Olympiques

Abramov: un échange historique

Pavel Rosa, Jiri Fischer, Ales Hemsky, David Krejci, Yakov Trenin, Vitalii Abramov.

Assurément, ces joueurs venus d’Europe font partie des plus grandes vedettes à avoir fait vibrer les partisans des Olympiques de Hull-Gatineau au mythique centre Robert-Guertin au fil des ans. Du groupe, seul Vitalii Abramov aura été échangé avant la fin de sa carrière junior.

Ce n’est pas de gaité de cœur que la direction de l’équipe a décidé de briser sa tradition de garder ses meilleurs joueurs dans l’espoir d’ajouter à son record de bannières de championnats dans la LHJMQ. Devant une banque de choix au repêchage dégarnie, les Olympiques ont sacrifié leur joueur à la plus forte valeur afin de régler leurs dettes une fois pour toutes et ne plus avoir à répéter l’exercice périlleux.

Olympiques

Abramov passe aux Tigres

Les Olympiques de Gatineau ont tranché. L’heure de la reconstruction a sonné.

Jeudi soir, ils ont échangé le joueur le plus utile de la saison 2016-17 dans la LHJMQ aux Tigres de Victoriaville avec un choix de sixième ronde contre quatre choix au repêchage.

La transaction de Vitalii Abramov sera confirmée par la ligue vendredi matin. Les deux équipes n’ont pas commenté leur pacte jeudi soir, mais selon les informations qui circulent, les Olympiques ont mis la main sur un choix de première ronde en 2019, des choix de deuxièmes rondes en 2019 et 2020 ainsi qu’un choix de quatrième ronde en 2018.

Aucune compensation de joueur(s) n’est attendue aux Fêtes à l’ouverture des marchés dans la LHJMQ, mais il pourrait y avoir une suite à cet échange au prochain repêchage à Shawinigan au mois de juin. Présentement, seuls les joueurs de 20 ans et les Européens peuvent être échangés. À court terme, c’est donc dire que les Olympiques ne recevront aucun actif en retour du meilleur joueur de la ligue.

L’an dernier, quand ils ont sacrifié Alex Dostie en plus d’obtenir des choix de première et troisième ronde au repêchage, ils avaient aussi acquis Mitchell Balmas et Jake Barter.

Le hasard aura voulu que Vitalii Abramov dispute son dernier match avec les Olympiques contre les Tigres dimanche dernier. Il avait été la première étoile de la partie avec une récolte de trois points dans un gain de 6-3.

En carrière, le spectaculaire russe a amassé 96 buts et 222 points en 145 matches avec les Olympiques.

C’est la première fois de leur histoire que les Olympiques échangent le meilleur joueur de la ligue alors qu’ils ont une fiche gagnante.

Cependant, après des discussions déchirantes, les propriétaires du club ont décidé qu’il valait mieux monnayer les services de leur meilleur atout afin de préparer la rentrée des Olympiques dans un nouvel amphithéâtre en 2020.

« L’équipe aurait aimé le garder (Abramov) et l’entourer de quelques nouveaux joueurs, mais le compte en banque est vide pour essayer d’acheter un championnat cette année. C’est trop risqué de le garder et de se faire sortir en première ou deuxième ronde des séries », a lancé une source près des Olympiques.

La direction a préféré jouer de prudence et obtenir de précieux choix au repêchage plutôt que de se retrouver le bec à l’eau, mais encore jeudi, les joueurs des Olympiques croyaient pouvoir gagner avec l’espoir Abramov dans l’alignement.

« Ça va bien présentement. Nous n’avons perdu qu’un seul match par plus d’un but (en excluant les filets déserts). C’est un indicateur de la qualité de notre équipe. Nous avons joué plusieurs matches sur la route. La décision ne nous revient pas, mais ça serait plaisant de pouvoir continuer avec l’équipe que nous avons », avait expliqué Alex Breton après l’entraînement matinal. 

Enfin un dénouement

Le dossier de Vitalii Abramov alimentait les discussions depuis le milieu de l’été et il a enfin connu son dénouement jeudi. Au départ, le surdoué avait laissé miroiter qu’il ne reviendrait pas dans la LHJMQ à 19 ans. S’il n’arrivait pas à se tailler un poste avec les Blue Jackets de Columbus, il préférait retourner jouer en Europe dans une ligue professionnelle.

D’ailleurs, il ne s’était même pas rapporté au camp des Olympiques avant de se rendre à Columbus.

