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Olympiques

Un mandat rêvé pour Louis Robitaille

Louis Robitaille ne pouvait pas atterrir à un meilleur endroit et à un meilleur moment pour occuper le double rôle d’entraîneur-chef et de directeur des opérations d’une équipe de la LHJMQ.

Les Olympiques forment l’équipe la plus décorée de l’histoire du circuit Courteau. Ils vont déménager dans un amphithéâtre neuf en 2021-22. Ils alignent déjà quelques jeunes joueurs vedettes de 16 et 17 ans et ils ont des choix au repêchage plein les poches. Clairement, tous les ingrédients sont réunis pour aspirer à un championnat dans un avenir rapproché.

Olympiques

Robitaille, Gatinois de coeur

Charles Henry. Pat Burns. Alain Vigneault. Claude Julien. Benoît Groulx. Voilà cinq légendes des Olympiques de Hull/Gatineau qui ont inscrit leurs noms sur la coupe du Président.

Ce qu’ils ont en commun? Ce sont tous des hommes de hockey de la région d’Ottawa/Gatineau. Louis Robitaille les a tous nommés mercredi lorsqu’il a officiellement pris les rênes des Olympiques.

Hockey junior

Classement final de la Centrale: Rossi 6e, Clark 7e

La loterie du repêchage de la LNH devait avoir lieu jeudi soir, mais elle a été reportée à plus tard, comme le repêchage de juin à Montréal lui-même d’ailleurs en raison de la pandémie de la COVID-19.

L’incertitude règne toujours concernant cet événement important pour les 31 équipes, mais en particulier pour les Sénateurs d’Ottawa, qui détiennent trois choix de première ronde, le leur, celui des Sharks de San Jose obtenu dans l’échange d’Erik Karlsson et celui des Islanders de New York acquis dans la transaction de Jean-Gabriel Pageau.

Olympiques

Manix Landry veut rester un Olympique

Quand Éric Landry a été remercié par les Olympiques de Gatineau lundi, certains partisans ont anticipé des dommages collatéraux.

Son fils Manix fait partie de la relève du club. À 17 ans, il vient de récolter 15 buts et 40 points en 59 matches.

Olympiques

Marc Saumier réfléchit

Ce n’est pas un grand secret. Marc Saumier se voyait occuper le fauteuil du directeur général des Olympiques de Gatineau en permanence.

Il avait pris goût au rôle après avoir pris le relais d’Alain Sear sur une base intérimaire quand ce dernier a remis sa démission en décembre. Être directeur général des Olympiques est un vieux rêve que caresse cet ancien champion de la coupe du Président dans l’uniforme noir et blanc.

Hockey junior

Congédiement d'Éric Landry: un entraîneur déçu

Il venait de gérer trois années de décroissance. Il voyait la lumière au bout du tunnel. L’avenir des Olympiques de Gatineau s’annonce radieux, mais Éric Landry n’aura jamais la chance de récolter les fruits de trois années de sacrifices pour permettre à l’organisation de reprendre sa place parmi l’élite de la LHJMQ.

Éric Landry ne sera pas de retour à la barre de l’équipe en 2020-21 même s’il lui restait une année de contrat. En 217 matches, il a conservé une fiche de 87 victoires et 130 défaites selon le site de la LHJMQ. Joint lundi matin, l’entraîneur gatinois âgé de 45 ans s’est montré serein malgré sa déception.

«Il y a de belles années qui s’en viennent chez les Olympiques. Nous avons payé un fort prix pour ça. Ce club-là est prêt à monter en flèche dans le classement. Je suis déçu de ne pas avoir la chance de vivre ces années-là. Beaucoup de travail a été mis dans ce projet depuis trois ans afin de faire progresser nos jeunes joueurs.»

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> Mauvais timing

Éric Landry a ajouté que les plus jeunes joueurs avaient disputé des minutes importantes au courant de la dernière saison. Zach Dean et Olivier Boutin, âgés de 16 ans, ont notamment acquis de l’expérience inestimable. Même chose pour Manix Landry et Pier-Olivier Roy, âgés de 17 ans. «J’ajouterais Kieran Craig (18 ans), qui a été notre meilleur compteur cette année après avoir été un joueur invité. Sa progression a été incroyable.»

C’est d’ailleurs ce qui fait le plus mal à Landry.

«Nous avions fixé trois objectifs lors des trois dernières années. Il fallait regarnir notre banque de choix au repêchage, bien entourer nos jeunes afin d’assurer leur développement et accéder aux séries éliminatoires chaque année pendant la reconstruction. À mes yeux, nous avons accompli cette mission.»

Malgré un retard considérable au classement à la pause de Noël, les Olympiques allaient participer aux séries de la LHJMQ pour une 36e saison consécutive. Ils ont été propulsés par une série de victoires au retour du congé de Noël.

Éric Landry oeuvre dans le hockey depuis assez longtemps pour savoir qu’il n’y a pas de garantie dans ce milieu. Il sait qu’il pourra se replacer ailleurs et il a tenu à assurer qu’il n’avait rien contre son successeur.

«Je respecte Louis Robitaille. Je lui souhaite du succès. Il arrive dans un contexte favorable. Il y a beaucoup de talent qui vient d’entrer dans ce club et d’autres vont se joindre à l’équipe après le repêchage.»

Le départ d’Éric Landry va notamment susciter plusieurs questions sur l’avenir de son fils, Manix Landry, qui a connu une saison plus qu’intéressante. À ce sujet, Le Droit avait déjà tenu des conversations sur Manix Landry avec Louis Robitaille durant la dernière saison et le nouvel entraîneur des Olympiques s’était montré plutôt élogieux à son endroit.

