Fidèle à ses habitudes, Alex Breton continue de cocher toutes les cases à chacune des étapes de sa carrière avant de la faire progresser.
Fidèle à ses habitudes, Alex Breton continue de cocher toutes les cases à chacune des étapes de sa carrière avant de la faire progresser.

Alex Breton, défenseur de l’année dans la ECHL

Fidèle à ses habitudes, Alex Breton continue de cocher toutes les cases à chacune des étapes de sa carrière avant de la faire progresser.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau vient de recevoir le titre du défenseur par excellence de la East Coast Hockey League (ECHL) après avoir récolté 11 buts et 55 points en 61 matches avec les Americans de Allen en 2019-20.

À 22 ans, il est devenu l’un des plus jeunes récipiendaires de cet honneur individuel dans le circuit professionnel sous la Ligue américaine (AHL). Il avait également été choisi dans la première équipe d’étoiles de la ECHL la semaine précédente.

L’an dernier, à sa première année chez les professionnels, Breton avait été élu dans l’équipe d’étoiles des recrues de la ECHL. En deux saisons à Allen, il revendique 94 points en 114 matches. Malgré sa bonne saison et sa participation au Match des étoiles de la ECHL, il n’a jamais été rappelé par le club-école des Stars de Dallas à Iowa dans la AHL. Pourtant, à sa saison recrue, il avait eu droit à deux rappels. Il avait disputé un match avec Belleville et 10 autres avec Springfield.

«C’était un peu frustrant de ne pas être rappelé cette saison, mais ça m’a permis de rester toute l’année à Allen et d’obtenir le titre du défenseur de l’année. Quand j’ai été rappelé dans la AHL l’an dernier, je n’ai pas joué beaucoup. Un rappel ne sert pas toujours à grand-chose si tu ne joues pas. À Allen, j’ai eu beaucoup de temps de glace cette saison, surtout avec nos nombreux blessés», a dit le défenseur de Sainte-Marie-de-Beauce, de retour à la maison en raison de la pandémie mondiale.

Le titre de défenseur de l’année peut être valorisant pour un jeune défenseur, mais il ne garantit pas une carrière dans la LNH. De tous les récipiendaires de ce trophée, seulement deux défenseurs ont fini par jouer dans le circuit Bettman: Brett MacDonald (1991) a joué un match dans la LNH et Brandon Smith (1994) en a disputé 33. Alex Breton était déjà au courant de ce détail fastidieux.

«Les gagnants de ce trophée sont plus vieux d’habitude. Ils terminent leurs carrières dans la East Coast. Je suis encore jeune et j’espère que le titre va me permettre d’accéder au prochain niveau la saison prochaine.»

L’an dernier, parce qu’il avait un contrat à sens unique de la ECHL, n’importe quelle équipe de la AHL pouvait le rappeler en lui octroyant un contrat d’essai. Cette année, il avait un contrat à deux sens avec le Wild de l’Iowa. C’était la seule équipe qui pouvait le rappeler.

«Je pense être prêt à passer à la prochaine étape. Je suis mon plan de carrière. Je ne pense pas avoir d’autres choses à prouver dans la East Coast. Si je ne passe pas à la Ligue américaine l’an prochain, je vais considérer un passage en Europe.»

Alex Breton réitère qu’il n’a jamais sauté d’étapes dans sa carrière. Il a commencé sa saison de 17 ans avec les Commandeurs de Lévis dans la Ligue midget AAA du Québec avant d’être rappelé par les Olympiques après la pause de Noël. Il est devenu un défenseur dominant dans la LHJMQ à 20 ans chez les Olympiques. Il vient de se faire les dents pendant deux saisons dans la ECHL. Selon sa trajectoire habituelle, il serait dû pour passer à l’échelon supérieur en 2020-21.

«Je suis encore jeune. La recrue de l’année dans la ECHL a été un de mes coéquipiers de 25 ans! Il venait de terminer sa carrière dans les rangs collégiaux américains. J’ai eu une très bonne saison. Je me sens prêt pour mon prochain défi.»

L’avantage de son contrat à deux sens AHL/ECHL, c’est qu’il demeure sur la liste de paye du Wild de l’Iowa, dont la saison n’a pas encore été annulée, contrairement à celle de la ECHL. Il continue donc de recevoir son plein salaire.