Benoît-Olivier Groulx en sera à sa quatrième saison dans la LHJMQ cette année.

Benoît-Olivier Groulx rêve au contrat

Le retour sur terre pourrait être brutal pour Benoît-Olivier Groulx.

Le jeune hockeyeur vient de passer plus de trois semaines au camp des Ducks d’Anaheim, à profiter de l’été californien tout en s’entraînant sur des patinoires de la LNH.

Il est rentré à Halifax, en début de semaine, où il fait froid.

Il a monté à bord d’un autocar pour le premier long voyage de sa quatrième — et potentiellement dernière — saison dans la LHJMQ. Dans les prochains jours, il visitera Drummondville, Chicoutimi et Baie-Comeau.

« Il fait froid, mais au moins, les gars sont là », dit-il, faisant référence à ses coéquipiers et amis des Mooseheads.

Groulx peut aussi garder le moral parce que les Ducks devraient lui faire signe rapidement.

Il est parti pour le camp avec des preuves à faire. Les dépisteurs des Ducks l’aimaient suffisamment pour le sélectionner en deuxième ronde, lors du repêchage amateur de 2018. Les dirigeants de l’équipe avaient peut-être des réserves, parce qu’ils ne lui ont pas accordé de contrat durant l’année qui a suivi.

Il a si bien fait au camp qu’il a mérité le privilège de participer à deux parties hors-concours.

Les clubs de la LNH ne font pas jouer des matches hors-concours à des espoirs de 19 ans quand ceux-ci ne font pas partie des plans à long terme...

« Le contrat ? Honnêtement, je n’ai aucune idée. J’en ai parlé avec mon agent. Il me dit que ça pourrait se faire prochainement. Je ne peux pas me concentrer là-dessus. Je reviens à Halifax. Je veux vraiment connaître le meilleur début de saison possible avec mon équipe. »

« Mais, d’après moi, ça devrait se faire vraiment bientôt. »

Contre Kopitar

Avant de repartir pour Halifax, le jeune Groulx a également discuté avec les entraîneurs des Ducks. Ceux-ci ont remarqué qu’il a gagné en maturité au cours des 12 derniers mois.

« J’ai passé la plupart de mon temps avec la “grosse” équipe. Je m’entraînais avec des gars qui ont joué dans la LNH l’an dernier. Je commençais à tisser des liens avec les joueurs. J’aimais ça faire des jokes avec eux. Je n’ai pas de misère à faire ma place dans une équipe. Dans mon meeting, à ma fin, c’est ce qu’ils m’ont dit. J’avais l’air plus à l’aise avec les gars. Je n’étais pas intimidé comme l’an dernier. »

Groulx a quand même été impressionné, dans un match, quand il s’est retrouvé sur la glace au même moment qu’un héros d’enfance.

Ça s’est passé le 23 septembre, au Staples Center de Los Angeles.

« J’étais dans le quatrième trio, entre Nicolas Deslauriers et Kiefer Sherwood. Toute la soirée, nous avons joué contre le troisième ou le quatrième trio des Kings. En troisième, notre coach m’a envoyé sur la patinoire pour une mise en jeu en zone défensive. Le coach des Kings a envoyé Anze Kopitar contre moi », raconte-t-il.

« Je l’ai trouvé vraiment gros. Il doit mesurer six pieds et quatre, peser 220 livres. Il prend de la place sur la glace ! J’ai quand même trouvé un moyen de gagner la mise en jeu. C’est bon pour la confiance », de dire celui qui pèse 195 livres.