Le Thursolien Anthony Beauchamp, même à 20 ans, doit encore se battre pour démontrer qu’il mérite de jouer dans la LHJMQ. ­

Autre défi pour Anthony Beauchamp

Il a beau avoir fait son entrée dans la LHJMQ à 16 ans, Anthony Beauchamp ne l’a jamais eu facile pour jouer dans la meilleure ligue de hockey junior de l’est du pays.

À 16 ans, il avait d’abord été retranché par le Drakkar de Baie-Comeau, mais il avait été rappelé après l’élimination rapide de l’Intrépide de Gatineau. C’est là qu’il avait eu la chance de se mouiller dans le circuit Courteau en disputant 14 matches de saison régulière et 11 autres pendant les séries éliminatoires.

À 17 ans, il était de retour à Baie-Comeau, mais pas nécessairement dans le rôle souhaité. Il avait surtout été utilisé dans un troisième ou encore un quatrième trio. À 18 ans, constatant qu’il n’avançait pas dans la hiérarchie du club, il a demandé un changement d’air et les Screaming Eagles du Cap-Breton sont venus le chercher. Encore là, l’expérience a été décevante, si bien qu’il a décidé de rentrer à la maison pour finir sa saison avec les Flames de Gatineau dans la Ligue junior AAA du Québec.

À 19 ans, il a été prêté aux Olympiques pendant la durée du camp d’entraînement où il a été retranché, avant d’être rapatrié via le ballottage quelques jours plus tard. Il a complété la saison avec 28 points en 65 matches, mais il s’était avéré un des meilleurs joueurs du club pendant les séries où il a marqué trois buts dans la série contre les Tigres de Victoriaville.

Chances de son côté

Le voilà maintenant rendu à 20 ans devant un autre défi où il devra à nouveau convaincre la direction qu’il mérite un des trois casiers réservés aux joueurs de son âge.

« Dans la vie, il n’y a jamais rien qui t’est donné. Quand tu veux quelque chose, tu t’arranges pour aller le chercher. C’est ce que j’ai fait cet été. J’avais eu une bonne discussion avec Éric Landry (l’entraîneur-chef des Olympiques) à la fin de la dernière saison. Je savais ce que j’avais à faire. Je suis dans la meilleure forme de ma carrière. Je me suis entraîné à Arnprior avec un ancien entraîneur en habiletés du Canadien de Montréal. Je me sens capable de passer au prochain niveau », a dit le Thursolien de naissance, mais dont la famille a déménagé à Gatineau pendant son adolescence.

Les Olympiques ont retranché un de ses rivaux de 20 ans après le match de mercredi soir. L’équipe compte maintenant le maximum de trois joueurs de 20 ans avec Gabriel Bilodeau et Giordano Finoro, mais ça ne veut pas dire que le poste du fougueux et rapide attaquant est assuré.

« Le poste, c’est à moi d’aller le chercher. C’est à moi de ne pas leur laisser un doute. Je suis confiant. »

Encore jeudi, le directeur des opérations hockey, Alain Sear, a rappelé l’objectif de son équipe à l’approche de la prochaine ronde de coupures.

« C’est sûr que nos vétérans de qualité vont rester, mais le plan, c’est de rajeunir l’équipe en nous donnant de la profondeur au niveau de la jeunesse. Nos joueurs de 16 ans, Pier-Olivier Roy, Manix Landry, Olivier Gervais-Daigneault, Justin Gosselin et William Paré nous font voir la lumière au bout du tunnel. Il y aura des décisions difficiles, mais nécessaires à prendre d’ici la fin du week-end afin de préparer le club à moyen et long terme. »

Pas besoin d’un dessin. Si Beauchamp veut rester, il devra démontrer qu’il pourra devenir un joueur d’impact à 20 ans tout en guidant les plus jeunes de l’équipe. « Je dois encore prouver des choses cette année. C’est comme à mon premier camp à 16 ans. Les postes de joueurs de 20 ans sont limités, mais c’est un défi que je veux relever. Ça serait incroyable de terminer ma carrière junior à Gatineau. »

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ACQUISITION D'UN DÉFENSEUR DES FOREURS

Trois matches auront été suffisants pour convaincre les Olympiques de Gatineau de verser un choix de sixième ronde aux Foreurs de Val-d’Or pour obtenir les services du défenseur Darick Louis-Jean.

Prêté par les Foreurs à la fin du camp des recrues, l’arrière-garde de 18 ans a amassé trois points en trois matches avec les Olympiques. Dans la transaction, les Gatinois ont aussi mis la main sur un choix de dixième ronde.

« Il a impressionné dès le premier match à Boisbriand. Après le match, Ron Choules (l’entraîneur qui était derrière le banc) nous a dit que nous avions un bon joueur entre les mains parce qu’il avait été en mesure d’appliquer toutes les consignes à la lettre pendant le match. C’est un joueur intelligent qui comprend et qui s’adapte facilement en plus d’avoir un bon lancer, un bon coup de patin et un gabarit intéressant », a dit le directeur des opérations hockey, Alain Sear.

Repêché par les Foreurs en neuvième ronde du repêchage de 2016, Louis-Jean a joué son hockey midget AAA avec le Rousseau Royal de Laval-Montréal. Il est considéré comme un joueur de 18 ans même s’il aura 17 ans jusqu’en décembre. Dans le jargon du hockey, c’est un late.

« Nous pensons qu’il a une belle courbe de progression. À Val-d’Or, ils avaient beaucoup de jeunes défenseurs alors que nous avions peu de défenseurs nés en 2000. Il a passé le dernier hiver dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire, mais nous avons eu de bons rapports sur lui et notre évaluation a aussi été avantageuse. Ça nous a coûté un choix de sixième ronde pour l’avoir en plus d’un choix de 10e ronde », a ajouté Sear.

Darick Louis-Jean mesure 6’1’’ et pèse 195 livres.

Les Olympiques disputeront un dernier match hors-concours à Branchaud-Brière samedi soir avant la prochaine vague de coupes. D’ici lundi, les joueurs d’âge collégial seront fixés sur leur sort. La date limite des transactions dans la LHJMQ est également lundi.

Alain Sear dit qu’il va améliorer l’équipe si l’occasion se présente, mais qu’il n’a pas de pourparlers sérieux pour le moment.