Nik et Stephanie Coulter avec leurs enfants Holden et Olympia
Nik et Stephanie Coulter avec leurs enfants Holden et Olympia

Amoureux inconditionnels des Olympiques

C’est l’histoire d’un couple anglophone qui se forme à Ottawa en 2008.

Il est natif de la région de Windsor. Elle est de Peterborough. Or, leur passion du hockey junior les a amenés à développer un amour inconditionnel pour... les Olympiques de Gatineau.

Nik et Stephanie Coulter sont de fervents partisans des Olympiques. Tellement que le couple de Blackburn Hamlet a une fille de presque trois ans prénommée «Olympia»!

«Nik avait laissé un dépôt pour son abonnement saisonnier avant même qu’elle soit née, raconte Stephanie, l’air amusé. Nous voulions nommer notre enfant à partir de quelque chose qui nous tenait à coeur tous les deux. Nous aimons beaucoup les Olympiques.»

Et Nik d’enchaîner. «Nous avions abordé des thèmes autour du flambeau ou de la flamme olympique. Puis, Stephanie regardait le film Steel Magnolias où il y avait un personnage qui s’appelait Olympia. Ça nous a séduits et c’était bien mieux que le nom d’Hullette suggéré par le célèbre Jean Miner, le superfan qui est devenu notre autre ami de la section 11», dit-il en portant fièrement un chandail des Festivals de Hull qu’il a lui-même conçu avec le #11 de Jean-Gabriel Pageau, mais aussi en l’honneur de la section où le couple regarde les matches au «Vieux Bob».

La famille Coulter s’est attachée profondément aux Olympiques à partir de 2010, mais avant de prendre racine et devenir des irréductibles partisans, il faut connaître l’histoire ébouriffante du couple.

Nik a grandi en adulant les 73’s d’Essex, un club junior C, probablement le plus titré au pays. «Quand on dit que les Olympiques sont l’équipe la plus titrée de la ‘Q’, moi, je fais le lien avec mes 73’s. Un mur complet de l’aréna est tapissé de bannières de championnats.»

Les 73’s sont 21 fois champions de leur ligue et sept fois champions de l’Ontario.

Stephanie a grandi à Peterborough en adulant les Petes, neuf fois champions de OHL.

«Mon père avait des billets de saison. J’ai vu jouer Chris Pronger, mais notre club est riche en tradition aussi. Scotty Bowman a déjà dirigé les Petes.»

Après leur recontre à Ottawa, Nik et Stephanie vont voir des matches des 67’s. Surtout contre les Petes. Et c’est là qu’on leur propose de traverser la rivière pour aller voir du hockey à Gatineau.

Coup de foudre

Le coup de foudre a été instantané.

«Notre première visite a été un match des séries de 2010 contre Montréal. Nous sommes rentrés à Guertin pendant l’hymne national. Nous ne pouvions pas en croire nos oreilles tellement c’était bruyant. Les gens hurlaient. Il y avait même le son de la sirène. L’ambiance était infernale. Ça ressemblait à ce que nous vivions à Peterborough et à Essex. C’est comme si nous étions de retour à la maison!»

Il est partisan des Sénateurs d’Ottawa. Elle se range derrière les Maple Leafs de Toronto. À Gatineau, ils ont enfin trouvé un amour commun.

«Pour la première fois, les Olympiques devenaient l’équipe qui nous ralliait tous les deux. Nous pouvons nous associer à l’histoire du club, à son folklore et à ses personnages mythiques», dit Stephanie

Sans s’en rendre compte, les joueurs préférés de Nik dans la LNH étaient des anciens des Olympiques.

«Martin Gélinas, Luc Robitaille, Colin White, Radim Vrbata étaient parmi mes joueurs préférés. J’ai grandi à 500 miles d’ici. Sans le savoir, ces joueurs avaient un dénominateur commun. Ils avaient joué pour les Olympiques. Ça me dit beaucoup sur la culture du club.»

Aujourd’hui, le couple a visité 11 des 12 marchés québécois de la LHJMQ. «Nous allons voir les Olympiques sur la route. Nous adoptons une ville et nous y retournons en vacances par la suite», lance Stephanie. Les Coulter n’ont jamais été témoins d’une des sept coupes du Président des Olympiques. Ils aimeraient bien en voir une d’ici peu.

«C’est venu bien près en 2011 contre les Sea Dogs. J’ai toujours espoir d’un championnat à Guertin avant le déménagement. Nous allons suivre l’équipe au nouveau centre, mais nous allons nous ennuyer de Guertin. Ça va être neuf et bien beau au début. Il y aura un buzz pour un tournoi de la coupe Memorial, mais après, nous tomberons dans la nostalgie. Rien ne pourra recréer l’ambiance survoltée de Guertin», laisse tomber le couple.

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Mathieu Bellemare

LE PORTE-BONHEUR DE MATHIEU BELLEMARE

Un gardien qui marque un but. Voilà un phénomène rare et excitant au hockey.

Mathieu Bellemare a eu l’honneur de réussir l’exploit deux fois au hockey junior. Une fois dans la LHJMQ avec les Olympiques de Gatineau en janvier 2017. C’était au centre Robert-Guertin. La deuxième fois, c’était dans l’uniforme du Titan de Princeville en avril 2019 dans la Ligue junior AAA du Québec. C’était à Longueuil.

Grands admirateurs de ce gardien, Nik Coulter et son fils Holden sont les seuls êtres humains de la planète à avoir été témoins des deux moments historiques en chair et en os!

«J’ai visité la majorité des amphithéâtres de la LHJMQ, mais j’aime aussi aller voir des matches dans la Ligue junior AAA du Québec, surtout pour voir des anciens des Olympiques. Un jour, je m’étais dit que je voulais voir jouer Mathieu Bellemare une dernière fois avant la fin de sa carrière junior. Ç’a adonné que le match que nous avons choisi a été le match où il a compté son deuxième but! À part Mathieu lui-même, je ne pense pas que d’autres personnes ont pu voir ses deux buts en personne!»

Joint par Le Droit jeudi, Mathieu Bellemare confirme la version et les affirmations de Nik Coulter. «Il n’y en a pas d’autres!»

La semaine suivante, pendant la finale, Nik Coulter s’était rendu à Terrebonne pour voir Bellemare soulever la coupe Napa. «J’étais sur la glace pendant les célébrations, mais j’ai choisi de ne pas trop étirer ma présence pour les festivités. Je ne voulais pas être aspergé de champagne pour le chemin du retour!»

Cet hiver, pendant les séries du hockey universitaire, Coulter s’est déplacé à l’Université d’Ottawa pour voir un match des Gee Gees contre les Patriotes de Trois-Rivières, le nouveau club de Mathieu Bellemare. Hélas, c’est Sébastien Auger qui gardait les buts de l’UQTR. «Les Patriotes ont perdu le match ultime. À ce jour, je ne pense pas que ce soit une coïncidence!»

Avec son ange gardien dans l’amphithéâtre, Mathieu Bellemare aurait peut-être pu changer la donne s’il avait obtenu le départ...