Finalement, il est rentré à Gatineau après avoir été retranché dans la LNH. Les Olympiques venaient de toucher le gros lot. Les informations initiales du Droit laissaient présager un échange sur-le-champ, mais l’équipe s’était ravisée et avait préféré retenir ses services pour l’aider à gagner des matches en début de saison.

Abracadabramov a disputé 16 matches cette saison, récoltant 25 points. L’élastique commençait toutefois à s’étirer. Dans deux semaines, il devrait rejoindre l’équipe nationale junior de la Russie pour son camp de sélection. En principe, il devrait manquer à l’appel pendant les six semaines suivantes jusqu’à la fin du Championnat mondial junior.

La direction des Olympiques voulait régler ce dossier avant son départ pour ce tournoi d’envergure.

Ce qui est étrange dans cette histoire, c’est que les Olympiques (10-8-2) devancent les Tigres (9-10-1) au classement général. Même si elle mise sur plusieurs joueurs talentueux, l’équipe des Bois-Francs est installée au 15e rang.

Hockey junior

Bérubé domine les gardiens de la LHJMQ

À pareille date il y a un an, Tristan Bérubé était le troisième gardien des Olympiques de Gatineau.

Il avait obtenu un seul départ, puis il était venu en relève à Mark Grametbauer et Mathieu Bellemare à quatre reprises. Il n’avait joué que 130 minutes et avait accordé en moyenne 5,53 buts par match avec un pourcentage d’arrêt de ,829.

Cette année, Mark Grametbauer joue à Moncton et même si Mathieu Bellemare a retrouvé ses repères qui lui avaient permis de terminer deuxième dans la course à la meilleure moyenne de buts alloués de la LHJMQ en 2015-16, Tristan Bérubé occupe le siège du gardien numéro un des Olympiques avec 747 minutes de jeu.

Mieux, c’est lui qui domine tous les gardiens de la ligue avec une moyenne de 2,17 buts accordés par match. Cette moyenne est la deuxième meilleure de toute la Ligue canadienne de hockey.

Son pourcentage d’arrêt de ,920 le place à égalité au troisième rang du circuit Courteau derrière Antoine Samuel (Baie-Comeau) et Samuel Harvey (Rouyn-Noranda).

C’est tout un revirement de situation pour celui qui a dû attendre l’échange de Mark Grametbauer aux Fêtes de 2016 avant d’avoir une chance réelle de se faire apprécier à sa juste valeur.

« J’ai eu un gros été d’entraînement. Je voulais prouver que je pouvais être un gardien numéro un et que j’étais capable de faire partie des meilleurs de la ligue. Avec les séries que j’avais connues, j’avais confiance d’atteindre mes objectifs », raconte celui qui avait été un gardien dominant dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec avec les Albatros du Collège Notre-Dame.

À 18 ans, il prend à peine son envol. Ses statistiques ont de quoi le rendre fier, mais il assure ne pas y porter trop attention.

« Honnêtement, j’ai vu que j’étais premier pour la moyenne de buts, mais je n’y accorde pas trop d’importance. C’est sûr que c’est le fun d’être en haut, mais je ne veux pas m’asseoir là-dessus. Je veux y rester. En même temps, j’aime mieux aider l’équipe à aller chercher une grosse victoire comme celle contre Victoriaville samedi dernier. Aider l’équipe à gagner, ça demeure mon but principal. »

Toujours en lutte avec Mathieu Bellemare pour obtenir du temps de jeu, Bérubé affirme que son partenaire est un grand ami dans la vie de tous les jours.

« Nous avons une relation saine. C’est une compétition interne. Nous voulons jouer tous les deux, mais nous nous supportons. Notre relation sur la glace ou à l’extérieur n’est pas affectée. »

Même s’il a commencé la saison en retard après une opération à une épaule, Mathieu Bellemare a lui-même une excellente moyenne de 2,64  buts accordés par rencontre avec un pourcentage d’efficacité de ,912 cette saison.

Nouveau masque

En plus d’avoir été le gardien le plus utilisé des Olympiques cette saison, Bérubé a enfin pu se débarrasser de son masque blanc pour le remplacer par un masque aux couleurs de l’équipe. Le thème choisi met également Batman et le Joker en vedette.

