Le deuxième choix de première ronde des Olympiques au dernier repêchage, Olivier Boutin, impressionne les dirigeants de l’équipe au camp d’entraînement.

Boutin brille dans l’ombre de Dean au camp des Olympiques

Olivier Boutin ne le cache pas. Le défenseur recrue des Olympiques de Gatineau s’avère un de ces joueurs superstitieux avant une partie.

À quel point ? Ses nouveaux coéquipiers sont sur le point de le découvrir. « On pourrait me qualifier de bizarre », a soutenu l’ado de 16 ans, mardi midi, après une autre séance sur glace au camp d’entraînement de l’équipe au complexe Branchaud-Brière.

Son rituel comprend manger une banane, mais surtout... jongler.

« Jongler avec des fruits », a-t-il précisé.

La réaction de son patron en apprenant l’anecdote ?

« C’est intéressant. Je n’ai jamais vu ça auparavant », a avoué Éric Landry, qui a joué 17 ans dans les rangs pros avant de devenir entraîneur.

Les Olympiques le savaient déjà talentueux ce Boutin. C’est pourquoi ils en avaient fait leur deuxième choix de première ronde au dernier repêchage, 13e au total.

Neuf rangs plus tôt, Gatineau avait sélectionné le centre Zachary Dean.

Les succès à l’attaque de Dean, qui a marqué quatre buts en trois parties hors-concours, ont relégué dans l’ombre Boutin jusqu’ici au camp.

Ça ne dérange pas le principal intéressé. « Peu importe sur qui se retrouve l’attention, je vais faire mon travail et chercher à m’améliorer », a soutenu le mobile défenseur gaucher de 5’9’’ et 165 livres.

Et depuis son arrivée, Boutin a épaté l’équipe d’instructeurs.

« C’est souvent facile d’évaluer les attaquants comme Zach en regardant la feuille de pointage », a rappelé Landry.

« Les défenseurs, ça va au-delà des statistiques. Tu les évalues dans leurs sorties de zone et leurs batailles un contre un. Il (Olivier) effectue de bonnes relances. Il fait bien aussi sur le jeu de puissance. »

Boutin a d’ailleurs amassé une mention d’aide lors du dernier match en avantage numérique.

« Quand un défenseur fait sa job, tu ne le remarques pas. Il ne se fait pas voir pour les mauvaises raisons. »

Éric Landry dit que l’ancien des Chevaliers de Lévis a « connu un très bon camp ». « J’adore sa combativité. Il ne regarde jamais contre quel joueur il se retrouve », a-t-il ajouté.

Ce qui facilite sa transition jusqu’ici des rangs midgets AAA à la LHJMQ ?

Boutin retrouve des visages familiers dans le vestiaire des Olympiques. Il y a son ancien coéquipier chez les Chevaliers, le défenseur Justin Gosselin, de même que les Mathieu Bizier et Pier-Olivier Roy, tous deux natifs de la région de Québec comme lui.

« Quand tu es tout seul, c’est dur, surtout quand tu as des questions. Parfois, tu es gêné. Mais avec eux ici, je me sens à l’aise. Ça m’aide à m’intégrer dans l’équipe. »

Et il y a l’adaptation sur la glace.

« C’est plus rapide. Mais avec mon coup de patin, je suis capable de suivre », a souligné Olivier Boutin, qui se décrit comme un défenseur polyvalent capable d’amener « une touche offensive ».

« Je suis un travaillant avec une bonne attitude », a-t-il dit.

« Je suis une personne respectueuse. C’est une valeur importante chez nous. Je suis professionnel. »

Parlons de sa famille.

Ses parents doivent trouver la maison vide avec le départ du bébé du clan Boutin vers Gatineau.

« J’ai une sœur de 23 ans et un frère de 19 ans. Mais il va encore à l’école. On ne le voit pas souvent chez nous... Ça va être tranquille. »