«Manix a tout pour devenir un meilleur joueur que moi. Il trace son propre chemin. Dans notre relation, il a toujours été élevé pour être capable de faire la démarcation entre son père et son entraîneur», a signalé celui qui a déjà disputé deux saisons dans l’organisation du Canadien de Montréal (53 matches) entre 2000 et 2002.

Hockey junior

Landry congédié par les Olympiques

Après avoir complété un cycle de reconstruction, les Olympiques de Gatineau s’apprêtent à traverser le fil de départ d’un marathon qui pourrait les mener jusqu’au tournoi de la coupe Memorial en 2022 ou 2023, mais cette étape se fera sans leur entraîneur-chef des trois dernières saisons et demie.

La direction des Olympiques a annoncé le congédiement d’Éric Landry lundi avant-midi. Selon les informations recueillies par Le Droit, il sera remplacé par Louis Robitaille lors d’une vidéoconférence mercredi.

Entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville depuis quatre ans, Robitaille ajoutera le chapeau de directeur général à ses fonctions en s’amenant à Gatineau, où il aurait signé une entente de quatre ans. Il s’agira d’un retour aux sources pour l’ancien défenseur de l’Intrépide midget AAA, qui avait évolué sous les ordres d’Alain Sanscartier en 1998-99.

Landry faisait partie du personnel des entraîneurs des Olympiques depuis huit ans. Il restait un an à écouler à son contrat. Il s’était joint à l’équipe en 2012-13 après une longue carrière professionnelle en Amérique du Nord et en Europe. Il a été adjoint de Benoît Groulx et de Mario Duhamel pendant quatre ans et demi. En janvier 2017, au début d’une période de reconstruction, il avait remplacé Mario Duhamel.

Le démantèlement a pris de l’ampleur dès la saison suivante. Les meilleurs joueurs de l’organisation ont tous été sacrifiés en fonction de l’avenir. Un avenir qui sera assuré par un autre que lui.

«Quand nous avons remanié notre personnel hockey en décembre (démission du directeur des opérations hockey Alain Sear), Marc Saumier avait été nommé par intérim. C’était clair depuis le début que nous allions rencontrer des hommes de hockey et ouvrir le poste à la fin de la saison», a d’abord indiqué le président du club, Norm MacMillan.

Quelques propriétaires des Olympiques ont donc rencontré six candidats pour le poste de directeur général vendredi, mais dans ce groupe, un des candidats tenait à garder son poste d’entraîneur-chef. On présume qu’il s’agit de Louis Robitaille. Samedi, Éric Landry a été ajouté aux entrevues pour les deux postes. Même s’il n’a pas été retenu, Marc Saumier se verra offrir un autre poste important au sein de l’organisation.

Au bout de l’exercice effectué ce week-end, un candidat s’était distingué des autres selon MacMillan.

«Nous amenons quelqu’un de l’extérieur de la région de l’Outaouais parce que nous avons été chercher la meilleure personne pour nous aider à nous rendre là où nous voulons aller. Cette destination, c’est  la coupe Memorial. Le candidat qui sera présenté mercredi a donné la meilleure entrevue. Nous amorçons une phase stratégique de notre construction. Nous misons déjà sur de bons jeunes joueurs en Pier-Olivier Roy, Manix Landry, Zach Dean et Olivier Boutin. Nous avons quatre choix de première ronde au prochain repêchage. Notre prochain entraîneur-chef et directeur général nous a vendu un solide plan pour nous rendre à destination.»

Malgré son enthousiasme envers l’avenir, Norm MacMillan s’est dit peiner d’avoir à annoncer la mauvaise nouvelle à Éric Landry lundi matin.

«La plus grande qualité d’Éric, c’était sa loyauté envers les Olympiques. Il était avec nous depuis huit ans. Ça m’a fait de la peine de lui annoncer que nous prenions une autre direction. Il a été très professionnel dans notre conversation. Ce n’est pas que nous doutions de ses capacités, mais à la suite de notre exercice, un candidat avait été très convaincant.»

Implication de Brassard

Toujours selon les informations recueillies par Le Droit, Derick Brassard a participé au processus de sélection même s’il n’est pas encore officiellement propriétaire du club. Cette annonce devrait venir plus tard cette semaine.

Quant à Robitaille, il a maintenu une fiche de 127 victoires et 129 défaites à Victoriaville où il a participé à un carré d’as en 2018. Champion de la coupe Calder avec les Bears de Hershey en 2006, il a aussi disputé deux matches avec les Capitals de Washington cette année-là. Joueur émotif, il a mené la Ligue américaine avec 350 minutes de punition en 2007-08.

67's

Les 67’s repêchent leurs futurs vedettes

Dans un monde où tout est arrêté sur la scène sportive, les hockeyeurs qui aspirent à jouer dans la Ligue de l’Ontario ont vécu un retour à la normalité samedi avec la tenue de la séance de sélection des joueurs midget.

Les 67’s d’Ottawa ont profité de la reprise des activités pour ajouter 15 joueurs à leurs effectifs: sept attaquants, six défenseurs et deux gardiens.

Hockey junior

Les Francos partent tôt

Trois hockeyeurs franco-ontariens étaient hautement convoités et ils ont été réclamés tôt samedi au repêchage annuel de la Ligue de l’Ontario.

Zakary Lavoie, Cédrick Guindon et David Goyette ont tous été sélectionnés entre le 7e et le 11e rang du premier tour la séance de sélection des joueurs d’âge midget.

