Zach Dean, le quatrième choix au total lors du dernier repêchage de la LHJMQ, est arrivé à Gatineau jeudi. Il a déjà reçu des bons mots d’Éric Landry, l’entraîneur-chef des Olympiques.

Dean veut rester à Gatineau

Éric Landry n’était pas sur la patinoire pour diriger les premières séances d’entraînement, au camp des Olympiques de Gatineau. Il regardait les recrues, derrière une fenêtre, au deuxième étage du Complexe Branchaud-Brière.

« Quand mes adjoints dirigent la circulation, les jeunes parlent plus. Ils sont moins nerveux. Ça leur donne une meilleure chance de s’intégrer », explique l’entraîneur-chef.

« Moi, quand je regarde tout ça d’en haut, je peux mieux évaluer les gars », précise-t-il.

Ses premières observations lui ont permis de confirmer certaines choses.

« Tu vois tout de suite que des gars comme Dean et Boutin, qui ont été choisis en première ronde, ont des attributs qu’on aime. Ils patinent déjà très bien. Ils sont bons avec la rondelle. Ce sont des choses que nous avons tout de suite remarquées, dans les premiers exercices. »

Il y a longtemps que les Olympiques n’ont pas aligné un espoir de premier plan comme Zach Dean.

Le jeune centre de 16 ans, quatrième choix au total lors du dernier repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, est arrivé à Gatineau avec sa valise, jeudi midi. Il n’a pas l’intention de la refaire avant le printemps 2020.

« Je crois que je suis capable de rester ici, dit-il avec confiance. Je suis bien conscient que je devrai m’adapter, car le calibre de jeu sera élevé, mais je pense que je suis capable de rivaliser avec n’importe quel autre joueur dans cette ligue. »

Le jeune Dean n’a pas hésité à quitter son île, l’an dernier, pour aller trouver de la meilleure compétition.

Il a grandi à Mount Pearl, une « banlieue » de St. John’s. Il a passé les longs mois d’hiver dans la région de Toronto, où il a connu une saison à tout casser dans les rangs midgets.

Il a fini par retourner chez lui au début du mois de juillet. En tout et partout, il a passé cinq semaines à Terre-Neuve.

Et on ne peut pas vraiment parler de vacances.

Il était souvent sur la glace, mettons.

Il a travaillé avec un des préparateurs physiques les plus réputés de sa province, un certain Andrew Pearcey.

Ce dernier s’est formé une belle écurie. Il travaille aussi avec Alex Newhook, un centre qui a été repêché en première ronde par l’Avalanche du Colorado, en juin dernier.

« Je le connais assez bien, comme joueur. Je n’ai jamais eu la chance de jouer avec lui parce qu’il est un peu plus vieux que moi, mais j’ai souvent eu la chance de le voir à l’œuvre. Il y a beaucoup d’arénas, dans ma région. Quand un match de haut niveau est à l’affiche, on aime bien se déplacer pour aller y assister », explique l’espoir des Olympiques.

Dean se souvient vaguement de quelques soirées passées au centre-ville de St. John’s, quand il était tout petit. Il a pu voir quelques parties des Fog Devils, dans la LHJMQ, avant leur déménagement vers Montréal.

Il conserve un souvenir encore plus clair des IceCaps, qui ont servi de club-école aux Jets de Winnipeg et du Canadien de Montréal, dans la Ligue américaine.

« Nous avons eu des billets de saison pendant trois ans, raconte-t-il. Nous n’étions pas nécessairement des fans du Canadien, mais il faut reconnaître que les IceCaps ont fait plein de bonnes choses pour notre ville. »

Son joueur préféré, durant cette période, était un type d’Ottawa : Eric O’Dell.

« Je crois qu’il joue au hockey comme moi. Il est rapide. Il lit bien le jeu. Il distribue bien la rondelle. Tout ça me ressemble. »

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Beau test pour jeunes défenseurs

Zach Dean n’a pas été le seul espoir de premier plan à donner ses premiers coups de patin en Outaouais, jeudi. Deux défenseurs très prometteurs, le Québécois Olivier Boutin et le Russe Evgeni Kashnikov, étaient aussi au rendez-vous.

Un autre défenseur qu’on a hâte de découvrir, Charles-Alexis Legault, a été victime d’un faux départ. Affaibli par un virus, il n’a pas été en mesure de rejoindre l’équipe.

Il faudra voir si ce joueur choisi en deuxième ronde sera en mesure de se rapporter au camp d’ici le week-end.

Un match intraéquipe est au programme, vendredi. Ce sera un beau test.

Quelques chanceux auront par la suite de jouer un « vrai » match, dimanche. Éric Landry n’utilisera que des recrues, lors du premier match préparatoire, face aux Phoenix de Sherbrooke.

« Ça fait partie de notre plan, dit l’entraîneur. Ça nous donne une manière de vraiment voir les jeunes. Les jeunes qui vont se battre pour un poste. C’est important de les voir contre des gars de leur âge, pour voir ce qu’ils apportent. »