D’Artagnan Joly totalise 127 points en 161 matches en carrière dans la LHJMQ, mais sa production a été supérieure à un point par match la saison dernière et il devrait produire davantage avec le Drakkar cette année.

De la grande visite attendue à Guertin

Le concepteur du calendrier de la LHJMQ ne le sait peut-être pas, mais il a tendu une fleur aux Olympiques de Gatineau pour leur week-end d’ouverture au centre Robert-Guertin vendredi et samedi.

Comme si les partisans n’étaient pas déjà assez excités par la rentrée de l’édition 2018-19 de leur équipe favorite, ils auront droit à une valeur ajoutée avec les visites de trois Gatinois recrutés par des camps « ennemis ».

Meilleur compteur parmi les 10 joueurs de l’Outaouais qui ont évolué dans la LHJMQ la saison dernière, D’Artagnan Joly sera de passage avec le Drakkar de Baie-Comeau vendredi. Le défenseur Louis Tardif, autre produit de l’Intrépide de Gatineau, sera également sur place.

Samedi, ce sera déjà la première visite d’Hendrix Lapierre et des Saguenéens de Chicoutimi. Le Gatinois de 16 ans a été le premier choix du dernier repêchage de la LHJMQ. Assurément, l’amateur de hockey junior sera bien servi.

Choix de deuxième ronde des Olympiques en 2015 avant d’être sacrifié dans la transaction de Nicolas Meloche, D’Artagnan Joly sait à quoi s’attendre vendredi soir.

« J’ai vécu le match d’ouverture des Olympiques quand j’étais avec eux à 16 ans. Je sais que c’est gros pour les partisans. Les Olympiques vont vouloir laisser une bonne impression à leurs partisans. Il faudra être prêts », a dit l’attaquant de 19 ans mercredi avant d’affronter les Cataractes de Shawinigan au centre Henry-Leonard.

Plus d’un point par match
Rendu à sa quatrième saison avec le Drakkar, le cadet des sept frères Joly a amassé un sommet de 68 points en 55 matches la saison dernière. Face aux Olympiques, il s’est toujours bien débrouillé avec 12 points en 10 matches en carrière, dont un but et cinq passes sur la patinoire où il a joué son hockey mineur.

Attaquant d’impact dans un club qui arrive à maturité, Joly devrait imiter son frère Michaël et se retrouver parmi les meilleurs compteurs de la LHJMQ cette saison. Il arrive justement du camp des Flames de Calgary, qui l’ont repêché en sixième ronde en 2017.

« C’était ma première expérience, car j’avais raté le premier camp en raison d’une blessure au dos qui m’a tenu à l’écart du jeu pendant sept mois. C’était l’fun. C’est un atout de plus pour moi que je vais amener chez le Drakkar. Les dirigeants m’ont dit qu’ils avaient apprécié mes habiletés et ma tête de hockey. Maintenant, ils veulent me voir en donner encore plus cette saison. J’avais donc hâte de commencer à jouer. »

Débarqué chez le Drakkar une journée avant le début de la saison régulière, Joly a justement commencé en marquant le premier but de l’année de son club, une victoire de 3-1 à Chicoutimi. Il a ajouté un deuxième but à son deuxième match, une autre victoire contre les Sags, mais à Baie-Comeau.

Joly aura besoin d’une saison productive pour signer son premier contrat professionnel, mais ses coéquipiers pourraient lui faciliter la tâche parce que les attentes sont élevées chez le Drakkar.

« C’est notre grosse année. Ça fait trois ans que le noyau de l’équipe est ensemble et qu’on grandit. La chimie est là. Nous avons une attaque explosive. Nous allons y aller le tout pour le tout. Quant au contrat, j’essaye de ne pas trop y penser. Si je fais les choses correctement tous les jours, les résultats vont suivre et ça va arriver tout seul. »

Joly se sent d’attaque pour connaître sa meilleure saison en carrière. Son dos ne l’incommode plus et il est devenu un des joueurs les plus expérimentés du circuit Courteau.

« Je suis en très bonne forme. Mon ancienne blessure ne m’achale plus. Je suis prêt à aller de l’avant », de conclure l’attaquant de 6’3’’ et 185 livres.

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Louis Tardif, le gentil géant du Drakkar

Sur la feuille de pointage, il se fait discret. Sur la glace, il ne fait pas trop de bruit. Pourtant, Louis Tardif est un élément essentiel aux succès du Drakkar de Baie-Comeau.

Le défenseur gatinois entame une troisième saison avec l’équipe de la Côte-Nord. Il est là depuis le début de son processus de reconstruction et la direction du club tenait à retenir ses services pour compléter son cycle en 2018-19.

En carrière, le colosse de 6’3’’ et 190 livres a récolté un but et six points en 130 matches, mais comme disent les Anglais, son rôle consiste à « garder les méchants à l’extérieur de la maison ».

« Avec Louis, tu as un défenseur à caractère défensif avec un bon gabarit. Il est très bon avec son bâton pour bloquer des tirs ou les lignes de passes. Il s’est beaucoup amélioré avec sa première passe. Il a un bon tir qu’il n’utilise pas assez souvent et il lui reste à améliorer la vitesse de ses prises de décision, dit le directeur général Steve Ahern. Louis est un leader à sa manière. Il excelle à l’école. À l’entraînement, il fait attention aux détails. Nous ne pouvons rien lui reprocher à l’extérieur de la glace. C’est un joueur efficace et c’est pour ça qu’il est encore un Drakkar. »

Louis Tardif

Ahern ajoute que Tardif est un défenseur robuste malgré ses 30 minutes de punition en carrière. D’ailleurs, Tardif détient un record de franchise (pour un défenseur) avec ses 37 matches consécutifs sans avoir été pénalisé.

Même s’il est devenu un vétéran à 19 ans, Tardif ne s’attend pas à ce que son rôle change dans la brigade défensive du Drakkar.

« Mon rôle défensif me tient à cœur. Il est important et c’est pour ça que je ne vais rien changer à mon style », a dit celui qui a pris part à chacun des 68 matches du Drakkar la saison dernière.

Après deux saisons complètes à Baie-Comeau, Tardif dit se sentir chez lui là-bas.

« C’est devenu mon deuxième chez-moi. Ce qui a changé cette année, c’est la fébrilité autour du club. Nous arrivons à maturité. Nous aurons une chance de gagner chaque soir et je veux profiter de cette saison au maximum. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve au hockey, mais je sais que cette année est importante pour le Drakkar. Je vais me concentrer là-dessus et travailler très fort. »

Joueur local, Tardif a hâte de participer aux festivités au match d’ouverture des Olympiques vendredi.

« J’ai joué mon hockey mineur à Guertin. Chaque visite me rappelle de bons souvenirs de mon année bantam. C’est toujours spécial de jouer des matches à Gatineau. Les Olympiques, c’était quand même l’équipe que j’allais voir quand j’étais jeune. »

Tardif n’a pas de point en huit matches contre les Olympiques, mais rappelons que son devoir est surtout d’empêcher les Gatinois de marquer contre son camp.