Les Steelheads de Mississauga ont d’abord réclamé le franc-tireur Zakary Lavoie au septième rang. L’attaquant d’Orléans a produit à un rythme de presque un but par match cette saison avec les Young Nats de Toronto au niveau midget AAA.

L’Attack d’Owen Sound et les Wolves de Sudbury ont ensuite sélectionné Cédrick Guindon (Rockland) et David Goyette (Hawkesbury), deux anciens coéquipiers du Wild de l’Est ontarien, aux 10e et 11e rangs.

Les trois attaquants étaient au septième ciel lorsqu’ils ont parlé au Droit samedi avant-midi.

«C’est un honneur d’être le premier joueur francophone de la région d’Ottawa à avoir été sélectionné. Il y a d’autres très bons joueurs dans la région. Je suis excité et content d’avoir été choisi par les Steelheads. J’aime leur entraîneur et Mississauga, c’est un endroit que je connais pour y avoir joué quelques fois cette année», a indiqué Zakary Lavoie, un ancien membre des 67’s d’Ottawa pendant son hockey mineur.

Cédrick Guindon s’est quant à lui dit «soulagé» d’avoir été sélectionné par l’Attack au 10e rang.

«Je m’attendais de partir entre le 9e et le 15e rang, mais plus on se rapprochait du repêchage, plus j’entendais des choses et je pensais être réclamé vers la fin de la première ronde ou au début de la deuxième ronde. Le 10e rang, c’est un soulagement total, surtout dans un si bon repêchage où tous les joueurs de la première ronde sont très bons! Tout dépend des besoins des clubs. Je suis un petit joueur avec beaucoup d’habiletés, mais ce n’est pas nécessairement ce que toutes les équipes recherchent. L’Attack m’avait cependant dit qu’il cherchait un joueur comme moi avant le repêchage.»

Enfin, David Goyette était lui aussi content d’aboutir chez les Wolves de Sudbury, surtout dans l’optique où il considérait les rangs collégiaux américains.

«Je voulais me faire choisir par Sudbury. C’est une ville bilingue. J’ai de la famille là-bas. C’est une place qui cadre bien avec moi. Je vais avoir la chance de jouer avec Quinton Byfield. Il sera repêché tôt dans la LNH cette année. Je pourrai être son coéquipier et apprendre des choses de lui. J’ai considéré la NCAA, mais je pense bien me rapporter aux Wolves. C’est vraiment le fun de voir trois joueurs francophones de la région être sélectionnés aussi rapidement. Beaucoup d’autres joueurs d’Ottawa ont été réclamés aussi. Ça prouve que ça valait la peine de déménager ici.»

Jonathan Melee, des Nats de Rockland U18, a aussi été sélectionné rapidement. Il a été le premier choix de la deuxième ronde (21e) des Bulldogs de Hamilton.

Choix des 67's

Quant aux 67’s, ils ont arrêté leur premier choix sur l’attaquant Nicholas Moldenhauer au 20e rang de la première ronde. Il a marqué 22 buts et totalisé 38 points avec les Titans de Toronto cette saison. Il a ajouté six buts et neuf points en sept matches des séries. On dit qu’il est doté d’un excellent tir, d’une belle touche autour du filet et qu’il possède une bonne éthique de travail.

En deuxième ronde, ils ont sélectionné l’attaquant Brady Stonehouse, un hockeyeur compétitif qui attaque sans relâche et qui est assez habile pour créer des jeux aussi. Il a inscrit 22 buts et totalisé 54 points en 32 matches avec les Chiefs de Elgin-Middlesex cette saison.

Fils de Sénateurs

Enfin, notons que Jorian Donovan, un défenseur des Lasers de Kanata, a été choisi au sixième rang par les Bulldogs de Hamilton. Il est le fils de l’ancien des 67’s et des Sénateurs, Shean Donovan. Colton Smith, fils de DJ Smith, entraîneur-chef des Sénateurs, a quant à lui été choisi au 25e rang par les Knights de London, un rang avant le choix... des 67’s. Il a aussi joué avec les Lasers de Kanata cette saison.

Hockey junior

Repêchage: l’année des Francos en Ontario

Depuis le début des années 2000, cinq hockeyeurs francophones de la région d’Ottawa ont été sélectionnés au premier tour du repêchage de la Ligue de l’Ontario (LHO): André Benoît (8e au total en 2000), Shawn Lalonde (9e en 2006), Erik Gudbranson (4e en 2008), Alex Gudbranson (10e en 2010) et William Bitten (7e en 2014).

Samedi, au repêchage 2020 de la LHO, ce sera un grand cru pour les hockeyeurs franco-ontariens. Pas moins de trois joueurs de la région seront sélectionnés au premier tour. Les recruteurs consultés par Le Droit ont été unanimes. Cédrick Guindon (Rockland), Zakary Lavoie (Orléans) et David Goyette (Hawkesbury) font partie de la crème du repêchage.

Déjà bien représentés au niveau francophone, les 67’s d’Ottawa aimeraient bien sélectionner un de ces produits locaux. Pas de chance selon le directeur général James Boyd, qui sélectionnera au 20e rang. «Nous les aimons tous les trois, mais ils ne seront pas disponibles quand viendra notre tour de parler», a-t-il signalé.

Selon les recruteurs sondés par Le Droit, Cédrick Guindon devrait être le premier du trio à être appelé samedi, mais certains pensent que David Goyette possède la meilleure courbe de progression. Selon le guide de la Centrale de recrutement de la LHO, Guindon a constamment été parmi les meilleurs joueurs des Nats de Rockland cette saison. Il est doté d’instincts offensifs exceptionnels en plus d’être habile et très rapide. Il représente un danger pour l’adversaire à chacune de ses présences. Toujours selon la Centrale, Zakary Lavoie est un des meilleurs marqueurs naturels du repêchage. Menace constante sur la patinoire, il est doté d’un tir foudroyant et précis, qui lui a permis de marquer presque un but par match avec les Young Nats de Toronto.