« J’ai toujours tripé sur Batman quand j’étais jeune. Déjà, je me disais qu’il allait se retrouver sur mon premier masque. J’avais aimé le film The Dark Knight et c’est pour ça qu’on le retrouve avec le Joker. Batman est un super héros sans pouvoir surnaturel. Comme un gardien, il n’a qu’une armure pour se défendre. Sylvie Marsolais a fait du beau travail. J’avais hâte d’avoir ce masque. »

Olympiques

Landry reprend les rênes des Olympiques

Un visage qu’on n’avait pas vu depuis deux semaines au centre Robert-Guertin était de retour mardi matin.

Fraîchement revenu du Défi mondial des moins de 17 ans où il a été un des entraîneurs de l’équipe canadienne « blanche » qui a pris le quatrième rang de la compétition internationale à huit équipes, Éric Landry a repris les rênes des Olympiques mardi.

En son absence, Ron Choules et Francis Wathier ont mené l’équipe gatinoise à quatre victoires en six matches. Pas mal en considérant l’horaire de fou du club pendant une semaine de quatre matches en cinq jours.

« Je n’étais pas inquiet du tout. L’équipe était entre bonnes mains avec Ron et Francis. Nos gars forment une véritable équipe. Nos joueurs travaillent fort et ils sont maintenant habitués de jouer dans notre identité », a expliqué Landry.

Il a aussi noté que le club a réussi à gagner des matches et même dominer celui qu’il a perdu contre Val-d’Or (un vol du gardien Étienne Montpetit) alors que des éléments clés n’étaient pas dans l’alignement. 

« Il a manqué Shawn Boudrias, Métis Roelens, William Basque ainsi que Giordano Finoro et Gabriel Bilodeau pendant un match. Je suis content du travail accompli. Nous étions tellement occupés au Défi mondial que j’ai seulement eu le temps de regarder des petits bouts de matches. »

À Dawson Creek, à la frontière de la Colombie-Britannique et de l’Alberta et à 4000 kilomètres de Gatineau, Éric Landry a eu la chance de goûter à sa première expérience internationale dans un rôle d’entraîneur, mais le Gatinois de 42 ans était loin d’en être à sa première compétition à caractère international.

Retour à l’international

Lorsqu’il était un hockeyeur de profession, il a participé à quatre tournois de la Coupe Spengler, dont deux fois avec l’équipe nationale canadienne. Il a gagné cette coupe une fois dans l’uniforme du Dynamo de Moscou. Il a aussi disputé la Deutschland Cup à deux reprises en Allemagne avec l’équipe canadienne constituée de joueurs qui faisaient partie d’équipes professionnelles suisses.

Comme entraîneur dans le programme d’excellence canadien, il a été occupé du matin jusqu’au soir. « Tout est réglé au quart de tour, autant pour les joueurs que pour les entraîneurs. L’horaire est assez chargé, mais j’ai beaucoup appris et ça m’a donné le goût de poursuivre l’aventure. J’ai aimé travailler avec les jeunes et à Hockey Canada, nous sommes entourés de professionnels. C’est un environnement stimulant. »

Graeme Clarke au sommet

Landry était un des adjoints de Ryan Oulahen (Firebirds de Flint) et dit que la chimie a opéré immédiatement entre les entraîneurs canadiens. « Nous avons eu beaucoup de plaisir. Nos joueurs étaient très doués. Nos Québécois, Jakob Pelletier, Samuel Poulin et Nathan Légaré ont été très bons. Même chose pour Graeme Clarke des 67’s d’Ottawa. Il est excellent pour compléter les jeux. »

Clarke a été le meilleur marqueur des « Blancs » avec six points en six matches. Pelletier (Moncton) a été le meilleur franc-tireur avec quatre buts. Leur équipe s’est inclinée en demi-finale contre les Tchèques. « Nous avons pris deux buts de retard et même si nous avons complètement dominé la troisième période, nous n’avons pas pu revenir dans le match. Nous avions une équipe de travaillants. Nos meilleurs joueurs ont été nos défenseurs Braden Schneider et Jake Lee. Canada Rouge avait un peu plus de talent. »

L’argent pour Simoneau

Cette équipe dont parle Landry, c’était celle de Xavier Simoneau de Saint-André-Avellin. Elle a récolté la médaille d’argent en s’inclinant 6-4 en finale contre l’équipe ultra puissante des États-Unis. 

