Les 67's d'Ottawa ont vaincu les Olympiques de Gatineau au compte de 4-0 vendredi soir, dans un premier duel opposant les deux formations cette saison.

Andrée se dresse et blanchit les Olympiques [PHOTOS]

Le principe du « match des toutous » est relativement simple.

Chaque année, à l’approche du temps des Fêtes, des clubs de hockey demandent à leurs fans d’apporter des animaux en peluche à l’aréna. Quand le match débute, on attend impatiemment le premier but. Lorsque les locaux le marquent, les partisans lancent les peluches sur la glace.

Que se passe-t-il, au fait, quand le gardien de l’équipe visiteuse refuse de coopérer ?

Au Centre Robert-Guertin, vendredi soir, Cédrick Andrée s’est montré intraitable. Il a tout stoppé, pour permettre aux 67’s d’Ottawa de gagner la première manche de la Bataille de la rivière des Outaouais.

Les Ontariens l’ont emporté, 4-0, contre les Québécois.

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« C’est pas mal cool. En tant que gardien, avant un match de toutous, c’est toujours quelque chose qui me trotte derrière la tête. Et si j’étais capable de blanchir l’adversaire ? »

« C’est vraiment un aréna cool, ici. C’est un aréna rempli d’histoire. C’est tout petit. La foule est toujours animée, il y a de l’électricité dans l’air. Je me suis vraiment amusé, ce soir. »

Pour la petite histoire, il y a quand même eu pluie de toutous, en fin de soirée. Les spectateurs ont décidé de procéder lorsque les 67’s ont marqué leur troisième but, dans un filet désert, en fin de troisième période.

Les joueurs d’Éric Landry ont fait leur boulot. Ils ont aidé les préposés à la patinoire à tout ramasser. Ils étaient juste un peu moins joyeux que dans les années passées.

« C’est frustrant », a concédé le capitaine de l’équipe, Charles-Antoine Roy, en fin de soirée.

On voulait lui parler du gros effort fourni par sa troupe.

Les Olympiques ont dominé leurs rivaux, 32-24.

Ils n’ont pas joué un mauvais match. S’ils avaient été un peu plus chanceux, dans une première période où ils ont complètement contrôlé le jeu, le résultat aurait été différent.

« C’est quand même facile d’être fâché, dit Roy. Je ne sais plus ça fait combien de matches d’affilée qu’on perd. Tout le monde est en cr... en ce moment. Ce n’est pas le fun. »

Les Olympiques ont perdu leurs huit dernières parties, pour ceux qui s’intéressent à ce type de séquences.

Peu de gens s’attendaient à ce qu’ils l’emportent face aux 67’s, qui forment l’équipe de l’heure dans la LHOntario.

Ils n’ont donc pas à rougir de leur performance.

Roy nous fait cependant comprendre que le temps des victoires morales est révolu.

« Ce n’est pas ce qu’il nous faut, en ce moment. Ça nous prend une vraie victoire. C’est bien beau, dire qu’on a travaillé fort et qu’on a eu des chances. C’est bien beau, dire qu’on a eu plus de tirs au but qu’eux autres. En ce moment, on a besoin d’une victoire. On a besoin de deux points. C’est ça que ça prend. »

Les 67’s ont marqué le but décisif dans les premiers instants de la deuxième période.

Noel Hoefenmayer a marqué d’un tir de la pointe.

Belle façon pour lui d’inscrire son nom sur la feuille de pointage, avant de prendre congé pour le reste de la soirée. Le défenseur offensif de 20 ans a découvert à ses dépens que l’instigateur d’une bagarre écope automatiquement d’une pénalité de match, au Québec.

Hoefenmayer a jeté les gants devant Métis Roelens, lorsque ce dernier a durement frappé Marco Rossi.

Joseph Garreffa a marqué les deux buts qui ont suivi. Jack Quinn a complété la marque, en toute fin de partie, après la pluie de toutous.

Creed Jones n’a pas été mauvais, devant son filet. Il a réussi une vingtaine d’arrêts.

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L'ATTAQUE MASSIVE NE PRODUIT PAS

Les Olympiques peuvent-ils sauver l’honneur en gagnant le deuxième match de la série inter-ligues, dimanche, à la Place TD?

S’ils veulent y parvenir, il faudrait qu’ils commencent par profiter de leurs attaques massives. Ils ont obtenu six supériorités numériques, vendredi soir. Ils n’ont pas été capables de capitaliser.

«Le power play a très bien fonctionné, argue pourtant l’entraîneur-chef Éric Landry. On a utilisé différentes façons de se rendre jusqu’au filet. Plusieurs tirs différents avec de la circulation devant le filet. Des retours… Nous n’avons pas été capables de la mettre dedans.»

«On méritait un meilleur sort, ce soir.»

En début de journée, les dirigeants des Olympiques ont pris une décision importante, qui risque de bousculer l’ordre établi, dans le vestiaire. Ils ont remercié, d’un coup, les attaquants d’expérience Olivier Bourret et Matthew Grouchy.

Grouchy, qui avait obtenu 47 points en 61 parties chez les Remparts de Québec, l’an dernier, avait inscrit un seul point à ses sept dernières rencontres.

Bourret n’avait pas touché la cible en 22 rencontres, cette saison.

«C’était plutôt une question d’identité d’équipe, dit Landry. On n’allait pas dans la bonne direction, avec ces joueurs-là. Je trouvais qu’ils ralentissaient le groupe.»

Les Olympiques ont utilisé 11 attaquants et sept défenseurs, vendredi. Ils ont l’option de faire appel à un joueur affilié, dimanche.