Enfin, David Goyette a amassé des statistiques hallucinantes avec l’Académie U15 des South Kent Selects au Connecticut. «Il est capable de générer de l’offensive pour lui et ses coéquipiers. Le hockey d’aujourd’hui est basé sur l’agilité et la vitesse. Il est doué dans ces deux catégories», précise le rapport de recrutement de la Centrale.

Chose certaine, les trois joueurs ont avoué au Droit qu’ils n’arrivaient plus à fermer l’oeil à l’approche du repêchage. «Il n’y a plus de hockey, mais nous ne pensons qu’à ça! Nous n’avons qu’à attendre», ont-ils indiqué.

67's

Repêchage: les 67’s ont encore les mains pleines

Champions de la saison régulière de la Ligue de l’Ontario pour une deuxième saison de suite, les 67’s d’Ottawa auront encore le dernier choix de la première ronde de l’encan des joueurs midget samedi, mais contrairement à plusieurs équipes juniors dominantes pendant deux saisons consécutives, leur cycle ne repartira pas à zéro.

Au moins 16 joueurs de la dernière édition sont toujours admissibles à un retour en 2020-21 et comme les 67’s n’ont pas sacrifié leur avenir sur le marché des transactions cette année, ils détiennent encore six choix au repêchage dans les cinq premières rondes.

Hockey junior

Mario Duhamel sera un 67 de Gatineau

Les 67’s d’Ottawa ont terminé leurs «réunions de sortie» avec leurs joueurs mercredi après-midi.

Pandémie mondiale oblige, les entraîneurs réunis à la Place TD ont rencontré chacun de leurs joueurs par vidéoconférence au cours des derniers jours afin de revenir sur leur saison et celle à venir. Officiellement, la saison de la meilleure équipe de la Ligue de l’Ontario en 2019-20 est maintenant terminée.

LNH

Leon Draisaitl, meilleur joueur éphémère des Olympiques?

Au moment où le virus de la Covid-19 a mis en échec toutes les activités de la Ligue nationale de hockey (LNH), Leon Draisaitl possédait un coussin confortable au sommet du classement des compteurs avec une récolte de 110 points en 71 matches.

À 24 ans, l’attaquant des Oilers d’Edmonton était un candidat sérieux au trophée Hart, remis annuellement au joueur le plus utile de la LNH.

Olympiques

Après Luneau, 10 autres noms à retenir

En attendant impatiemment les résultats du boulier du prochain repêchage de la LHJMQ, les Olympiques de Gatineau ont déjà une bonne idée des joueurs qu’ils pourraient sélectionner avec leurs quatre choix de première ronde.

Directeur des opérations hockey par intérim des Olympiques, Marc Saumier a déjà indiqué qu’il s’attendait à échanger l’un de ces quatre choix, mais pour l’instant, les Olympiques détiennent au moins trois hauts choix au repêchage avec ceux du Titan, des Mooseheads en plus de leur propre choix. Ils ont aussi le choix de l’Armada de Blainville-Boisbriand (11e).

Olympiques

Luneau ne ferme pas la porte aux Olympiques

Depuis son entrée dans la LHJMQ en 1973, la franchise des Olympiques de Gatineau n’a jamais eu l’occasion de repêcher le premier joueur d’une séance de sélection.

Modèle de succès dans le circuit Courteau, surtout entre 1985 et 2015, l’organisation a rarement été coincée dans le fond du classement.

67's

Le cri du coeur de Cédrick Andrée

En temps normal, Cédrick Andrée se serait couché avec des papillons dans l’estomac jeudi soir.

Le gardien franco-ontarien devait défendre la cage des 67’s d’Ottawa dans le premier match des séries éliminatoires 2020 de la Ligue de l’Ontario (LHO) devant des milliers de spectateurs fébriles à la Place TD vendredi.

Les partisans du club avaient pris plaisir à voir les joueurs dévoiler des «X» sur les rampes après chaque victoire en 2019. En accumulant 16 «X», le championnat aurait été aux 67’s. Le printemps dernier, il en manquait deux pour déclencher l’euphorie dans la baraque.

Mais il n’y aura pas d’engouement à la Place TD vendredi soir. L’amphithéâtre de la rue Bank sera vide pendant plusieurs semaines encore. La pandémie du coronavirus a anéanti le rêve de la meilleure équipe de la LHO.

Après une deuxième saison consécutive où il a remporté plus de 30 matches, Cédrick Andrée était prêt à relever le défi. L’année dernière, il était assis au bout du banc. Michael DiPietro avait obtenu les 14 premiers départs des séries. Andrée avait été lancé en catastrophe dans le deuxième match de la finale quand DiPietro a subi une blessure sérieuse. Il avait aidé les 67’s à gagner ce match, mais le Storm de Guelph s’était relevé pour gagner les quatre duels suivants.

Plus expérimenté, Andrée tenait à se racheter, mais ses plans ont basculé quand la pandémie a pris une ampleur démesurée.

«Je pensais que c’était notre année. Nous avions pensé à tout à part ce virus que nous ne contrôlons pas... Quel timing! Jeune, je ne pensais jamais jouer dans la LHO, mais j’y suis parvenu. J’étais même devenu le gardien numéro un de la meilleure équipe de la ligue. Ça me semblait impossible, mais voilà que pour la première fois en 102 ans, il n’y aura pas de séries. Quelles sont les chances que ça arrive?»