« Notre équipe a perdu 9-1 contre les États-Unis, dit Landry. Ils ont énormément de talent et ils forment une équipe dans la USHL. Ça paraît qu’ils ont l’habitude de jouer ensemble et qu’ils ont une structure de jeu. »

Simoneau a inscrit trois buts et quatre points dans la compétition. Parmi ses coéquipiers, il pouvait compter sur Alexis Lafrenière (Rimouski, six points) et Xavier Parent (Halifax, sept points). 

« Ils ont été des joueurs dominants là-bas », assure Landry.

De retour à Drummondville, Xavier Simoneau n’a pas pu s’entretenir avec les médias mardi. Son entraîneur, Dominique Ducharme, qui s’y connaît en matière de compétitions internationales puisqu’il est à la tête d’Équipe Canada junior, voulait qu’il s’offre une journée complète de congé mardi.

Olympiques

Abramov rugit contre les Tigres

Pendant que certaines informations laissent croire que le meilleur joueur de la LHJMQ pourrait être échangé dès cette semaine afin de préparer l’avenir des Olympiques de Gatineau, Vitalii Abramov a fourni un ultime effort samedi pour convaincre ses patrons qu’il pourrait gagner davantage en Outaouais qu’avec les Tigres de Victoriaville.

Ces derniers seraient les plus avancés pour conclure un marché avec le directeur des opérations hockey des Olympiques, Alain Sear, mais samedi soir, les Tigres n’ont pas fait le poids contre les Gatinois au centre Robert-Guertin. Les Olympiques ont signé une victoire de 6-3 pour compléter un week-end parfait avec quatre points de plus au classement.

Vitalii Abramov a participé à la moitié des buts des siens en marquant deux fois en plus d’ajouter une passe. Avec leur défaite, les Tigres (9-10-1) sont passés sous la barre psychologique de ,500 pour la première fois de la saison. Un des clubs favoris pour gagner le championnat en 2018, ils tardent à répondre aux attentes et sont maintenant installés au 15e rang du classement général, à trois points des Olympiques (10-8-2).

Lorsqu’on lui dit que les Tigres le voient dans leur soupe, Abracadabramov répond qu’il ne se soucie pas des rumeurs d’échange.

« Présentement, je joue pour les Olympiques. Je travaille fort pour les gars. Je ne pense pas aux échanges. Je pense que nous pouvons battre n’importe quelle équipe de la ligue. Nous avons vraiment bien joué en fin de semaine. Nous avons gagné 6-1 vendredi. Nous travaillons fort. Nous pouvons construire là-dessus pour revenir la semaine prochaine et ajouter d’autres victoires. »

Dernier match ?

Auteur de 12 buts et 25 points en seulement 16 matches, Abramov pourrait toutefois changer de camp bientôt. Les clubs à ses trousses voudraient l’arracher aux Olympiques avant son départ pour le Championnat mondial junior au début du mois de décembre. Lundi, il se rendra d’ailleurs dans les Maritimes afin de participer à la Série Canada-Russie.

S’il décidait lui-même de son sort, Abramov terminerait sa carrière junior dans le même uniforme que celui dans lequel il l’a commencé. « J’aime vraiment ça ici à Gatineau. J’aime notre équipe. Nous pouvons tenir tête à tout le monde. J’aimerais ça gagner ici. »

Une tradition à maintenir, un avenir à bâtir. Tel est le slogan des Olympiques. Traditionnellement, ils n’ont jamais échangé le meilleur joueur de la ligue lorsqu’ils avaient la chance de l’avoir dans leurs rangs.

Il sera intéressant de voir dans les prochains jours si le surprenant rendement des Olympiques forcera la direction à revoir son plan pour l’avenir de l’équipe à court terme. Le plancher est ouvert dans la LHJMQ cette saison. Aucun club n’arrive à terroriser ses adversaires. Quant aux années à venir, des clubs comme Halifax, Drummondville et Baie-Comeau sont déjà  bien en avance dans leur processus de reconstruction.

Samedi, avec un Abramov en pleine forme et un Tristan Bérubé spectaculaire devant son filet, les Olympiques ont démontré qu’ils n’avaient rien à envier aux Tigres.

À part Abramov, Giordano Finoro a aussi marqué deux fois. Les deux joueurs ont inscrit leurs deuxièmes filets dans des cages désertes. Mikhail Shestopalov et Will Thompson ont également compté contre Tristan Cõté-Cazenave, chassé du match après une première période où les locaux menaient 3-0.

Les Gatinois ont tiré 42 fois sur les gardiens des Tigres. Tristan Bérubé a affronté 39 lancers dans une soirée où il a réparé les pots cassés à plus d’une reprise.

