Les 67’s d’Ottawa ont mis 58 minutes avant de battre le gardien Kari Piiroinen dimanche à la Place TD, mais ils ont aussi réussi à le déjouer une deuxième fois avec 8,4 secondes à faire au match pour soutirer un point aux Spitfires de Windsor dans un revers de 3-2 en fusillade.

67's: toute bonne chose a une fin

La loi de la moyenne a rattrapé les 67’s d’Ottawa deux fois plutôt qu’une à la Place TD dimanche après-midi.

Leur séquence de 10 victoires consécutives en prolongation/fusillade a pris fin dans un revers de 3-2 contre les Spitfires
de Windsor.

Quand Will Cuylle a été le seul marqueur des tirs de barrage, il a aussi mis fin à une séquence de 18 victoires consécutives des 67’s à la maison. Leur dernière défaite au parc Landsdowne remontait au 8 novembre.

Déstabilisés par ce rare échec à domicile, les médias ne savaient pas trop par où commencer dans le point de presse avec l’entraîneur-chef André Tourigny, mais celui-ci avait une citation toute prête.

« Nous n’avons pas perdu un match de hockey aujourd’hui. Nous avons perdu un spectacle de divertissement ! »

Le coach avait raison. Face à un des bons clubs de la conférence de l’Ouest, il y avait une ambiance de séries éliminatoires dans l’air à la Place TD. Plus de 5000 spectateurs ont vu les 67’s (42-8-1) dominer les Spitfires pendant trois périodes, mais ce sont les visiteurs qui menaient 2-0 jusqu’à la 58e minute de jeu sur des buts d’Egor Afanasyev et Tyler Angle.

Il a fallu attendre que le gardien Cédrick Andrée rentre au banc à la faveur d’un sixième patineur pour qu’Austen Keating trompe enfin la vigilance du gardien Kari Piiroinen. Puis, avec 8,4 secondes à jouer, Jack Quinn a fait bondir la foule en égalant la marque 2-2 pour forcer la tenue de la prolongation.

Les 67’s ont eu plusieurs bonnes occasions d’ajouter un autre point au classement en prolongation, mais Piiroinen a continué à frustrer les locaux. En fusillade, il a arrêté leurs trois tireurs et Will Cuylle a été le seul à battre Andrée pour donner la victoire aux Spitfires (32-15-5).

Malgré la défaite, André Tourigny a mentionné qu’il était important pour son club de jouer des matches serrés comme celui de dimanche contre des adversaires de taille.

« Je prendrais des matches comme celui-ci tous les soirs. Ça sentait le hockey des séries. Il n’y avait pas de temps/espace sur la patinoire. Je suis fier de la façon que nous avons joué. Nous avons joué avec urgence. Nous avons poussé la note. Peut-être que nous avons voulu prendre quelques décisions osées avec la rondelle. Il aurait mieux valu garder les choses simples, mais notre équipe a été serrée sur le plan défensif. Nous avons accordé bien peu de chances. Leur gardien a été très bon. Nous avons donné tout un spectacle », a estimé Tourigny, dont le club a dominé la rencontre 36-23 au chapitre des tirs en plus d’avoir frappé quelques poteaux.

Parce qu’ils n’arrivaient pas à marquer contre Piiroinen, les 67’s ont souvent attendu la fraction de seconde de plus pour obtenir le tir parfait. Souvent, c’était la fraction de seconde de trop pour les priver d’un but.

« Quand tu essaies le jeu parfait et que ça marche, tu passes pour un héros. Quand ça ne marche pas, les gens vont dire que vous auriez dû lancer plus tôt. Peu importe. Nous avons des joueurs intelligents. Nous allons tirer des leçons d’un match comme ça », a ajouté Tourigny.

À son 298e match en carrière avec les 67’s, Austen Keating était soulagé d’avoir enfin percé le mur Piiroinen pour amorcer la remontée tardive des siens.

« Ça sentait les séries aujourd’hui. La foule était impliquée pendant 65 minutes et plus ! Ç’a fait du bien de participer à la remontée. Souvent, quand tu finis pour compter un but après de multiples essais, le deuxième est plus facile à aller chercher. C’est ce qui est arrivé aujourd’hui. Je suis déjà excité pour demain. Ce sera encore plus gros contre London. Et il y aura encore plus de monde dans les gradins », a-t-il dit en prévision du duel contre les Knights de London dans le cadre de la journée de la famille en Ontario lundi après-midi.