Ruban vert

Le gardien de 19 ans n’a jamais anticipé ce scénario. Il avait même préparé son équipement pour le match de la St-Patrick du 15 mars à la Place TD.

«C’est arrivé tellement vite. Nous avions des chandails spéciaux verts pour la St-Patrick et j’étais passé au Canadian Tire pour acheter du ruban adhésif vert afin de couvrir mes jambières rouges. Je suis pris avec ça à la maison maintenant...»

Hockey mineur

Hockey en Chine: un développement sur la glace

En ces temps de pandémie mondiale qui a son origine en Chine, il n’est pas facile de tenter d’y développer le hockey mineur en vue des Jeux olympiques de 2022 qui auront lieu à Pékin.

L’ancien entraîneur des gardiens des Olympiques de Gatineau Michel Vallière en sait quelque chose, mais dans son cas, ce n’est pas autant le COVID-19 qui est à blâmer que les relations tendues entre le Canada et la Chine depuis l’arrestation de la vice-présidente du géant de la téléphonie cellulaire Huawei à Vancouver, Meng Wanzhou, en décembre 2018, et celle de deux ressortissants canadiens au Royaume du milieu par mesure de représailles.

Hockey

Alexis Lafrenière prêt à vivre son repêchage, peu importe la façon

Plus bel espoir de la prochaine séance de sélection de la LNH, Alexis Lafrenière garde encore la tête froide à l’idée de marcher dans les traces de Guy Lafleur, Mario Lemieux et quelques autres joueurs du Québec à avoir été choisis au tout premier rang du repêchage.

«Il s’agit de gros noms, mais je vais essayer de faire mon chemin et mon propre nom à moi et de progresser comme joueur», disait le capitaine de l’Océanic de Rimouski, mercredi, en conférence téléphonique.

Comme plusieurs joueurs, Lafrenière a probablement vu son parcours junior s’arrêter avec l’annulation de la saison et des séries éliminatoires de la LHJMQ. Il boucle donc sa troisième campagne dans le Bas-Saint-Laurent au premier rang des marqueurs avec une production de 112 points en 52 matchs. Il serait étonnant de le revoir sur les patinoires du circuit Courteau, la saison prochaine.

«C’est décevant que la saison finisse comme ça, on avait l’équipe pour aller loin, mais la santé des gens est plus importante. Je remercie l’Océanic, mes coéquipiers et mes entraîneurs, mais surtout les partisans pour les trois dernières années de support. Ils veulent dire beaucoup pour moi et ils auront toujours une place dans mon cœur. J’ai vraiment aimé mes trois saisons à Rimouski, c’est facile de s’attacher aux partisans. Ils sont passionnés et supportent l’équipe, il s’agit des meilleurs de la Ligue», disait-il, d’entrée de jeu.

Mais la discussion a bien sûr porté sur son avenir, qui passe inévitablement par le prochain repêchage. Il reste de marbre devant les prédictions des différents experts qui le voient partir en premier.

«Il y a tellement de bons joueurs à travers le monde, je ne pense pas avoir rien confirmé sur la position où je serai repêché. J’ai essayé de ne pas trop avoir d’attente, cette saison, et mon but était de performer le plus possible, de m’améliorer de jour en jour et d’aider l’équipe à gagner le plus de matchs possible», précisait-il avec humilité.

Le numéro 11 caressait l’espoir de voir l’Océanic connaître du succès dans les séries de la LHJMQ. «C’est quand même plate», se permettait de dire celui dont la performance au Championnat mondial junior reste l’un des moments importants de sa carrière junior.

«J’ai eu la chance de représenter mon pays, c’est toujours un bel honneur. Et de gagner, là-bas, c’était quelque chose», admettait-il à propos de la conquête de la médaille du Canada. Il avait aussi été nommé au titre de joueur par excellence de cette compétition disputée à Ostrava, en République tchèque.

67's d'Ottawa

Rossi ne reviendra pas avec les 67’s

À 18 ans, Marco Rossi a dominé tous les compteurs de la Ligue canadienne de hockey avec une récolte de 120 points en 56 matches.

En principe, il pourrait émerveiller les partisans des 67’s d’Ottawa en gonflant ces chiffres davantage puisqu’il est admissible à une autre année junior, mais ceux-ci devront en faire leur deuil.

Olympiques

Un avenir radieux selon Saumier

Marc Saumier a fait un travail admirable en remplacement d’Alain Sear au poste de directeur des opérations hockey des Olympiques de Gatineau.

Incapable de résister à la mine d’or offerte pour lui soutirer Charles-Antoine Roy, il a trouvé le moyen de remplacer la production offensive de son capitaine en faisant l’acquisition d’Evan MacKinnon à un prix dérisoire. Pour un choix de sixième ronde, MacKinnon a produit exactement au même rythme que Roy même s’il était un an plus jeune. Il a aussi eu la main heureuse avec l’addition tout à fait gratuite d’Adam Capannelli.

Olympiques

Olympiques: une saison en deux temps

Éric Landry éprouvait une étrange sensation en dressant le bilan de la saison 2019-20 des Olympiques de Gatineau mardi.

La veille, la Ligue canadienne de hockey avait annulé toutes ses séries éliminatoires ainsi que son tournoi de la coupe Memorial en raison de la pandémie du coronavirus.

Sports

Il faudra revoir le modèle d’affaires, mais il y aura 18 équipes encore dans la LHJMQ

LONGUEUIL - La Ligue de hockey junior majeur du Québec n’aura pas besoin d’un respirateur artificiel pour survivre à la pandémie de la COVID-19. Mais elle pourrait bien avoir besoin de l’aide des instances gouvernementales.

