Les Olympiques de Gatineau vivent une mauvaise passe, mais les 67’s d’Ottawa ne les prennent pas à la légère.
Les Olympiques de Gatineau vivent une mauvaise passe, mais les 67’s d’Ottawa ne les prennent pas à la légère.

67's et Olympiques, deux équipes aux trajectoires différentes

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
La troisième édition de la Bataille de la rivière des Outaouais 2.0 est à nos portes.

Les Olympiques de Gatineau et les 67’s d’Ottawa vont s’affronter vendredi au Centre Robert-Guertin et dimanche à la Place TD pour mettre la main sur la nouvelle coupe Alexandra mise à l’enjeu quand ces deux rivaux naturels ont repris les hostilités, 15 ans après leurs premiers duels de saison régulière.

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Au cours des deux dernières campagnes, les Gatinois ont des équipes qui occupent les bas-fonds de la LHJMQ tandis que la formation ottavienne fait partie de l’élite de la LHOntario. L’an dernier, ça n’a pas empêché les premiers de remporter un des deux matches, 2-1 sur leur propre patinoire avant de s’incliner 5-1 lors du match retour sur la rue Bank. L’année précédente, en décembre 2017, les Olympiques ont aussi gâché le match en plein air dont les 67’s ont été les hôtes, alors que les 67’s ont pris une revanche de 5-0 le mois suivant au « vieux Bob ».

Les Olympiques ne demanderaient évidemment pas mieux que de mettre fin à une série noire de sept revers consécutifs en prenant la mesure de l’équipe qui est classée au troisième rang dans toute la Ligue canadienne de hockey avec sa fiche de 20-6-0-0.

« Ils ont un bon club, on le sait. Ces matches-là vont être physiques et j’espère que ça va nous aider, ramener un peu d’énergie et d’intensité dans notre game », souhaite le capitaine des Olympiques Charles-Antoine Roy.

Au lendemain d’un décevant revers de 8-4 contre les Sea Dogs de Saint-Jean, les patineurs des Olympiques ont eu droit à un entraînement punitif sans rondelle. Celui-ci a duré une vingtaine de minutes, l’équivalent d’une période, l’entraîneur-chef Éric Landry jugeant que ses ouailles n’avaient pas offert un effort suffisant au deuxième tiers la veille. Les joueurs ont fait un seul exercice de patinage, qui consistait à prendre position dans les zones défensives et offensives.

« L’intensité des joueurs a diminué, on aurait dit qu’ils ne croyaient plus (pouvoir gagner) le match et ça, c’est inacceptable. On a donc travaillé là-dessus ce matin. Il a manqué une période de travail, il y avait de l’ouvrage qui n’a pas été fait hier qu’on a terminé (jeudi) », a dit Landry pour justifier cet entraînement dont il a exempté les gardiens « parce qu’ils ont eu leur séance spéciale la semaine dernière ».

Les Olympiques sont dans une reconstruction passant par le repêchage, un peu comme celle effectuée par les 67’s avant l’arrivée d’André Tourigny derrière leur banc il y a trois ans. Les rivaux de l’autre côté de la rivière sont un peu le modèle à suivre, même si ça occasionne des grincements de dents chez les partisans gatinois, qui n’ont pas vu leur club rater les séries depuis 35 ans (1984). Plusieurs d’entre eux chahutaient dans les gradins mercredi.

« La job d’entraîneur, ce n’est pas toujours facile par rapport aux opinions de tout le monde, mais à l’interne, on sait ce qui se passe avec l’équipe, souligne Landry. On regarde la reconstruction des 67’s, ils sont passés par là eux aussi. Je sais que c’est décevant ce qui se passe avec les Olympiques présentement, ce n’est pas quelque chose qui fait partie de la culture de l’équipe. Mais cette équipe-là n’a jamais vécu une reconstruction de cette façon, avec une banque de choix incroyable et un beau potentiel de jeunes joueurs qui grandissent dans l’équipe. On veut gagner, mais c’est différent quand tu as tous ces avoirs-là sur papier, pas sur la glace. »

Son homologue André Tourigny va mettre ses joueurs en garde contre un possible excès de confiance. « Si ce n’était pas un match avec une saveur spéciale, une rivalité, ce serait dangereux. On sait qu’ils ont l’occasion d’aller chercher une étincelle. Ce sera une fin de semaine spéciale pour eux aussi. On l’approche de cette façon. C’est une fin de semaine pour la fierté », a-t-il affirmé jeudi.