Le directeur des opérations hockey des Olympiques, Alain Sear

Alain Sear ira derrière le banc des Olympiques

L’idée d’Alain Sear est bien arrêtée. Lorsque les Olympiques de Gatineau joueront sur la route, plus tard cet automne, il descendra derrière le banc pour voir de plus près ce qui s’y passe.

Le directeur des opérations hockey a dévoilé ses intentions lors d’une entrevue accordée sur les ondes du radiodiffuseur officiel de son équipe, Unique FM, mercredi.

Il a semblé surpris par la vague de commentaires négatifs que cette nouvelle a entraînée.

Il a donc accordé une série d’autres entrevues, jeudi, afin de préciser sa pensée.

D’abord, il ne réalisera pas ce projet prochainement.

« Dans les prochaines semaines, je ne serai pas avec l’équipe durant son voyage en Abitibi. Ensuite, je vais quitter pour Medicine Hat pour assister au Défi mondial U17 », explique-t-il.

Cela fait en sorte que les entraîneurs auront quelques occasions, d’ici là, de mettre un terme à leur séquence de défaites.

Ils obtiendront d’ailleurs une opportunité de le faire, dans les prochaines heures. Les Olympiques accueilleront l’Armada de Blainville-Boisbriand, ce vendredi, au Centre Guertin.

Sear insiste : Éric Landry et ses adjoints ne sont pas en danger.

« L’objectif principal, c’est de prendre le pouls. Comme je disais hier, je n’irai pas là pour évaluer le travail des entraîneurs. Je veux évaluer la réaction des joueurs dans les moments critiques. Si on veut bâtir un club champion, ici, on doit connaître nos joueurs de long en large. »

Il s’est déjà amusé à diriger des équipes de hockey mineur, mais le coaching ne fait plus partie de ses ambitions.

« Je ne prétends pas que je suis un entraîneur junior majeur, dit-il. La raison pour laquelle j’ai arrêté de coacher au niveau midget espoir, c’est que je ne voulais pas mettre les sacrifices pour faire ça. »

« Je veux épauler nos entraîneurs. Je veux les encadrer. Je veux les aider à atteindre nos objectifs. »

Un directeur général dispose de plusieurs moyens pour apprendre à mieux connaître ses joueurs. Rares sont ceux qui ressentent le besoin de descendre derrière le banc pour y parvenir.

Sear est convaincu qu’il pourra apprendre des trucs nouveaux sur ses protégés en se rapprochant. « Depuis la galerie de la presse, le jeu se déroule plus lentement. Derrière le banc, je verrai davantage les interactions. »

Aebischer s’entraîne

Mêlé bien malgré lui à cette histoire, Éric Landry choisit de hausser les épaules.

Il ne s’objectera pas à la visite de son patron derrière le banc.

« Alain et moi, on a un bon dialogue. Tous les entraîneurs ont une bonne relation avec Alain. Nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Si Alain veut venir sur le banc, ça ne change rien pour moi. Tout ce que je sais, Alain le sait déjà. Il sait comment je pense. Il connaît nos stratégies d’équipe. »

Landry se réjouit par ailleurs de voir le progrès de David Aebischer. Le Suisse a recommencé à s’entraîner avec ses coéquipiers, jeudi.

« Quand ton défenseur numéro un embarque sur la glace… Déjà, on sent que la motivation est plus grande. »