« Je suis top shape », a lancé le défenseur Alex Breton à son arrivée au camp d'entraînement des Olympiques.

Alex Breton, deux fois guéri et prêt pour la saison

L'année 2017 est vraisemblablement celle des blessures au « bas du corps » pour Alex Breton.
Le quart-arrière des Olympiques de Gatineau a terminé la saison 2016-17 sur une seule jambe. Sa blessure assez sérieuse à une cheville ne l'a pas empêché de connaître d'excellentes séries éliminatoires.
Il commençait à peine à s'en remettre quand un accident de travail est venu plomber son programme d'entraînement estival.
« J'installais des lits escamotables pour une entreprise. J'en ai échappé un. J'ai eu besoin de 23 points de suture sur un de mes tibias », racontait le joueur de Sainte-Marie-de-Beauce, lundi, à son arrivée au camp d'entraînement.
Cette mésaventure n'est visiblement plus qu'un mauvais souvenir. Il est capable de la raconter avec un large sourire.
« Ça m'a ralenti un peu, mais tout est rentré dans l'ordre, maintenant. Je suis top shape », assure-t-il.
« Il faut que je connaisse ma plus grosse saison jusqu'à présent. Je vais tout faire pour que ça se produise », insiste-t-il.
Des commentaires qui feront plaisir à son entraîneur.
Éric Landry est catégorique. Pour que les Olympiques se maintiennent parmi les formations compétitives de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, leurs deux défenseurs de 20 ans devront connaître de très bonnes saisons.
Les deux défenseurs en questions sont Will Thompson et Breton.
On sait fort bien ce que Thompson peut accomplir. Fort, fiable, il sera le général de la brigade défensive.
Breton pourrait surprendre avec une éclosion offensive tardive. Il a déjà commencé à le faire durant des séries où il a trouvé le moyen d'inscrire sept points en quatre parties.
« Il faut d'abord reconnaître qu'il a fait preuve de caractère durant ces séries. Il était blessé. Ça n'a pas du tout affecté son jeu », opine Landry.
La blessure l'a cependant forcé à modifier légèrement sa façon de jouer, observe l'entraîneur.
« Alex est un joueur qui aime transporter la rondelle. Il aime prendre des chances offensivement. Parce que sa blessure le ralentissait, il a été obligé de jouer de façon plus prudente. Curieusement, ça lui a permis de créer davantage d'opportunités de marquer. »
« Ça faisait un bout de temps qu'on lui en parlait. Cette blessure lui a permis de voir que nos suggestions étaient bonnes. C'est normal. C'est ce qu'on appelle gagner du vécu et de l'expérience », complète Landry.
Alex Breton reconnaît que l'expérience acquise durant cette ronde perdue en sept matches face aux Screaming Eagles du Cap-Breton lui a ouvert les yeux. « Avec la blessure que j'avais, j'étais moins capable de me rendre partout où je voulais sur la glace. J'essayais de me concentrer sur le meilleur endroit. J'ai appris à simplifier mon jeu », dit-il.
Breton a hâte de voir si les points continueront de s'accumuler à ce rythme lorsque la saison régulière débutera.
Comme tous les joueurs de 20 ans qui n'ont pas été repêchés, il est conscient que le temps commence à presser. Il devra impressionner quelqu'un, quelque part, s'il souhaite jouer au hockey de façon professionnelle dans un an.
« L'objectif, c'est de décrocher un contrat, acquiesce-t-il. Je suis conscient que les défenseurs capables d'alimenter l'attaque sont populaires. Je devrai ressortir du lot. »
Il aura la chance de replonger dans le bain très bientôt, puisque les Olympiques plongent tête première dans les matches préparatoires.
Deux fois Sherbrooke
Le Phoenix de Sherbrooke sera de passage au Centre Robert-Guertin, ce mercredi. Vingt-quatre heures plus tard, les joueurs d'Éric Landry visiteront à leur tour les Cantons-de-l'Est.
« On compte utiliser deux alignements assez différents dans ces deux parties », commente celui qui a une trentaine de joueurs à sa disposition. Landry attendait de consulter la formation du Phoenix avant de choisir ses joueurs pour le match à Guertin.