Charles Henry a reçu une bannière du comité des anciens Olympiques lors d’un tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns à l’été 2017, mais n’a jamais été honoré au centre Robert-Guertin.

Charles Henry n’est pas prêt à revenir

Les partisans l’ont crié sur tous les toits.

Ils étaient mécontents de la gestion des Olympiques sous la direction d’Alain Sear. Certains ont utilisé les médias sociaux pour clamer qu’ils ne remettraient plus les pieds à Guertin tant qu’il serait en poste.

Le dernier championnat du club remonte à 2008. La dernière présence en finale remonte à 2011. Depuis, les Gatinois n’ont gagné que quatre rondes éliminatoires en huit printemps.


« Je ne suis pas prêt à revenir. Martin Lacasse est encore là. »
Charles Henry

Alain Sear n’est plus là. À tort ou à raison, les partisans en avaient fait leur bouc émissaire. Il faudra voir si ce départ va ramener de l’enthousiasme dans le vieil amphithéâtre de la rue Carillon, devenu une pâle copie de lui-même lorsqu’il n’est pas bondé de spectateurs comme dans les belles années du club.

Les partisans reviendront peut-être, mais ça va prendre plus que le départ d’Alain Sear pour convaincre Charles Henry de s’amener au Vieux Bob pour une soirée hommage attendue depuis trop longtemps. L’architecte des sept coupes du Président et de la coupe Memorial des Olympiques est encore blessé par la façon dont son aventure a pris fin avec l’organisation.

Son état de santé étant précaire, le temps presse pour l’honorer à sa juste valeur. Le commissaire Gilles Courteau lui a même rendu visite à Ottawa mardi.

« Je ne suis pas prêt à revenir. Martin Lacasse est encore là. Ça ne change pas l’image du club. Les quatre ou cinq propriétaires qui supportaient Sear sont encore là. Si nos anciens joueurs reviennent [Luc Robitaille, Maxime Talbot entre autre], ça va tout changer », a-t-il répondu au Droit lorsqu’on lui a demandé si le départ de Sear allait enfin l’attirer à Guertin.

Un peu plus tôt, Martin Lacasse avait pourtant montré une sensibilité à l’idée de tendre la main au Grand Manitou de l’organisation le plus rapidement possible.

« C’est une excellente question. Il est arrivé ici avec Wayne Gretzky. Je pourrais même me targuer de dire que c’est grâce à mon père que M. Gretzky a acheté le club à cette époque-là. Je pourrais vous raconter l’histoire à un autre moment donné. M. Henry a été un grand artisan de cette équipe de hockey. M. Sear a été un grand artisan de cette équipe de hockey. »

Présence au CBB

À défaut de revenir à Guertin, Charles Henry va faire une présence au Complexe Branchaud-Brière le dimanche 19 janvier prochain, à partir de 12 h 30 lors d’un match des anciens des Olympiques dans le cadre de la Fondation Pat-Burns. Il déposera la rondelle pour l’occasion en plus de recevoir un hommage.

« Je serai disponible pour rencontrer les partisans. Je suis content de pouvoir faire quelque chose pour la Fondation Pat-Burns. »

Charles Henry sera accompagné des membres de sa famille pour ce match à son honneur. Parmi les anciens qui pourraient être présents ? Un gros nom : Luc Robitaille !

« Luc sera en ville au mois de janvier, mais nous n’avons pas la date encore. Il s’en vient justement visiter l’état des travaux au nouvel amphithéâtre des Olympiques », a expliqué Daniel Brunet, un responsable du comité des anciens Olympiques.