À quelques heures du début du camp d’entraînement, Le Droit a discuté avec l’entraîneur-chef Éric Landry.

Camp d'entraînement des Olympiques: « On va de l’avant », dit Éric Landry

Les partisans des Olympiques de Gatineau ne seront pas trop malheureux de voir l’été se terminer. Après quelques années difficiles où elle a sacrifié quelques joueurs de talent leur équipe entre dans une nouvelle phase où elle tentera d’offrir du hockey de qualité avec un noyau de jeunes joueurs excitants. À quelques heures du début du camp d’entraînement, Le Droit a discuté avec l’entraîneur-chef Éric Landry.

Q: Il s’agira de ton troisième camp à titre d’entraîneur-chef.

R: Ça va vite, hein ?

Q: Je me trompe ou, pour toi, ce sera un camp stimulant ?

R: Absolument. Nous sommes très contents du travail accompli par nos dépisteurs lors des derniers repêchages. Ils ont repêché de très bons joueurs, cette année. L’an dernier aussi ! Ça rend les camps super intéressants. Nous avons tous hâte de voir les joueurs.

Q: Je parle aussi des vétérans. Dans le passé, vous saviez dès le départ que vous deviez travailler durant l’automne avec des joueurs qui allaient vous quitter avant les Fêtes. Cette fois, le travail effectué dans le développement devrait rapporter à long terme...

R: Le but, c’est ça. Quand nous avons parlé de l’importance de construire l’équipe de la bonne façon, nous avons commencé par la base. Nous sommes rendus dans une année où, à Noël, nous allons évaluer les choses. Le but, c’est de ne pas faire ce que nous avons fait dans le passé. Nous n’avons plus besoin de nous rajeunir. Notre noyau est déjà jeune. Nous voulons faire jouer nos jeunes. À Noël, nous allons essayer de voir ce que nous pouvons faire pour les aider, pour les encadrer encore mieux.

Q: Quand tu effectueras tes premières visites dans le vestiaire, dans les premiers jours du camp, quel sera le message que tu voudras lancer à tes joueurs ?

R: Ce sera une grosse année pour eux autres ! Ce sera une grosse année pour les vétérans. Tout comme les jeunes, ils auront des preuves à faire pour conserver leurs places. On va de l’avant.

Q: Tous les entraîneurs veulent donner une identité à leurs équipes. Alors qu’on commence à construire les Olympiques d’Éric Landry, à quoi ressembleront-ils ?

R: Ça n’a pas changé. On veut une équipe compétitive sur la glace. On veut des joueurs qui travaillent extrêmement forts. On sait qu’on a du talent. Quand on combine le talent et le travail, on obtient de bons résultats. C’est dans cette optique-là qu’on veut bâtir notre équipe.

Q: Es-tu capable d’identifier des joueurs qui sont sur le point de connaître de grosses saisons ?

R: Il est facile de penser à Métis Roelens et Mathieu Bizier, en s’appuyant simplement sur la deuxième moitié de saison qu’ils ont connue, l’hiver dernier. Ces deux gars-là aiment les défis et veulent se dépasser. Charles-Antoine Roy va nous revenir à 20 ans. Il a reçu une invitation pour un camp professionnel. C’est toute une motivation pour lui, aussi. On sent qu’il est excité. Ces trois gars-là, en particulier, veulent continuer. Il y a David Aebischer, aussi. Il n’était pas le même joueur, après les Fêtes, à son retour du Championnat mondial junior. Il va certainement vouloir continuer à bien faire.

Q: Quand on regarde ton équipe, on a l’impression que des postes sont disponibles pour des défenseurs qui veulent jouer de grosses minutes.

R: Si tu regardes notre alignement, nous avons quand même trois joueurs de 19 ans qui ont de l’expérience. En même temps, nous allons peut-être découvrir des joueurs plus jeunes qui seront capables de jouer de bonnes minutes. Ce serait encore mieux pour la progression de notre équipe.

Q: Pourrait-on encore assister à un ménage à trois devant le filet ?

R: Creed Jones est notre gardien de but numéro un depuis l’an dernier. Rémi Poirier a très bien fait, lui aussi, en deuxième moitié de saison comme dans les séries. Nous avons donc un bon équilibre, avec un vétéran et un jeune vétéran. Quand je regarde nos gardiens de but, je trouve que nous sommes en très, très bonne situation.

Q: Des expériences vécues au cours des dernières années feront-elles de toi un entraîneur différent, cette année ?

R: À toutes les années, tu apprends plein de choses. J’ai appris des choses chaque année, quand je jouais. Avec le groupe de joueurs qui sera à notre disposition cette année, on devra trouver les bonnes façons de communiquer les bons messages pour emmener tous les joueurs à offrir leurs meilleures performances.