« Sans lui, l’histoire de ce match ne se termine pas de la même façon, a d’ailleurs avoué l’entraîneur Ron Choules. Nous avons donné beaucoup trop de chances de marquer aux Tigres. Selon moi, Tristan est déjà rendu un des meilleurs gardiens de la ligue. »

Bérubé a cédé deux fois devant Mathieu Sévigny pendant des attaques massives. Maxime Comtois l’a également battu en fin de match pour rendre les choses intéressantes à 4-3.

Olympiques

Un retour pour Shawn Boudrias

Après un long voyage de trois matches en quatre jours à Chicoutimi, Baie-Comeau et Rimouski et une série de quatre matches en cinq jours la semaine dernière, les Olympiques de Gatineau ont enfin pu recharger leurs piles au cours des derniers jours.

Vendredi soir, ils reprendront l’action contre les Cataractes de Shawinigan au centre Robert-Guertin. Pour une fois, c’est l’autre équipe qui sera épuisée. Les hommes du Gatinois Daniel Renaud ont perdu deux matches en Abitibi mardi et mercredi avant de s’amener au « Vieux Bob ».

Les Cataractes affronteront non seulement une équipe plus reposée, mais aussi plus redoutable avec le retour au jeu prévu de Shawn Boudrias, absent des six derniers matches des Olympiques après avoir soigné une blessure mystérieuse.

Au départ, les Olympiques ont parlé d’un virus pour expliquer l’absence de l’attaquant de 18 ans qui connaissait un début de saison intéressant, mais Boudrias a indiqué que ce n’était pas le cas après l’entraînement de jeudi.

« J’étais blessé au haut du corps et j’ai eu besoin d’un repos de quelques jours à la maison avant de revenir ici. Je me sens très bien maintenant. Je suis prêt à revenir au jeu », a-t-il assuré.

Boudrias a récolté 12 points en 13 matches cette saison.

Suspendu un match, le défenseur Gabriel Bilodeau arrivera également en renfort vendredi alors que Giordano Finoro pourrait effectuer un retour au jeu samedi lors de la visite des Tigres de Victoriaville. L’Ontarien de 19 ans a été blessé au haut du corps dans le match de vendredi dernier contre les Mooseheads de Halifax.

Comme Finoro, Métis Roelens portait un chandail jaune (non-contact) à l’entraînement de jeudi. Les deux joueurs soignent le même genre de blessure. La recrue ne jouera pas en fin de semaine, mais un retour au jeu n’est pas exclu la semaine prochaine.

À plus long terme, il restera à soigner William Basque. L’attaquant néo-brunswickois est toujours en rémission chez lui. Son retour dans l’alignement est prévu dans un mois. Comme c’est devenu une habitude, le Shawiniganais Mathieu Bellemare devrait avoir le privilège d’affronter le club de son patelin vendredi.

Hockey junior

Olympiques et 67’s batailleront dehors

Le secret le moins bien gardé en ville a enfin pu être dévoilé mercredi après-midi en plein centre du stade de la Place TD d’Ottawa.

La capitale nationale ne sera pas le théâtre d’un seul match de hockey extérieur entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal le 16 décembre prochain. Il y aura bel et bien deux matches disputés au parc Landsdowne dans le cadre des festivités liées au 150e anniversaire du Canada. Le 17 décembre, dès 15 heures, les 67’s d’Ottawa rencontreront leurs voisins de l’autre côté de la rivière : les Olympiques de Gatineau.

Les nombreux représentants des deux équipes étaient fébriles à l’annonce de la nouvelle mercredi. Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, l’était tout autant. Depuis des mois, il participait à des négociations avec la LNH afin de pouvoir profiter de ses installations gigantesques après le choc Canadien-Sénateurs. À cinq semaines de l’événement, il commençait à se faire tard pour ficeler les derniers détails de l’entente.

D’ailleurs, le match de la Classique hivernale du 100e anniversaire de la LNH se jouera à guichets fermés devant 30 000 spectateurs. Dans les circonstances, le commissaire Courteau a signalé qu’il serait bien d’attirer la moitié de ces spectateurs pour le match de hockey junior. Le prix des billets, fixé à 15 $ pour l’admission générale ou 20 $ pour un siège réservé, devrait convaincre les familles d’assister à ce duel historique en plein air puisque le match de la LNH, à 250-300 $ l’unité, n’était pas accessible à tous les budgets.

