James Boyd, premier récipiendaire du nouveau trophée Jim-Gregory, décerné au directeur général par excellence de la Ligue de l’Ontario.
James Boyd, premier récipiendaire du nouveau trophée Jim-Gregory, décerné au directeur général par excellence de la Ligue de l’Ontario.

67’s: James Boyd récompensé à son tour

Quand une redoutable équipe de hockey rafle presque tous les trophées individuels à la fin d’une saison, il est de mise de récompenser celui qui a assemblé toutes les pièces du casse-tête.

Lundi, James Boyd est devenu le premier récipiendaire du nouveau trophée Jim-Gregory, décerné au directeur général par excellence de la Ligue de l’Ontario (LHO).

En poste depuis trois saisons, Boyd a aidé les 67’s d’Ottawa à signer une deuxième saison consécutive de 50 victoires. L’équipe qu’il a bâtie a mené la LHO avec 296 buts marqués. Ses 164 buts accordés étaient également un sommet cette saison. L’avantage numérique des 67’s était premier dans la ligue, tout comme l’équipe avec une fiche de 50-11-1.

Au cours des dernières semaines, Marco Rossi a reçu le trophée du meilleur compteur et du joueur le plus utile de la LHO. Noel Hoefenmayer a été le meilleur défenseur, Austen Keating le meilleur joueur de 20 ans et André Tourigny, le meilleur entraîneur-chef.

Il ne manquait qu’un championnat pour compléter cette saison de rêve, qui s’est arrêtée brusquement en raison d’une pandémie mondiale.

«J’aimerais pouvoir blâmer quelqu’un pour expliquer cette absence de championnat. Malheureusement, il n’y a rien à faire. C’est quand même un honneur d’être le premier à recevoir le trophée Jim-Gregory, un bâtisseur de notre ligue qui a connu une belle carrière dans la LNH (élu au Temple de la renommée en 2007). Mon adjoint, Jan Egert, a travaillé avec Jim quand il était au bureau de la LNH. Quand nous étions chez les Steelheads de Mississauga, notre recruteur-chef Jim Cassidy avait joué pour les Marlies de Toronto de Jim Gregory. Jan et moi, nous avons donc cette connexion spéciale avec Jim.»


« Nous aimons les joueurs que nous avons repêchés dans les trois dernières années. Nous sommes contents du développement de ces joueurs. Nous voulons offrir une équipe compétitive à nos partisans toutes les années. »
James Boyd

Boyd et Egert font équipe depuis longtemps et le premier a tenu à saluer le travail de son adjoint, qui occupe aussi le rôle du directeur du recrutement.

«Les 67’s c’est un travail d’équipe. Nos entraîneurs, nos recruteurs et nos propriétaires nous donnent les outils pour connaître du succès. Malheureusement, Jan et moi, nous avons participé à trois finales au cours des huit dernières années. Nous n’avions pas encore franchi la dernière étape. Nous pensions que la quatrième occasion allait être la bonne.»

En 2019-20, les 67’s semblaient encore plus puissants que l’année précédente. James Boyd n’a pas eu à faire beaucoup d’éclats sur le marché des transactions. Il a bel et bien ajouté l’explosif attaquant de 20 ans Joe Garreffa en début de saison. Il a inscrit 90 points en 52 matches avant de signer un contrat professionnel avec la filiale des Sharks de San Jose. À sa troisième année dans le rôle de DG des 67’s, il ne restait que des ajustements à faire.

«Nous avons été chanceux avec le retour non anticipé de Noel Hoefenmayer. On s’attendait à ce qu’il fasse le saut chez les pros, mais il est revenu et il a gagné le titre du meilleur défenseur de l’année. Son retour a changé la dynamique de notre équipe. Or, les blessures ont décimé notre alignement toute la saison, notamment avec les blessures à long terme de Merrick Rippon et Nikita Okhotyuk. Ça ne nous a pas empêchés de continuer de gagner sur une base régulière.»

Pour James Boyd, la clé sera de garder le momentum dans une saison où plusieurs joueurs importants vont quitter l’équipe.

«Nous aimons les joueurs que nous avons repêchés dans les trois dernières années. Nous sommes contents du développement de ces joueurs. Nous voulons offrir une équipe compétitive à nos partisans toutes les années. C’est notre objectif. Évidemment, les succès de notre club aident notre recrutement. Quand les joueurs de talent voient tous les joueurs qui signent des contrats professionnels après leur passage chez les 67’s, c’est plus facile de les convaincre de venir chez nous.»