Repêché au quatrième rang de la première ronde du repêchage 2019 de la LHJMQ, Zach Dean sera la pierre angulaire du club pendant plusieurs saisons. Sur la photo, l’attaquant de Terre-Neuve est accompagné du directeur des opérations hockey des Olympiques, Alain Sear, et du recruteur-chef Sylvain Brunelle.

Olympiques: «Les partisans pourront tomber en amour avec nos joueurs» — Alain Sear

La dernière saison complète des Olympiques de Gatineau au mythique centre Robert-Guertin est à nos portes.

Comme chaque début d’automne, l’enthousiasme et l’optimisme sont à leur comble. Les Olympiques lanceront une jeune équipe dans la mêlée vendredi soir à Drummondville. Depuis leurs sièges en bois, les partisans pourront apprécier les péripéties des Zach Dean, Olivier Boutin, Mathieu Bizier, Pier-Olivier Roy, Manix Landry, Émile Hegarty-Aubin et Yevgeni Kashnikov pendant plusieurs années, non seulement au « Vieux Bob » pour commencer, mais aussi après le déménagement dans le nouvel amphithéâtre du secteur de la Cité durant la saison 2020-21.

D’ici là, il faudra faire preuve de patience avant d’assister à l’émergence de la prochaine puissance en provenance de l’Outaouais dans la LHJMQ, car les joueurs les plus doués des Olympiques ont 16, 17 et 18 ans. Au hockey junior majeur, on gagne avec des joueurs talentueux de 18, 19 et 20 ans.

Avant de lancer la saison 2019-20, Le Droit a donc rencontré le directeur des opérations hockey des Olympiques Alain Sear pour le questionner sur la direction du club.

Le Droit : Alain Sear, vous amorcez une troisième saison complète comme directeur des opérations hockey. Où êtes-vous rendu dans votre cycle ?

Alain Sear : On respecte le plan. Nous avons traversé deux saisons où nous avons dû liquider nos meilleurs éléments. Ces jours-là sont derrière nous. Nous sommes dans l’an trois, là où nous allons améliorer l’équipe.

LD : Le club n’a pas été en position d’acheteur depuis 2016. Avez-vous atteint la fin des ventes de feu ou s’il peut y avoir encore une ou deux dernières liquidations à faire ?

AS : Si nous avons des « atouts » qui bougent, ce sera des transactions de hockey qui vont servir à améliorer une lacune à un endroit spécifique. Il n’y aura plus de ventes de feu.

LD : Vous aurez un des plus jeunes clubs de la LHJMQ cette saison. Malgré tout ce talent, quelles sont vos attentes réelles pour la prochaine saison ?

AS : C’est simple. Nous voulons seulement être meilleurs que l’an dernier (fiche de 23-39-6, 7e place dans la conférence de l’Ouest et 15e sur 18 au classement général). Nous voulons voir une progression dans la troisième année de notre plan. Nous faisons partie des cinq plus jeunes clubs de la ligue avec une moyenne d’âge de 17,73 ans, mais nous avons quand même greffé des vétérans comme Matthew Grouchy, Carson MacKinnon, Jérémy Rainville et Olivier Bourret, ce qui devrait nous permettre de nous améliorer.

LD : C’est la dernière saison complète à Guertin, mais il restera un bout de saison à faire à « Hull » en 2020. En raison des liquidations des dernières années, les partisans n’ont pas souvent rempli le « Vieux Bob » pour recréer l’ambiance électrique d’antan. Est-ce que le noyau de cette équipe aura la capacité de faire vibrer le vénérable amphithéâtre avant qu’il ne soit démoli ?

AS : Je pense que notre équipe est extrêmement excitante et c’est ça que les gens vont découvrir quand ils vont venir nous visiter cette année. Il y a une transformation qui a été faite. Nous avons du caractère, de la vitesse, de la jeunesse, mais surtout, ces jeunes-là vont être avec nous longtemps. Ils ne seront pas liquidés. Les partisans pourront tomber en amour avec nos joueurs et se les approprier pendant des années.

LD : Vous détenez quatre choix de première ronde au repêchage 2020 de la LHJMQ, dont plusieurs qui pourraient s’avérer des choix élevés. Comptez-vous utiliser tous ces choix pour les ajouter aux Zach Dean, Olivier Boutin, Pier-Olivier Roy, Manix Landry et compagnie pour construire une équipe dominante pendant plusieurs saisons ?

AS : Une chose est sûre. Nous n’allons pas repêcher quatre fois en première ronde en 2020. Nous allons prendre certains de ces atouts pour les faire fructifier dans les années plus tard, un peu comme le faisait André Tourigny avec les Huskies de Rouyn-Noranda. Les joueurs qui vont nous quitter l’année prochaine seront remplacés par nos derniers joueurs retranchés cette année et ceux-ci ne sont pas piqués des vers. Nous aurons un club complet dès l’an prochain.

LD : Vous avez parlé des Huskies plus tôt. Est-ce qu’avec votre plan et vos atouts, vous serez en mesure de faire comme eux et lutter pour un championnat pendant plus d’une saison ?

AS : Je pense que nous pourrons être compétitifs pendant deux saisons consécutives, surtout que nous aurons les moyens de greffer des joueurs à notre jeune noyau en cours de route. Nos succès seront dictés par l’éclosion de nos jeunes joueurs.

LD : Votre équipe est en développement, mais est-ce qu’il y a un endroit où vous sentez que vous faites partie de l’élite de la LHJMQ en ce moment ?

AS : Nous avons un club assez équilibré. Soir après soir, nous pourrons mettre quatre trios sur la patinoire. Quatre trios qui pourront produire offensivement tout en restant responsables défensivement. Nos trois défenseurs de 19 ans et nos deux vétérans de 18 ans pourront encadrer nos trois recrues de 16 et 17 ans. Notre club est équilibré, mais je pense sincèrement que nos deux gardiens, Creed Jones et Rémi Poirier, sont des gardiens numéro un dans la LHJMQ. C’est une belle stabilité et un beau luxe à avoir.