Tristan Bérubé domine la LHJMQ au chapitre de la moyenne de buts alloués cette saison. Après 747 minutes de jeu, le gardien de 18 ans a accordé une moyenne de 2,17 buts par rencontre.

Bérubé domine les gardiens de la LHJMQ

À pareille date il y a un an, Tristan Bérubé était le troisième gardien des Olympiques de Gatineau.

Il avait obtenu un seul départ, puis il était venu en relève à Mark Grametbauer et Mathieu Bellemare à quatre reprises. Il n’avait joué que 130 minutes et avait accordé en moyenne 5,53 buts par match avec un pourcentage d’arrêt de ,829.

Cette année, Mark Grametbauer joue à Moncton et même si Mathieu Bellemare a retrouvé ses repères qui lui avaient permis de terminer deuxième dans la course à la meilleure moyenne de buts alloués de la LHJMQ en 2015-16, Tristan Bérubé occupe le siège du gardien numéro un des Olympiques avec 747 minutes de jeu.

Mieux, c’est lui qui domine tous les gardiens de la ligue avec une moyenne de 2,17 buts accordés par match. Cette moyenne est la deuxième meilleure de toute la Ligue canadienne de hockey.

Son pourcentage d’arrêt de ,920 le place à égalité au troisième rang du circuit Courteau derrière Antoine Samuel (Baie-Comeau) et Samuel Harvey (Rouyn-Noranda).

C’est tout un revirement de situation pour celui qui a dû attendre l’échange de Mark Grametbauer aux Fêtes de 2016 avant d’avoir une chance réelle de se faire apprécier à sa juste valeur.

« J’ai eu un gros été d’entraînement. Je voulais prouver que je pouvais être un gardien numéro un et que j’étais capable de faire partie des meilleurs de la ligue. Avec les séries que j’avais connues, j’avais confiance d’atteindre mes objectifs », raconte celui qui avait été un gardien dominant dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec avec les Albatros du Collège Notre-Dame.

À 18 ans, il prend à peine son envol. Ses statistiques ont de quoi le rendre fier, mais il assure ne pas y porter trop attention.

« Honnêtement, j’ai vu que j’étais premier pour la moyenne de buts, mais je n’y accorde pas trop d’importance. C’est sûr que c’est le fun d’être en haut, mais je ne veux pas m’asseoir là-dessus. Je veux y rester. En même temps, j’aime mieux aider l’équipe à aller chercher une grosse victoire comme celle contre Victoriaville samedi dernier. Aider l’équipe à gagner, ça demeure mon but principal. »

Toujours en lutte avec Mathieu Bellemare pour obtenir du temps de jeu, Bérubé affirme que son partenaire est un grand ami dans la vie de tous les jours.

« Nous avons une relation saine. C’est une compétition interne. Nous voulons jouer tous les deux, mais nous nous supportons. Notre relation sur la glace ou à l’extérieur n’est pas affectée. »

Même s’il a commencé la saison en retard après une opération à une épaule, Mathieu Bellemare a lui-même une excellente moyenne de 2,64  buts accordés par rencontre avec un pourcentage d’efficacité de ,912 cette saison.

Nouveau masque

En plus d’avoir été le gardien le plus utilisé des Olympiques cette saison, Bérubé a enfin pu se débarrasser de son masque blanc pour le remplacer par un masque aux couleurs de l’équipe. Le thème choisi met également Batman et le Joker en vedette.

« J’ai toujours tripé sur Batman quand j’étais jeune. Déjà, je me disais qu’il allait se retrouver sur mon premier masque. J’avais aimé le film The Dark Knight et c’est pour ça qu’on le retrouve avec le Joker. Batman est un super héros sans pouvoir surnaturel. Comme un gardien, il n’a qu’une armure pour se défendre. Sylvie Marsolais a fait du beau travail. J’avais hâte d’avoir ce masque. »

AUTRES PLAINTES CONTRE L'ENTRAÎNEUR SUSPENDU DE L'INTRÉPIDE

Le dossier de l’entraîneur suspendu par l’Intrépide de Gatineau midget AAA est en train de faire boule de neige.

Renvoyé de l’autobus de l’équipe pendant un voyage à Rivière-du-Loup le 6 octobre dernier parce qu’il était soupçonné d’échanger des messages à caractère sexuel avec certains de ses joueurs, cet entraîneur fait déjà l’objet d’une plainte officielle à la police. Selon le 104,7 FM, une autre plainte aurait déposée à la police vendredi dernier et voilà qu’une troisième plainte d’un joueur de la structure de l’Intrépide de Gatineau inc. serait sur le point d’atterrir sur le bureau des enquêteurs. 

La famille de ce troisième joueur aurait consulté un avocat récemment afin d’être guidée dans sa démarche.

Jusqu’à présent, aucune accusation criminelle n’a été déposée contre l’individu, mais celui-ci a été suspendu de toute activité de la structure de l’Intrépide.

Comme il n’a pas encore été accusé, son identité ne peut pas être dévoilée.

Même si ses agissements auprès de jeunes joueurs de hockey avaient été dévoilés au grand jour à partir du 6 octobre, l’entraîneur a continué à travailler pendant trois autres semaines avec des jeunes joueurs et joueuses de hockey de la région en participant à des cliniques privées offertes par d’autres associations de hockey mineur en Outaouais.

Quelque part, les canaux de communication ont fait défaut entre le moment où le message de sa suspension a été transmis de l’Intrépide de Gatineau aux dirigeants de Hockey Outaouais. L’organisme qui chapeaute tout le hockey mineur dans la région a omis d’avertir ses partenaires de l’association de la suspension d’un entraîneur spécialisé visé par des allégations de nature sexuelle.

Depuis, le président de Hockey Outaouais Mario Lemery se retrouve dans l’eau chaude. Il a été lui aussi suspendu en attendant d’aller expliquer la lenteur d’agir de son organisme. Ce dernier a rendez-vous avec les dirigeants de Hockey Québec vendredi.

Parce que Hockey Outaouais a tardé à intervenir, des centaines de jeunes hockeyeurs et jeunes hockeyeuses ont continué à entretenir le contact avec un entraîneur qui pourrait faire face à des accusions de nature sexuelle auprès de mineurs.