Patrice Brisebois est venu faire un petit tour en Outaouais pour s'entraîner avec les défenseurs des Olympiques de Gatineau, lundi.

Brisebois en renfort

Une belle surprise attendait les défenseurs des Olympiques de Gatineau, lundi après-midi, pour le premier entraînement officiel des séries éliminatoires.
L'entraîneur-chef Éric Landry avait invité un spécialiste juste pour eux. Le spécialiste en question a joué 17 saisons dans la Ligue nationale de hockey et il possède une bague de la coupe Stanley.
C'était son vieil ami Patrice Brisebois.
L'ancien du Canadien de Montréal et de l'Avalanche du Colorado ne faisait que passer.
Quand il a remplacé Mario Duhamel, cet hiver, Landry lui a lancé une invitation ouverte. « Je lui ai dit qu'il pouvait venir nous aider quand il voulait. »
Très occupé, Brisebois a eu du mal à se libérer. « Quand j'ai parlé aux joueurs, avant de sauter sur la glace, je leur ai rappelé que la partie la plus agréable de l'année, c'est quand les séries commencent. Le timing était donc parfait pour ma visite », a dit l'entraîneur invité, en fin de journée, quand il s'est finalement résolu à quitter la glace.
Brisebois et Landry se sont liés d'amitié dans le vestiaire du Tricolore, au tout début des années 2000.
« Pat, je l'ai tout le temps respecté comme joueur. Je le regardais, à la défense. Il contrôlait la rondelle et le jeu », commente Landry.
C'est réciproque.
« Toujours aimé ce gars-là, a répondu Brisebois. Éric n'était pas le plus talentueux, mais, à l'image de Steve Bégin, il ne lâchait jamais. Tsé, il ne manquait pas de talent, ni de volonté. S'il n'a pas fait une longue carrière dans la LNH, c'était simplement une question de grandeur. Dans ce temps-là, c'était quelque chose d'important. »
Énergie
Vêtu de son survêtement bleu marine frappé du logo du Canadien, Patrice Brisebois ne s'est pas contenté d'un rôle de figurant lors de son après-midi passé au Centre Robert-Guertin.
Il était de tous les exercices. Il s'impliquait à fond.
« Je suis crevé », s'est exclamé le plus expérimenté des défenseurs de l'équipe, Marc-Olivier Crevier-Morin, juste avant de remiser son équipement.
« Tu sens que Patrice est passionné. Il a vraiment aimé gagner sa vie en jouant au hockey. Il a vraiment l'air sincère », a-t-il ajouté.
Il semble véritablement sincère. « Honnêtement, j'adore ça. Ça me manque. J'adore le hockey. J'adore aller sur la patinoire. J'ai adoré mes deux saisons passées dans le développement des joueurs au sein de l'organisation du Canadien. Malheureusement, des raisons personnelles m'ont poussé à lâcher. »
Il aime le hockey et se montre particulièrement nostalgique quand il parle de ses belles années junior, dans l'uniforme du légendaire Titan de Laval.
« J'ai joué avec tellement de bons joueurs, bonnes équipes. Je suis allé trois fois à la Coupe Memorial. Malheureusement, je n'ai pas été capable de la remporter. »
« Je le dis souvent, j'ai joué 18 ans LNH, j'ai gagné la coupe Stanley. Mes plus belles années dans le hockey, c'était dans le junior. On gagnait 35 dollars par semaine, on allait à l'école. Il n'y avait pas de pression. »
Breton blessé
Un seul défenseur des Olympiques n'a pu profiter du passage de l'ancien de la LNH. Alex Breton n'a pas été capable de sauter sur la glace. Il est demeuré dans les environs du vestiaire, un pied coincé dans une botte de marche.
Il s'est infligé une blessure à une jambe vendredi soir, lors de l'avant-dernier match de la saison régulière.
« Nous sommes encore à l'évaluer de façon quotidienne », a répondu Éric Landry, peu bavard au sujet des blessures.
Il n'écarte aucun scénario pour l'instant. Selon lui, Breton pourrait bien être de la formation débutante lorsque la série contre les Screaming Eagles du Cap Breton débutera, vendredi.
Le seul autre blessé de l'organisation, l'ailier Vincent Milot-Ouellet, pourrait aussi être disponible pour cette partie.
Il n'a pas joué depuis le 18 janvier.