Benoît-Olivier Groulx espère répéter l’exploit de son père, qui avait remporté la médaille d’or avec Équipe Canada junior en 2015. On reconnaît Benoît Groulx en haut à droite sur la photo.

Benoît-Olivier Groulx a reçu l’appel d’Équipe Canada junior

Après une défaite de 5-2 de ses Mooseheads de Halifax à Charlottetown dimanche soir, Benoît-Olivier Groulx ruminait dans l’autobus de l’équipe quand son téléphone a sonné avec un beau prix de consolation : une invitation au camp de sélection de l’équipe nationale junior du Canada.

L’attaquant gatinois de 19 ans, choix de deuxième ronde des Ducks d’Anaheim en 2018, avait été déçu de ne pas avoir été retenu pour ce camp l’an dernier, mais quand la liste des 31 joueurs invités – 17 attaquants, 10 défenseurs et 4 gardiens – a été dévoilée lundi, tout ça était oublié.

« Quand tu reçois l’appel de Hockey Canada, ça fait ta journée, même après une défaite, a-t-il confié au Droit lundi, après l’annonce officielle d’Équipe Canada junior. Juste le fait d’être invité, c’est spécial pour moi et ma famille, mon père notamment. »

Lorsque son paternel Benoît Groulx a été l’entraîneur-chef d’ÉCJ lors du tournoi de 2015 disputé à Montréal et Toronto, le jeune Benoît-Olivier, alors un joueur de niveau bantam, avait passé beaucoup de temps dans le giron de l’équipe, ne ratant qu’un match au Centre Bell.

« Quand ils ont gagné la médaille d’or, mon père a pris le trophée dans ses bras et il m’a trouvé dans les estrades, je ne sais pas trop comment, pour me pointer du doigt. C’était un vraiment beau moment, tout comme après à l’hôtel quand j’étais avec lui pendant que les gars célébraient dans une salle. J’ai pu voir de près la passion qui les animait, je dirais que c’est un des plus beaux moments de ma vie et là, l’objectif c’est de me tailler un poste dans cette équipe pour le vivre à nouveau », a relaté le jeune Groulx.

À sa dernière saison chez les juniors, Groulx a montré qu’il est bien remis de la mononucléose qui a nui à la fin de sa saison dernière, lui qui avait raté une bonne partie des séries éliminatoires avant de revenir à temps pour la finale et le tournoi de la coupe Memorial. En 24 parties, il a récolté 37 points, dont 12 buts, en formant un dangereux trio avec Raphaël Lavoie, invité lui aussi par ÉCJ, et l’ancien Olympique Maxim Trépanier.

« C’est toujours le fun quand tu es invité à participer à des équipes de Hockey Canada avec des amis. Raph et moi, on est inséparables cette saison, ça va super bien », note Groulx, dont un autre coéquipier, le défenseur Jared McIsaac, est parmi les invités également.

Le dépisteur-chef de la formation nationale, Brad McEwen, a mentionné lors d’une conférence téléphonique lundi que le fait que Groulx et Lavoie, auteur de 41 points cette saison, soient des compagnons de trio ne leur nuira évidemment pas. « En étant des coéquipiers depuis longtemps, c’est certain qu’ils ont déjà une bonne chimie établie et j’imagine qu’ils vont être appelés à jouer ensemble à l’occasion pendant le camp. Mais c’est un camp où la compétition est ouverte, en bout de ligne, c’est ce que chacun d’entre eux va faire qui va compter », a-t-il dit.

Les invités, dont quatre autres joueurs issus de la LHJMQ (le gardien Olivier Rodrigue, les attaquants Alexis Lafrenière, Dawson Mercer et Jakob Pelletier) vont se rapporter à l’entraîneur-chef Dale Hunter mardi prochain (9 décembre) à Oakville, en banlieue de Toronto, avec l’espoir d’être retenus pour le tournoi du temps des Fêtes à Ostrava et Trinec, en République tchèque. Un tournoi que Benoît Groulx devra suivre à distance, occupé qu’il sera avec son club, le Crunch de Syracuse.

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BERNARD-DOCKER ET BAHL EN LICE

L’espoir des Sénateurs Jacob Bernard-Docker, choix de première ronde en 2018, et Kevin Bahl, des 67’s, ont également été invités au camp de sélection d’Équipe Canada junior.

Ils sont deux des 10 défenseurs qui lutteront pour les sept postes disponibles en vue du tournoi en République tchèque.

Un des derniers joueurs retranchés au camp de l’an dernier en Colombie-Britannique, Bernard-Docker devrait être un des favoris pour ce poste alors que le dépisteur-chef de l’équipe, Brad McEwen, a noté une grande progression dans son jeu cette saison. « J’ai trouvé que son jeu est beaucoup plus complet cette saison par rapport à l’an dernier, il affiche une belle maturité. Il fait partie d’une excellente équipe qui est bien classée (dans la NCAA) et il y est pour beaucoup, jouant dans toutes les situations pour son équipe. Il sera un des 10 défenseurs au camp et on va voir comment il va s’en tirer, mais les attentes sont élevées pour lui », a-t-il commenté lundi.

Albertain de 19 ans sélectionné au 26e rang par Ottawa (avec un choix obtenu de Pittsburgh dans l’échange de Derick Brassard), Bernard-Docker connaît effectivement une grosse saison à l’université North Dakota, dont il est le deuxième meilleur compteur avec 3 buts et 11 passes pour 14 points en 15 parties. Son club est classé 3e dans la NCAA.

La candidature de Bahl, grand arrière de 6’ 7’’ appartenant aux Coyotes de l’Arizona, sera aidée par la présence d’André Tourigny comme adjoint à Dale Hunter. « Il a fait beaucoup de chemin comme joueur de hockey, a noté Mark Hunter, membre de l’équipe de direction d’ÉCJ, lundi en conférence téléphonique. Il s’est beaucoup amélioré et il joue de grosses minutes pour Ottawa. Je suis intéressé de voir comment il va se débrouiller au camp. »