« Depuis le début, nous voulions rejoindre les familles. Un match extérieur dans un stade majeur à 15 $ ou 20 $ avec le transport en commun inclus (OC Transpo et la STO offriront le transport gratuit pour ceux qui auront leurs billets) devrait nous permettre de  rejoindre un public élargi. Un match extérieur amène toujours une magie féérique. Ça vient rappeler aux participants, joueurs comme partisans, leurs premiers coups de patin sur une patinoire extérieure », a dit M. Courteau.

Ce dernier avoue que les négociations ont été longues avec la LNH, mais qu’il y avait plusieurs détails à régler avant de procéder à une annonce officielle.

« Il y avait notamment des craintes en cas d’intempéries. Le match du samedi pourrait être remis au dimanche, mais nous avons une très bonne entente avec la LNH. Nous avons confiance que les deux matches iront de l’avant », a expliqué le commissaire Courteau.

Il a ajouté que ce match intraligue, qui comptera au classement, est le début d’une nouvelle tendance dans la Ligue canadienne de hockey.

« Nous voulons en voir de plus en plus et pas nécessairement dans le cadre de matches extérieurs. »

En vente libre lundi

Dès vendredi, les détenteurs d’abonnements de saison des 67’s, du Fury et du Rouge et Noir d’Ottawa pourront réserver leurs billets avant tout le monde.

À compter de lundi, les billets seront accessibles au grand public. Les partisans des Olympiques peuvent cependant déjà réserver leurs places dès maintenant. Le match sera offert gratuitement aux partisans des Olympiques qui ont des billets de saison.

Ceux qui ont déjà acheté leurs billets pour le match qui devait avoir lieu à l’intérieur de la Place TD seront placés au centre de la glace dans les gradins nord.

« À cinq semaines de l’événement,  ça nous laisse peu de temps pour en faire la promotion, mais le prix est très attrayant et nous voulons atteindre 15 0000 à 20 000 spectateurs », a lancé le vice-président aux ventes de l’OSEG, John Mathers.

Pour le président des Olympiques, Martin Lacasse, ce match est l’occasion idéale d’assister à un spectacle de haut niveau à bas prix.

« Pour 15 à 20 $, les gens pourront assister à un événement majeur avec des installations de la LNH. À ce prix là, nous visons un record d’assistance ! Quelqu’un m’a parlé de 21 000 spectateurs pour un match en plein air à Ottawa. Nous voulons fracasser ce record ! »

Olympiques

Match 67’s-Olympiques: confirmation mercredi

La rumeur circule depuis des mois. Mercredi après-midi, elle deviendra une réalité.

Les Olympiques de Gatineau et les 67’s d’Ottawa vont enfin confirmer qu’ils s’affronteront dans le cadre des festivités de la Classique hivernale de la LNH. La date a été arrêtée depuis longtemps, mais il restait à ficeler les détails du contrat. Les deux rivaux de la Ligue canadienne de hockey croiseront le fer le 17 décembre au lendemain du match extérieur entre les Sénateurs d’Ottawa et le Canadien de Montréal à la Place TD. Personne dans les deux camps n’a voulu brûler le punch mardi, mais le président des Olympiques, Martin Lacasse a eu de la difficulté à cacher son enthousiasme lorsqu’il a été interrogé par Le Droit à la suite d’une convocation à une conférence de presse pour souligner une «annonce majeure» mercredi après-midi à la Place TD.

Dans le communiqué, il est précisé que des membres des Olympiques et des 67’s seront sur place tout comme le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau.

«Tirez-en vos propres conclusions», a répondu Lacasse en souriant.

Chez les 67’s, le directeur général James Boyd, l’entraîneur-chef André Tourigny et le capitaine Travis Barron seront sur place. En plus de Lacasse, les Olympiques seront représentés par le directeur général Alain Sear, l’entraîneur-adjoint Ron Choules et le capitaine Alex Breton. Enfin, le conseiller municipal Mathieu Fleury sera le représentant de la Ville d’Ottawa.

Selon des informations recueillies par Le Droit au mois de septembre, les Sénateurs et la LNH attendaient que les billets du match contre le Canadien soient tous écoulés avant d’officialiser le match entre les Olympiques et les 67’s.

Pour le moment, les billets pour le match du 17 décembre sont liés à un siège à l’intérieur de la Place TD. La Classique hivernale d’Ottawa fait partie des activités visant à souligner le 150e anniversaire du Canada.