Ainsi, au lendemain de la décision de la Ligue canadienne de hockey d’annoncer l’annulation des séries éliminatoires de ses trois circuits affiliés et du tournoi de la Coupe Memorial, le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau a tenté de se faire rassurant sur l’avenir de sa ligue.

Bien qu’il n’ait pas caché que «pour l’année 2019-20, il va y avoir un impact financier», Courteau a indiqué qu’il était très confiant de diriger une ligue qui comptera encore 18 équipes la saison prochaine. Un point de vue que partage Jacques Tanguay, le propriétaire des Remparts de Québec.

Et ce, même si aucune assurance ne couvre les pertes de revenus des diverses équipes de la LHJMQ, puisqu’il s’agirait, selon Courteau, d’un «acte de Dieu».

«Pour l’instant, personne n’a exprimé de crainte en ce sens-là. Ce qu’il faut prendre en considération, c’est que nous sommes chanceux dans notre malchance, a expliqué Courteau en conférence téléphonique mardi matin. Le virus est arrivé au moment où 93 pour cent de notre calendrier était complété, et au 5 avril, 10 de nos 18 équipes ne sont généralement plus en opération après la première ronde des séries éliminatoires.

«Il va y avoir des impacts financiers. Mais ce sera à regarder pour les étapes à venir, les années à venir, a-t-il poursuivi. Comment on va se restructurer, dans ce contexte-là? Et comment on va opérer? La saison 2019-20 va entraîner des pertes financières aux équipes, il n’y a aucun doute là-dessus. Mais ce sera le modèle d’opération pour les années à venir qu’il sera important de déterminer.»

En ce sens, il a indiqué qu’afin de limiter les dégâts, la ligue devra d’abord analyser les divers programmes d’aide financière des gouvernements provinciaux — la LHJMQ compte des équipes dans quatre provinces—-, et possiblement y souscrire.

«Le gros du travail, présentement, consiste à réduire les dépenses, afin de minimiser les pertes qui peuvent se produire, que ce soit au niveau des équipes et de la ligue, a évoqué l’homme âgé de 62 ans. Mais le gouvernement a annoncé la mise en place de divers programmes, et ce sera définitivement un des éléments qu’on va regarder, en plus des autres possibilités.»

La réalité du junior

Quant à savoir s’il avait étudié, avec ses homologues des Ligues de hockey junior de l’Ontario (OHL) et de l’Ouest (WHL), la possibilité de reporter les activités au mois de juin ou juillet, Courteau a rappelé que la réalité des clubs junior n’est pas la même que celle de la LNH, par exemple.

«Premièrement, nous sommes une ligue amateure-étudiante, et nous ne connaissons toujours pas les dates de reprise des institutions scolaires. Deuxièmement, contrairement à la LNH, nous ne sommes pas propriétaires de nos amphithéâtres; donc nous n’avons aucun contrôle sur les opérations des arénas», a-t-il déclaré.

«De plus, nous n’avons aucune garantie de l’état dans lequel se présenteront les joueurs à leur équipe lors de la reprise des activités. Et il n’y avait également aucune garantie que nous allions pouvoir reprendre nos activités devant des spectateurs, et nos équipes ne sont pas en mesure de présenter des matchs dans des arénas vides. C’est impossible de penser à ça», a-t-il souligné, en ajoutant qu’il n’avait toujours pas étudié l’enjeu du personnel sportif.

On ignore donc si des compensations seront offertes aux équipes qui ont liquidé beaucoup de choix de repêchage à la date limite des transactions en prévision de leur parcours printanier, et si la LHJMQ envisage de donner une exemption aux joueurs de 20 ans qui ne sont pas nécessairement engagés au hockey universitaire l’automne prochain.

Courteau a cependant réitéré que la Coupe Memorial poursuivra sa rotation habituelle, même s’il n’y aura pas d’arrêt à Kelowna, en Colombie-Britannique, au mois de mai. L’OHL accueillera donc le tournoi en 2021, suivie de la LHJMQ en 2022.

Entre-temps, la LHJMQ a indiqué que les annonces de lundi lui ont permis d’acheter du temps, de manière à planifier la suite des choses. D’ailleurs, le circuit Courteau avait annoncé la semaine dernière que son repêchage annuel se tiendra exceptionnellement en ligne cette année, en raison de la pandémie de la COVID-19. Sherbrooke devait accueillir les assises et la séance de repêchage de la LHJMQ, du 3 au 6 juin.

«Tout va être regardé. On va avoir du temps pour penser aux divers scénarios, on va avoir beaucoup de communications avec nos homologues de l’OHL et de la WHL. On discutera aussi avec le bureau de la LCH, et on aura l’occasion, lorsque le moment sera venu, de discuter avec nos propriétaires de la saison prochaine», a-t-il résumé.

Olympiques

Annulation des séries: les Olympiques tourneront la page rapidement

Ils y ont cru jusqu’à la fin. Les Olympiques de Gatineau espéraient toujours prendre part aux séries éliminatoires de la LHJMQ pour une 36e saison consécutive dans les prochaines semaines, mais comme le reste des équipes de la Ligue canadienne, ils ont dû se rendre à l’évidence.

La pandémie du coronavirus va continuer de faire des ravages pendant un certain temps. Lundi, Norm MacMillan était résigné quand il a appris que les séries éliminatoires avaient été annulées. « Ça donne quoi de jouer des moitiés de séries et d’imaginer des scénarios hypothétiques quand nous faisons face à une pandémie ? Tout le monde doit y mettre de l’effort. On ne peut pas jouer avec la santé du monde. »

67's

Annulation des séries: le pire scénario pour les 67’s

Comme les Expos de Montréal en 1994, les 67’s d’Ottawa ne sauront jamais si leur domination allait se poursuivre dans les séries éliminatoires de la Ligue de l’Ontario (LHO) au printemps 2020.

