des Maritimes. L'an prochain, il se joindra à l'université Acadia en Nouvelle-Écosse, où les partisans seront beaucoup moins nombreux.
«Le hockey junior a été une grosse partie de ma vie. Je suis très excité à l'idée d'amorcer les séries. En même temps, je sais que ça va être triste quand tout sera fini. Je n'y pense pas vraiment encore. Je vais m'ennuyer de cette ligue. Je veux donc étirer la sauce le plus possible. J'ai un bon club devant moi. C'est bon de savoir que j'aurai une chance de faire un bout de chemin dans les séries.»
Tardif-Richard choyé
Simon Tardif-Richard n'a pas connu une carrière traditionnelle dans la LHJMQ. Comme Robert Steeves, il a fait ses débuts à 17 ans, mais dans l'uniforme des Voltigeurs de Drummondville. À 18 et 19 ans, il a préféré se joindre à une équipe de la Ligue junior AAA afin d'obtenir plus de temps de glace. Le Gatinois s'est amené avec les Olympiques à titre de joueur affilié en décembre 2012. Les hommes de Benoît Groulx étaient diminués par les blessures. Tardif-Richard avait impressionné. Il n'est jamais retourné à son club junior AAA.
Il porte maintenant le «A» d'assistant sur son chandail pour terminer sa carrière avec l'équipe de son patelin.
«Je suis choyé de finir ma carrière junior à la maison. La LHJMQ est une belle ligue avec de la notoriété. Elle a beaucoup de couvertures médiatiques. Nous avons beaucoup de partisans. Je vais manquer le style de vie que m'apporte la LHJMQ. Tu joues au hockey, tu vas à l'école. Ce n'est pas une vie trop stressante, mettons!», a expliqué le finaliste au titre de joueur étudiant du circuit Courteau cette saison.
L'attaquant gatinois vient à peine de réaliser qu'il fait ses derniers tours de glace au hockey junior majeur. «Quand j'ai pris connaissance qu'il ne restait que 10 matches à jouer, ça m'a fessé! Je vois venir la fin. Je commence à me sentir nostalgique, mais je me console parce que nous avons une bonne équipe. La différence cette année, c'est que je ne peux plus dire qu'il me reste encore une ou deux chances pour gagner. C'est maintenant que ça se passe. Je vais tout donner. Je ne pourrai plus me reprendre», a indiqué celui qui fera le saut au hockey universitaire la saison prochaine.
Frank Shumacher est le méconnu des vétérans des Olympiques. En cinq saisons au hockey junior, il a roulé sa bosse dans cinq clubs de la Ligue de l'Ontario et de la LHJMQ. Il n'avait jamais disputé plus de 26 matches avec un club pendant une saison. Il est rendu à 27 avec Gatineau. Le défenseur américain souhaite profiter de sa dernière tribune dans les séries pour se faire remarquer.
«J'ai eu une carrière junior parsemée de hauts et de bas, mais je ne pourrais demander mieux que de la finir avec ce groupe de joueurs. J'aimerais laisser la ligue sur une note gagnante. Nous avons ce qu'il faut pour y parvenir. J'ai quelques options pour la saison prochaine, mais c'est ma dernière chance de prouver que je devrais poursuivre la route du hockey.»