Olympiques

Montpetit trop fort pour Gatineau

À la fin d’une semaine de quatre matches en cinq jours, Vitalii Abramov a bien essayé de permettre aux Olympiques de Gatineau de finir une séquence éreintante en beauté.

À Boisbriand samedi, il avait réussi en marquant tous les buts des siens dans une victoire de 3-2 en prolongation contre l’Armada.

Dimanche, il n’y avait rien à faire. Malgré la domination de son équipe, il s’est buté à un gardien en pleine possession de ses moyens. Étienne Montpetit a repoussé chacun des 36 tirs des Olympiques pour mener les Foreurs de Val-d’Or à une victoire de 2-0 au centre Robert-Guertin.

« La semaine a été difficile. Quatre matches en cinq jours, dont trois en fin de semaine, je ne cherche pas des excuses, mais les matches ont été ardus et il ne reste plus rien dans le réservoir. J’ai tout donné. »

Les partisans des Olympiques ne lui en tiendront pas rigueur. Jumelé à Mikhail Shestopalov qui l’a alimenté deux fois samedi, il a inscrit un tour du chapeau contre l’Armada pour permettre à son club de terminer cette semaine éprouvante avec deux victoires sur quatre.

« J’étais déjà fatigué samedi, mais je me suis bagarré. Toute l’équipe l’a fait. Le match contre Halifax vendredi a été plaisant. Ça allait à vive allure. C’est le genre de match que j’aime. Il y avait plusieurs joueurs habiles. Il y avait plus de structure dans le jeu. Ça m’a motivé. La grosse foule de vendredi nous a aussi donné de l’énergie. Par contre, ç’a été exigeant physiquement. Contre Val-d’Or, les gars étaient à bout. Nous avons été malchanceux à quelques reprises. La rondelle ne voulait pas rentrer. »

Jeux parfaits, pas de but

À trois ou quatre reprises, Abracadabramov a merveilleusement alimenté ses coéquipiers. Il aurait pu récolter trois-quatre points. Chaque fois, ils ont raté leurs tirs. Mikhail Shestopalov a même raté une rare cage laissée ouverte par le gardien de 20 ans des Foreurs.

« Nous avons quand même bataillé jusqu’au bout et je suis fier de nous. Il nous manquait cinq joueurs réguliers aujourd’hui. Je pense que ça démontre que nous pouvons battre n’importe qui dans la ligue quand nous suivons notre plan de match. »

Il a fallu attendre la troisième période dimanche pour qu’un premier but soit marqué. Si Montpetit était fumant devant son filet, Tristan Bérubé l’était tout autant dans le camp gatinois. Puis, Philippe Fortin a lancé une rondelle de la ligne bleue. Elle a été partiellement bloquée par un défenseur des Olympiques. Le disque a bondi dans les airs pour retomber derrière Bérubé. C’est exactement le genre de but qui se marque quand les deux gardiens sont dominants.

Mathieu Nadeau a ensuite donné une option sur la victoire aux Foreurs en profitant d’un jeu brisé à mi-chemin en troisième période. De la façon dont Montpetit jouait, il était évident que la côte serait abrupte à remonter pour les locaux. À leur quatrième match de la semaine, contre un club qui n’avait pas joué la veille, les Olympiques ont eu le meilleur 36-27 au chapitre des tirs et l’entraîneur Ron Choules demeurait fier de ses joueurs.

« Les deux clubs ont joué un fort match défensif. Nous affrontions un des meilleurs gardiens de la ligue. Nous devions attendre nos chances. Nos joueurs méritent du crédit. Nous avons appris beaucoup au sujet de notre équipe et de notre caractère dans cette semaine pas trop évidente. »

Choules a aussi attribué le manque d’exécution de son club aux abords du filet des Foreurs à la fatigue.

« Quand tu es fatigué, tu es plus apte à prendre de mauvaises décisions. Les Foreurs ont bien joué aussi. Il ne faut pas l’oublier. »

Les Olympiques ont joué le match sans Shawn Boudrias, Métis Roelens, Giordano Finoro et William Basque, tous blessés. À la défense, Gabriel Bilodeau a purgé un match de suspension.

« C’est deux attaquants de notre top-6 et un défenseur top-4. L’avenir de ce club ne m’inquiète pas », a dit Choules.

Les Olympiques vont enfin pouvoir respirer un peu cette semaine alors que leur prochain match sera à domicile contre les Cataractes de Shawinigan vendredi.