Installée au premier rang du classement général pendant toute la saison, la troupe d’André Tourigny a encaissé un coup dur lundi soir quand la Ligue canadienne de hockey (LCH) a annoncé l’annulation de ses séries éliminatoires et de son tournoi de la coupe Memorial à Kelowna en raison de la pandémie du coronavirus.

LHJMQ

Le repêchage 2020 annulé à Sherbrooke

La séance de sélections 2020 de la LHJMQ prévue le 6 juin à Sherbrooke n’aura finalement pas lieu en raison de la COVID-19. Cet événement important pour le Phoenix de Sherbrooke et la région a été annulé mercredi matin. Les organisations demeureront donc dans leurs bureaux respectifs alors que les futurs espoirs apprendront leur sélection bien assis sur leur sofa, puisque le repêchage se fera en ligne.

La Ligue de hockey junior majeur du Québec a du même coup annulé toutes les réunions prévues dans le cadre des assises annuelles qui devaient avoir lieu du 3 au 5 juin à Sherbrooke. Le repêchage se tiendra toujours le 6 juin au matin, mais s’effectuera en ligne.

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LHJMQ: le repêchage 2020 se tiendra en ligne et non plus à Sherbrooke

Saison terminée: le trophée Jean-Rougeau au Phoenix

« C’est un coup supplémentaire que nous devons encaisser ce matin. Tout le monde attendait cet événement avec impatience. Nous avions l’intention d’innover avec de nouveaux éléments originaux. C’est un an de travail qui s’efface en un instant », a confié la directrice des opérations du Phœnix, Charline Durand. 

Près de 5000 personnes étaient attendues au Palais des sports pour cette journée bien souvent inoubliable dans la carrière d’un hockeyeur.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle pour notre organisation, la ville, la ligue et les jeunes. Personne ne peut se réjouir de cette annulation », ajoute Mme Durand. 

La veille de l’annonce, le comité organisateur multipliait encore les heures pour l’organisation du repêchage.

« Notre équipe avait fourni beaucoup d’efforts et jusqu’à aujourd’hui, certains employés réservaient 50 % de leur temps pour l’organisation des assises. Heureusement, nous n’avions pas encore de grosses dépenses d’engagées. On allait se lancer dans les importants achats lors des prochains jours. »

Reste à savoir maintenant si la LHJMQ dédommagera le Phœnix pour les frais supportés par l’organisation. 

« Dans cette période de crise, ce n’est pas notre priorité pour l’instant, soutient la directrice des opérations. Nous tenons d’abord à communiquer avec nos partenaires tout en remerciant les collaborateurs. C’est ce qui est le plus important pour nous. »

Et si le repêchage est annulé, qu’en est-il des séries éliminatoires, qui doivent se terminer avant le repêchage?

« Ça n’augure pas bien », se limite à dire Charline Durand.

Rappelons que mardi, la LHJMQ avait déjà annoncé l’annulation de la saison 2019-2020 en raison de la pandémie tout comme le Gala des Rondelles d’Or, le « showcase » en Nouvelle-Angleterre, le Défi d’excellence Gatorade et le camp de développement des gardiens de but.

Les Olympiques en bonne position

Une loterie déterminera l’ordre des cinq premières équipes à parler au prochain repêchage. Cette loterie devait avoir lieu le 25 mars et a été reportée à une date indéterminée.

Le Phœnix ne détient aucun choix dans les trois premières rondes et devra pour l’instant attendre le 4e tour avant de se prononcer.

Les Olympiques de Gatineau pourraient quant à eux sélectionner les trois premiers joueurs de l’encan en possédant le premier choix du Titan d’Acadie-Bathurst, dernier au classement, et des Mooseheads de Halifax, qui ont terminé à l’avant-dernier rang. Les Olympiques ont pour leur part obtenu le troisième pire dossier de la LHJMQ cette saison.

Gatineau aura ainsi 18 chances sur 21 d’obtenir le tout premier choix.

LHJMQ

Le repêchage 2020 de la LHJMQ se tiendra en ligne

Après avoir annoncé la fin de la saison régulière, mardi, la Ligue de hockey junior majeur du Québec a laissé savoir, mercredi, que la séance de sélection qui devait avoir lieu à Sherbrooke, le samedi 6 juin, se tiendrait plutôt en ligne.

De plus, la LHJMQ a aussi pris la décision d’annuler les assises annuelles qui devaient aussi se tenir à Sherbrooke, du 3 au 5 juin, en marge du repêchage. Des réunions avec les membres ainsi que des rencontres avec le personnel hockey et administratif des équipes étaient au menu.

Ces deux décisions s’ajoutent à celles prises, mardi, à l’effet que la saison 2019-2020 était désormais terminée en raison de la pandémie de la COVID-19. Même chose pour le Gala des Rondelles d’Or, le New England Showcase, le Défi d’excellence Gatorade et le camp de développement des gardiens de but.

Pour ce qui est de la loterie, qui déterminera l’ordre des cinq premières équipes à parler au prochain repêchage, elle n’aura pas lieu le 25 mars et a été reportée. Les Remparts de Québec se retrouvent dans le boulier, tout comme le Titan d’Acadie-Bathurst, les Mooseheads d’Halifax, les Olympiques de Gatineau et les Sea Dogs de Saint-Jean. Notez que Gatineau détient les droits sur les choix de Bathurst et Halifax.

