En 2004, Alain Sear est devenu copropriétaire des Olympiques de Gatineau en rachetant les parts de Bernard Brisbois.
En 2004, Alain Sear est devenu copropriétaire des Olympiques de Gatineau en rachetant les parts de Bernard Brisbois.

Alain Sear: 15 ans avec les Olympiques

Au cours des 15 dernières années, Alain Sear a souvent défrayé la manchette. En fouillant dans nos archives, nous avons remonté le fil de son ascension au sein de l’organisation des Olympiques.

Vendredi 13 août 2004

Le Droit annonce qu’un homme d’affaires aylmerois, Alain Sear, souhaite faire l’achat de 25 % des parts des Olympiques. « Ça fait cinq ans que j’en parle sérieusement et là c’est rendu au point où il ne reste que des vérifications à faire de notre part, avant de passer chez les notaires et les avocats », annonce-t-il. Copropriétaire et directeur général, à cette époque, André Chaput semble moins enthousiaste. « Si on laisse rentrer quelqu’un d’autre, ça pourrait changer la chimie. Nous ne sommes pas intéressés à prendre quelqu’un qui voudrait effectuer un take over du club. »

Vendredi 27 août 2004

Le conseil d’administration des Olympiques autorise le rachat des parts de Bernard Brisbois par Alain Sear. « Je pense que l’aspect où je peux le plus contribuer à l’équipe, du moins dès le départ, c’est au niveau des communications, du marketing et de la publicité », affirme celui qui est aussi président de l’Association du hockey mineur d’Aylmer.

Mercredi 28 novembre 2007

Alain Sear devient l’actionnaire majoritaire des Olympiques. Il rachète les parts de Jean-Robert Brisson. Dans nos pages, il est question d’un « différend » entre les deux hommes. Sur la place publique, M. Brisson refuse de verser de l’huile sur le feu. « Je suis avec les Olympiques depuis 10 ans et j’aimais bien ça. Je n’ai rien à dire contre Alain Sear car il fait bien son travail et l’équipe est rentable depuis qu’il est là. »

Mardi 26 août 2008

L’entraîneur-chef Benoît Groulx quitte pour tenter sa chance dans la Ligue américaine. S’ensuit un remaniement administratif dans lequel le gouverneur Charles Henry perd beaucoup de pouvoir. « Pour le moment, il n’y aura personne qui occupera le poste de directeur général. [Le nouvel entraîneur] Mario Richer prendra toutes les décisions du côté hockey alors que je prendrai les décisions administratives. Quand viendra le temps de bâcler une transaction, il faudra mon autorisation finale », annonce M. Sear.

Samedi 29 mai 2010

Charles Henry quitte les Olympiques. « Je n’ai pas pris de décision depuis deux ans, déclare-t-il. Alain Sear s’est occupé de ça et c’est correct ainsi. Il se passe tellement de choses avec cette équipe et je n’ai pas le cœur pour passer au travers. Ça ne me donne rien de rester. »

Jeudi 16 juin 2011

Le groupe de propriétaires des Olympiques accueille un nouveau membre. Gilles Desjardins achète 10 % des parts. M. Desjardins nous fait part des intentions du président du club. « Le plan consiste à réunir 10 groupes qui auraient 10 % des actions. Ces groupes pourraient aider à faire rayonner ce beau bijou de notre région. »

Mercredi 27 juin 2012

Alain Sear devient officiellement directeur général adjoint. « S’il s’en vient ici, c’est pour m’épauler, pas pour diriger. Nous voulons créer un esprit de famille chez les Olympiques », assure Benoît Groulx. De retour de la Ligue américaine, ce dernier cumule les fonctions de directeur général et d’entraîneur-chef.

Mercredi 19 juin 2013

Gilles Sauvé, l’homme qui avait acheté les Olympiques en 1992 afin d’empêcher leur déménagement à Sherbrooke, quitte le groupe de propriétaires. « La gestion de l’équipe s’en va dans une direction qui ne s’apparente pas à notre vision, commente-t-il. Aujourd’hui, les Olympiques s’en vont vers un partenariat d’affaires. Ça va être géré comme une multinationale. Nous préconisons une approche familiale. » Un autre actionnaire de longue date, André Chaput, annonce lui aussi son intention de quitter.

Jeudi 10 août 2017

Alain Sear devient, officiellement, directeur des opérations hockey des Olympiques. Ce titre lui confère, essentiellement, les pouvoirs du directeur général. Les hommes d’affaires Martin Lacasse et Daniel Gingras lui succèdent, respectivement, dans les fonctions de président et de gouverneur. M. Sear veut que cette nomination marque le début d’une nouvelle ère. « J’ai appris à travers les années ce qu’est un club de hockey. J’ai appris à gérer tout ça. Ce n’est pas vrai que tu peux arriver sans vécu et savoir tout de suite comment gérer tout ça. C’est impossible. À travers les années, j’ai appris énormément. J’ai appris, entre autres, de mes erreurs », dira-t-il, plus tard.

Jeudi 19 décembre 2019

Dans un climat où la pression est devenue « insoutenable », Alain Sear annonce son départ de l’organisation. « Ce que nous voulons dire à nos joueurs, à nos entraîneurs, à nos partisans, à nos commanditaires… Bref, à toute la communauté, qui était, et qui est derrière les Olympiques, c’est que les actionnaires, unis ensemble, feront raviver la flamme, et faire revivre la tradition de hockey junior en Outaouais », déclare le président, Martin Lacasse, après avoir accepté sa démission.