Alors qu’elles s’apprêtent à prendre part aux camps de sélection finaux, les meilleures hockeyeuses de l’Outaouais ne savent pas dans quelle province elles joueront.

Camps de sélection: hockeyeuses en attente

Alors qu’elles s’apprêtent à prendre part aux camps de sélection finaux, les meilleures hockeyeuses de l’Outaouais ne savent pas dans quelle province elles joueront.

Normalement, les formations de calibre AAA de la région devraient évoluer dans la structure intégrée de développement mise sur place par Hockey Québec. Les formations de calibre pee-wee, bantam et midget ont joué dans le circuit d’excellence québécois, la LHEQ, la saison dernière.

Or, il semble que les parents de certaines joueuses de niveau pee-wee ne sont pas fous des longs et fréquents déplacements qu’ils doivent s’imposer, pour que leurs adolescentes affrontent des clubs dans la vaste région montréalaise. Ces parents ont exprimé le souhait de se joindre à des ligues ontariennes. Ils préféreraient jouer leurs matches sur les patinoires d’Ottawa et de l’Est ontarien.

Hockey Québec a réagi en menaçant d’écarter les équipes de niveau bantam et midget de leurs compétitions.

« Un des mandats des régions administratives est d’adhérer au programme de développement, à la structure intégrée, et par le fait même, au réseau de compétition. La région se doit donc d’assurer l’encadrement de ses équipes, incluant la formation d’une équipe pee-wee », est-il écrit, dans un courriel signé par son président, Paul Ménard.

M. Ménard n’a pas voulu répondre aux questions du Droit, vendredi.

Le président de Hockey Outaouais, Pierre Montreuil, s’avoue bien embêté.

« Si les parents du pee-wee ne veulent pas se joindre à la structure intégrée, nous ne pouvons quand même pas leur tordre un bras », dit-il.

Hockey Outaouais attend de voir si les ligues compétitives ontariennes sont prêtes à accueillir leurs équipes. « Si elles nous refusent parce que leurs cédules sont déjà prêtes, nous allons avoir un problème », dit M. Montreuil.