Pour l’instant, la date du 6 mars pour tenir le repêchage est toujours maintenue, selon le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin. L’événement en ligne suivrait de quelques jours la conclusion de la Coupe Memorial, si ce tournoi devait avoir lieu comme prévu, du 22 au 31 mai, à Kelowna.

Ces derniers jours, la Ligue canadienne de hockey, qui chapeaute les trois circuits de hockey junior (Québec, Ontario et Ouest) au pays a laissé savoir qu’elle suivait les recommandations des autorités compétentes tout en espérant pouvoir présenter l’événement tel que prévu.

La dernière séance de sélection et les assises annuelles avaient eu lieu à Québec, en 2019. L’attaquant Joshua Roy, un produit des Chevaliers de Lévis, avait été le tout premier choix de la journée par les Sea Dogs de Saint-Jean.

LHJMQ

Quatre Gatinois peuvent humer la coupe, mais...

Printemps 2019. Halifax. Le Gatinois Mathieu Gagnon a vécu son heure de gloire en soulevant la coupe du Président à bout de bras dans l’uniforme des Huskies de Rouyn-Noranda devant 9602 spectateurs au Scotiabank Center.

Printemps 2020. Dans un lieu qui reste à déterminer, un autre hockeyeur gatinois aurait dû avoir de fortes chances d’éprouver le même sentiment de fébrilité.

Dans la LHJMQ, le Phoenix de Sherbrooke, les Wildcats de Moncton, les Saguenéens de Chicoutimi, l’Océanic de Rimouski et les Eagles du Cap-Breton sont les seules équipes aux chances réelles d’aspirer à la coupe du Président. Chaque équipe aligne un Gatinois à part celle qui a pignon sur rue à Sydney. Encore là, son directeur général Jacques Carrière est Gatinois.

C’était avant l’éclosion d’une pandémie mondiale qui est venue bouleverser tous les sports sur la planète en seulement 36 heures. Afin d’éviter sa propagation, les grands rassemblements ont été interdits. Alors qu’ils pouvaient déjà humer la coupe, Charles-Antoine Roy, Benoît-Olivier Groulx, Hendrix Lapierre et Mikaël Martel se retrouvent au repos forcé sans savoir s’ils auront l’occasion de vivre les moments les plus enivrants d’une saison de hockey : les séries éliminatoires.

Afin de connaître leurs états d’âme, Le Droit a discuté avec les quatre aspirants au championnat de la LHJMQ vendredi.

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Benoît-Olivier Groulx

Premier choix du repêchage 2016 de la LHJMQ, cet espoir des Ducks d’Anaheim termine déjà sa carrière junior. Finaliste l’an dernier alors qu’il était avec les Mooseheads de Halifax, l’attaquant de 19 ans devait avoir la chance de se reprendre avec une autre puissance de la LHJMQ à Moncton. Les Wildcats (50-13-1) ont connu une séquence de 16 victoires consécutives entre le 31 janvier et le 5 mars. Ils occupent le premier rang de l’Association Est.

Avant d’être libéré pour retourner à la maison vendredi soir, Benoît-Olivier Groulx avait le cœur gros.

« Il y a deux semaines encore, personne ne s’attendait à ce scénario. Nous sommes en pause et nous sommes un peu laissés à nous-même. C’est dur sur le moral, mais nous essayons de garder le bon état d’esprit. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je vais continuer de m’entraîner. »

La saison dernière, son parcours s’était arrêté à deux victoires de la coupe du Président et à une autre de la coupe Memorial avec son coéquipier Gabriel Fortier qui l’a suivi à Moncton cette saison.

« Pour nous deux, c’est une deuxième chance. Je ne pourrais pas dire si les Wildcats sont supérieurs aux Mooseheads de l’an dernier, mais la chimie sur la glace est un peu meilleure à Moncton. Maintenant, pour un joueur comme Mika Cyr, qui est avec les Wildcats depuis cinq ans et qui a vécu leurs années de misère, dont une sans victoire après Noël, c’est la fin d’un cycle. C’est sa chance de rédemption. »

En parlant avec Le Droit vendredi, Groulx répétait qu’il touchait du bois.

« Je rêve au scénario idéal. Parce que dans le fond, si nous sommes arrêtés deux semaines à cause de ce virus, cette pause arrive à un bon moment juste avant les séries. Une pause de deux semaines, c’est idéal pour guérir les bobos et reprendre des forces mentales. Le problème, c’est que le scénario est idéal seulement si nous sommes arrêtés deux semaines. »

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Hendrix Lapierre

Remis de sa deuxième commotion cérébrale de la saison, Hendrix Lapierre n’en peut plus de s’entraîner avec ses coéquipiers des Saguenéens de Chicoutimi sans pouvoir sauter dans le feu de l’action. Premier choix du repêchage 2018 de la LHJMQ, le Gatinois est à son année de repêchage de la LNH où il devait être un des 10 meilleurs espoirs avant d’avoir été blessé à la tête à deux reprises avant les Fêtes. Pour lui, les séries éliminatoires seraient l’occasion de faire la démonstration de son grand talent, surtout qu’il doit rencontrer un médecin qui pourrait lui donner le feu vert lundi.

« J’ai hâte parce que je me sens prêt à revenir au jeu. Je n’ai pas joué depuis le 21 novembre. Pour un fou du hockey comme moi, c’est difficile d’être arrêté. Ça fait trois mois que je ne ressens plus de symptômes. Nous avons pris toutes les précautions. Vous ne pouvez pas savoir comment j’ai hâte de jouer avec tous les joueurs que les Saguenéens ont acquis à la période des transactions. »