Le vétéran de 20 ans, Gabriel Bilodeau

Bilodeau veut terminer sa carrière en beauté

Un par un, Gabriel Bilodeau a vu ses meilleurs amis quitter les Olympiques en reconstruction pour aller terminer leurs carrières juniors dans des clubs qui aspirent à la coupe du Président.

Quand la période des transactions a pris fin dans la LHJMQ, le vétéran de 20 ans était toujours à Gatineau. Un peu déçu. Un peu content. Le défenseur lavallois préfère aujourd’hui regarder le bon côté des choses.

« Comme n’importe qui, je voulais avoir la chance de gagner un championnat. C’est sûr que de me retrouver dans un club en reconstruction en fin de carrière junior, c’est un peu plate, mais en même temps, je préfère voir les côtés positifs. Je suis bien ici. Ça fait quatre ans déjà que je suis arrivé. Gatineau, c’est ma deuxième maison. Ma pension, ce sont mes deuxièmes parents. Je connais bien les entraîneurs. Je connais bien l’équipe. Mon moral est très bon », a dit celui qui est maintenant le meilleur compteur de l’équipe avec 25 points en 35 matches.

Comme il est le joueur le plus expérimenté du club, il aura la chance d’atteindre des plateaux intéressants d’ici le mois de mars. Ses 230 matches en carrière avec les Olympiques le placent au 23e rang de l’histoire de la franchise.

Dans deux matches, il rejoindra son ancien capitaine Alex Breton. Dans 12 matches, il rattrapera son capitaine précédent Alexandre Carrier. Dans 23 matches, il égalera la marque de l’assistant entraîneur Francis Wathier. Enfin, s’il joue dans chacun des 30 derniers matches des Olympiques, il rejoindra Shane Doiron au deuxième rang des défenseurs de l’histoire du club avec 260 matches.

Avec 101 points, il est 15e parmi les défenseurs de la franchise, à seulement deux points d’Alex Breton, qu’il compte bien remplacer dans le rôle du vétéran auprès des jeunes d’ici la fin de la saison. « Je suis un peu dans sa situation. Nous étions un peu plus vieux l’an dernier, mais il avait le même rôle que j’aurai auprès des jeunes. Il s’est donné jusqu’à la dernière seconde. Nous sommes jeunes, mais nous sommes dans une conférence avec plusieurs autres jeunes clubs et nous avons toujours une possibilité de terminer au quatrième rang de notre conférence et gagner une ronde des séries. Ça serait bien plaisant. »

Pas de place ailleurs

S’il est demeuré un Olympique pour le reste de sa carrière, Bilodeau dit qu’il avait prévu le coup.

« Je regardais les formations des clubs aspirants et je voyais bien qu’ils avaient déjà leurs joueurs de 20 ans et qu’ils faisaient le travail. Il aurait fallu un miracle pour que je sois échangé à une de ces équipes. Tu ne souhaites jamais ça à personne, mais il aurait fallu une blessure ou quelque chose du genre. Je savais que mes chances de changer d’équipe étaient minces. J’aurais pu aller à Sherbrooke à la fin, mais pour le temps qu’il me reste à jouer dans la LHJMQ, j’étais mieux ici. Par contre, la décision finale n’était pas la mienne. »

Les Olympiques auraient refusé le choix de deuxième ronde offert par le Phoenix, un bon club, mais pas nécessairement parmi le groupe de tête avec Rouyn-Noranda, Drummondville, Halifax et Baie-Comeau.