Anthony Beauchamp, âgé de 19 ans, vient de connaître sa meilleure saison en carrière dans la LHJMQ avec 11 buts et 28 points en 65 parties.

Beauchamp joue gros

VICTORIAVILLE — Pour un joueur de hockey, il n’y a pas meilleur moment que les séries éliminatoires pour se faire un nom ou même une réputation.

Les Olympiques de Gatineau font face à un défi de taille devant les Tigres de Victoriaville dans cette première ronde des séries de la LHJMQ, mais certains vont jouer leur avenir au cours des prochains jours.

C’est notamment le cas du Thursolien Anthony Beauchamp qui voudra démontrer toute son utilité afin de convaincre les Olympiques de lui confier un casier de joueur de 20 ans la saison prochaine.

Âgé de 19 ans, il vient de connaître sa meilleure saison en carrière dans la LHJMQ avec 11 buts et 28 points en 65 parties. Son coéquipier Alexandre Landreville joue à 20 ans après avoir récolté 17 points à l’âge de 19 ans. Il a plus que doublé sa production cette année (37 points). Ailleurs dans la ligue, un autre Gatinois connaît ses meilleurs moments dans le circuit Courteau à 20 ans. Yvan Mongo vient d’amasser 47 points en 58 matches avec les Voltigeurs de Drummondville alors qu’il en avait collecté 29 avec l’Armada de Blainville-Boisbriand l’an dernier.

Beauchamp pourrait-il imiter ces anciens de l’Intrépide et faire fructifier sa production offensive à 20 ans?

«Dans les prochaines séries, c’est un peu à moi de me vendre pour démontrer que j’ai ma place comme joueur de 20 ans, que ça soit ici ou ailleurs. Ça serait un honneur pour moi de revenir ici à 20 ans. Je suis un gars de la place. Notre équipe a été démembrée avec toutes les transactions cette année et elle aura besoin de leaders l’an prochain. Ça serait à moi d’aider les jeunes qui vont arriver», a dit cet ancien choix de sixième ronde du Drakkar de Baie-Comeau en 2014.

Grâce à sa vitesse, son ardeur au travail et à son puissant tir, Beauchamp a gagné la confiance de ses entraîneurs pendant la saison.

«Quand j’ai réussi à me tailler un poste avec l’équipe au début de l’année, c’est un rêve d’enfant qui s’est réalisé. Maintenant, j’ai la chance de jouer pour l’équipe de chez nous dans les séries. C’est toujours spécial pour moi d’enfiler le chandail des Olympiques. Je suis chanceux. Je ne suis pas dans une famille d’accueil. Je suis chez moi avec mes parents. La dernière année à Gatineau m’a fait réaliser à quel point je suis chanceux de jouer au hockey.»

Anthony Beauchamp attaque ses deuxièmes séries en carrière dans le circuit Courteau. En 2015, à titre de recrue de 16 ans, il avait participé à 11 matches du Drakkar et il avait même marqué un but malgré un rôle effacé.

«C’est ma deuxième expérience en séries et le fait de me retrouver dans le camp des sous estimés me sert de motivation. Les gens disent que nous avons vidé notre club cette saison, mais nous avons également acquis de bons joueurs. Nous avons confiance en nos moyens. Nos entraîneurs aussi.»

Parce qu’ils ont alterné entre les séquences de victoires et de défaites cette saison, les joueurs des Olympiques ont vraiment l’impression qu’ils n’ont besoin que d’une victoire pour amorcer une nouvelle séquence victorieuse, peu importe la qualité de leurs adversaires.

«Nous avons eu du succès en jouant selon une certaine identité d’équipe cette année. Il s’agit de la retrouver. Il n’est pas trop tard. En séries, tout le monde repart à zéro.»