Olympiques

Le club de Groulx bat les Olympiques

Parce qu’ils alignent régulièrement de futures vedettes de la LNH et parce qu’ils s’arrêtent une seule fois à Gatineau pendant une saison, les Mooseheads de Halifax ont toujours exercé un pouvoir d’attraction au centre Robert-Guertin.

Vendredi soir, pour la première fois de sa carrière dans la LHJMQ, le Gatinois Benoît-Olivier Groulx faisait partie de leur camp. Fallait-il être surpris de voir plus de 3000 spectateurs prendre place dans les gradins du « Vieux Bob » pour la première fois de la saison ?

Les Olympiques de Gatineau se sont inclinés 7-5 dans un match qui s’est déroulé à une vitesse infernale, mais les partisans auront eu l’occasion d’assister à un spectacle de haute qualité. Benoît-Olivier Groulx a été limité à une passe et deux punitions. Dans le camp vainqueur, c’est Filip Zadina, qui a volé la vedette en récoltant son premier tour du chapeau en carrière dans la LHJMQ. Identifié comme un des 10 meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LNH, l’attaquant de 17 ans a répondu aux attentes.

Maxime Fortier, un compagnon de trio de Benoît-Olivier Groulx, a aussi marqué deux fois en plus de récolter trois points. Il avait une raison de célébrer sur la glace. Le jour même, il a signé son premier contrat professionnel avec les Blue Jackets de Columbus de Vitalii Abramov. Nullement intimidé par la vitesse déconcertante des Mooseheads, Abramov a d’ailleurs démontré qu’il pouvait suivre leur rythme sans problème.

Le petit attaquant des Olympiques a été spectaculaire toute la soirée. Il a marqué deux fois en plus de servir un but sur un plateau d’argent à Mitchell Balmas pour ouvrir le pointage.

Désavantage numérique

Si les Mooseheads (11-5-2) ont rapidement fait la démonstration de leurs talents, il reste que les Olympiques (7-7-2) s’étaient accrochés pendant la première période qui s’était terminée 2-2. Le moment décisif du match est survenu dans la période médiane quand les visiteurs ont marqué deux fois plutôt qu’une pendant des... désavantages numériques. Soudainement, les Mooseheads menaient 4-2.

« Le match s’est joué là, a dit l’entraîneur-chef Ron Choules en l’absence d’Éric Landry. Nous avons été mous. Nous avons tenté des jeux individuels. Nous n’étions pas prêts et nous avons payé le prix. Puis, Zadina est un bon joueur, certes, mais défensivement, nous n’étions pas là du tout contre lui. »

Zadina a complété son tour du chapeau en deuxième période pour donner une avance de 5-3 aux visiteurs. Jeffrey Durocher avait répliqué aux deux buts en infériorité numérique. Survolant la patinoire, Zadina donnait l’impression qu’il n’avait pas fini de déjouer Mathieu Bellemare.

« Chaque match, nous avons l’impression que Filip peut marquer six buts ! Il est tellement dynamique », a admis son coéquipier Groulx.

Mais les locaux ont été capables de neutraliser la terreur tchèque (il a déjà 15 buts cette année) dans le dernier tiers. À 5-3, les Gatinois ont eu une chance en or de revenir dans le match avec une supériorité numérique double, mais ils n’ont rien généré, puis Raphaël Lavoie a fait 6-3 pour leur donner le coup de masse. Le match était pourtant loin d’être terminé. Mikhail Shestopalov réduit l’écart à deux buts, puis un but dans un filet désert d’Otto Somppi a permis aux Mooseheads de sceller la victoire. Et pourtant, Samuel Hatto a battu Blade Mann-Dixon pour la cinquième fois dans les derniers instants du match.

Benoît-Olivier Groulx a avoué avoir été nerveux en début de match. « Mais j’ai transformé cette nervosité en excitation. Je pense avoir connu un bon match. J’ai eu de bonnes occasions qui n’ont pas abouti dans le fond du filet. J’avais une bonne vitesse en zone offensive et j’ai joué serré défensivement. Collectivement, ç’a été un de nos bons matches. Il fallait répondre à l’intensité des Olympiques. Nous l’avons fait. »

Les Olympiques ont laissé beaucoup d’énergie dans ce duel endiablé, mais ils devront refaire le plein rapidement. Ils seront à Boisbriand samedi avant de revenir à Gatineau pour accueillir Val-d’Or dimanche.