Les 67's en action lors de la série finale en mai dernier.

67's d'Ottawa: les attentes restent élevées

Finalistes de la Ligue de l’Ontario (LHO), les 67’s d’Ottawa auront un rappel brutal de leur parcours inachevé dès leur premier match de la saison 2019-20 vendredi soir.

Aussi cruel que cela puisse paraître, les protégés d’André Tourigny revivront de mauvais souvenirs en lançant leur saison à l’endroit même où elle s’était terminée le 12 mai dernier : à Guelph. Vendredi, le Storm va lever sa bannière des champions des séries 2019 sous les yeux de l’équipe qu’ils ont vaincue en six matches. Les 67’s ont l’intention de rester au vestiaire pendant les cérémonies.

Vétéran de cinquième saison, Noel Hoefenmayer a justement indiqué jeudi que son équipe ne devrait pas manquer de motivation pour son match inaugural sur la route.

« C’est dur d’oublier tout ce que nous avons vécu le printemps dernier, mais nous commençons une nouvelle saison et nous devrions avoir un peu plus d’énergie pour ce match-là. Il faut se concentrer sur le moment présent et sur nos tâches. »

Si tout est à refaire chez le Storm qui a perdu la majorité de ses meilleurs joueurs après son championnat, les 67’s devraient être au plus fort de la course pour une deuxième saison consécutive.

Les Ottaviens ont perdu quelques grosses pointures avec les départs de Tye Felhaber, Sasha Chmelevski, Michael DiPietro, Lucas Chiodo et Kyle Maksimovich, mais Tourigny mise encore sur beaucoup de vétérans aguerris et certains sont prêts à prendre plus de place. Ce serait notamment le cas de Graeme Clarke, le meilleur candidat pour se rapprocher des 59 buts de Tye Felhaber.

Austen Keating, Marco Rossi, Mitchell Hoelscher et Jack Quinn sont de véritables pur-sang à l’attaque et les 67’s comptent sur les retours de leurs six meilleurs défenseurs de la dernière saison avec Kevin Bahl, Noel Hoefenmayer, Hudson Wilson, Merrick Rippon, Nikita Okhotyuk et Alec Bélanger. Devant le filet, Cédrick Andrée est de retour pour une troisième saison. Certains experts avancent même que les 67’s ont les éléments pour surpasser leurs résultats de l’an dernier.

Là-dessus, André Tourigny se fait un devoir de tempérer les attentes.

« Nous avons fracassé un record de franchise de 51 ans l’an dernier. Nous avons eu une saison fantastique. Nous avons devancé toutes nos projections. La majorité de nos joueurs n’avaient jamais gagné une ronde éliminatoire. Nous avons cette expérience maintenant, mais quand je m’assois sur mon sofa, je me demande bien s’il est possible de mieux faire ! Il faut rester humble. Nous avons une culture et une identité d’équipe propre à nous. Il nous manque un peu de profondeur en attaque. Il y a un écart entre nos meilleurs joueurs et nos jeunes recrues, mais celles-ci ont beaucoup de talent et elles sont intelligentes. »

Les 67’s utiliseront les prochains mois pour évaluer leurs besoins. S’ils constatent qu’un championnat est à leur portée, ils auront encore des munitions pour améliorer leur club. Cette semaine, ils ont justement échangé le vétéran défenseur Lucas Peric à Kingston en retour de choix de troisième et quatrième rondes. Ils ont encore de bons choix en banque pour les aider à attirer des joueurs d’élite pour aller chercher les deux victoires manquantes du printemps 2019.