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67's

Troisième revers de suite des 67’s

Les 67’s d’Ottawa traversent officiellement leur pire séquence de la saison dans la Ligue de l’Ontario. 

Jeudi soir, à North Bay, ils ont bien mal amorcé une série de trois matches dans le nord de l’Ontario en s’inclinant  6-2 contre le Battalion, pire équipe de la ligue. 

Les 67’s avaient dépêché leur gardien substitut Will Cranley pour cette rencontre contre un club vulnérable. Ils avaient même accordé un repos aux vétérans défenseurs Noel Hoefenmayer et Nikita Okhotyuk. 

Le Battalion a saisi l’occasion pour leur infliger un troisième revers de suite. Luke Moncada a inscrit  un tour du chapeau dans ce rare gain du Battalion (14-38-3). 

Jack Beck et Jack Quinn ont répliqué pour les 67’s (42-10-1) dans un match qui leur a échappé en troisième période après deux pénalités majeures de cinq minutes à Merrick Rippon et une pénalité de 10 minutes de Kevin Bahl. 

Prochain arrêt : Sault Ste-Marie vendredi.

Sports

Gordie Dwyer, globe-trotteur

Shawinigan — Quand il dirigeait dans la KHL, Gordie Dwyer a fait des vols d’avion d’une douzaine d’heures, entre la Croatie et l’extrémité est de la Russie, aux portes de l’Alaska. Vous comprendrez que les longs voyages en autobus dans le hockey junior canadien, ça ne lui fait pas un pli.

Comme plusieurs joueurs ayant parcouru les quatre coins du continent nord-américain et tout ce qu’il est possible d’imaginer de ligues professionnelles, l’étiquette de globe-trotteur colle à la peau de l’entraîneur-chef des Cataractes. Contrairement à la majorité, il a commencé à voyager très jeune, avec son frère et sa sœur. Dans leur cas, on parle carrément d’immersion.

Hockey

Alexis Bourque : l’ADN d’un champion

Avant d’animer les foules dans la LHJMQ ou même dans la LNH, Xavier Simoneau, Benoît-Olivier Groulx, Hendrix Lapierre, Jean-Gabriel Pageau et Derick Brassard ont commencé par briller au Tournoi bantam Royal-Brassard de Gatineau.

La 24e édition qui a pris son envol jeudi ne devrait pas faire exception à la règle. L’Intrépide de l’Outaouais domine les 24 équipes de la Ligue de hockey d’excellence du Québec dans la catégorie AAA avec une fiche de 23-1-1 en saison régulière. L’équipe est bondée de joueurs doués. Parmi ceux-ci, Alexis Bourque mène tous les francs-tireurs du circuit provincial avec 27 buts en 25 matches. Son histoire n’est pas banale. L’attaquant de 14 ans a l’ADN d’un champion.

Hockey

Interdiction des bagarres dans la LHJMQ: incapables de trancher

DORVAL — Malgré de bonnes discussions concernant l'interdiction des bagarres, la Ligue de hockey junior majeur du Québec n'a pas été en mesure de prendre une décision à ce sujet, jeudi. 

La pression semble de plus en plus forte pour en venir à une décision dans ce dossier, mais lors de l’assemblée des membres, qui s’est déroulée sur l’île de Montréal, les représentants des 18 équipes de la LHJMQ ont simplement décidé de reporter le vote.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a tout de même insisté sur le fait que les représentants devaient encore se réunir en juin et en août et qu’il n’y avait aucune obligation de statuer sur les bagarres lors de ces assemblées.

«Pour la première fois depuis longtemps, il y a eu beaucoup d’évolution concernant les bagarres, a exprimé Courteau. Comme cette décision n’allait pas changer le cours de notre saison, les discussions vont se poursuivre. Il s’agit d’un changement aux règles du jeu et l’adoption des nouveaux règlements se fait au mois d’août.»

Si le vote avait eu lieu, la LHJMQ aurait eu besoin d’au moins 12 voix favorables sur 18 pour devenir le premier circuit de la Ligue canadienne de hockey à interdire les bagarres.

La division au sein des différents propriétaires est toutefois palpable. Depuis un bon bout de temps déjà, le président des Remparts, Jacques Tanguay, a exprimé son désir de punir sévèrement les bagarres dans la LHJMQ, mais il semble faire partie de ceux qui doivent convaincre les plus réfractaires.

«Je suis déçu. Il y a des avancées, mais ils [certains représentants] ne sont pas prêts à prendre une décision, a-t-il laissé entendre à sa sortie de la réunion. Il y a 18 propriétaires qui représentent quatre provinces et nous avons tous des enjeux différents. Il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire et il faut continuer à donner les raisons pourquoi nous voulons interdire les bagarres.»

La sécurité avant tout

Les bagarres dans la LHJMQ ont déjà diminué de moitié depuis cinq ans, notamment grâce à des sanctions plus sévères adoptées en 2015. Une réglementation concernant les bagarres pourrait maintenant être appliquée selon la situation — si deux joueurs décident de se battre, si un joueur est instigateur d’un combat ou si un joueur est agresseur envers un autre.

«Il y a plusieurs volets qui ont été étudiés dans ce dossier. Est-ce qu’on vise à augmenter la sévérité ou la conséquence suivant une bagarre ou est-ce que c’est plutôt une question d’expulsion? Il s’agissait d’éléments nouveaux à expliquer aux représentants», a mentionné Courteau.

Les inquiétudes entourant les commotions cérébrales ont aussi été soulevées.

«Nous n’avions pas eu l’occasion d’expliquer les conséquences des bagarres en ce qui a trait aux commotions cérébrales, a déclaré le commissaire. Par respect pour le dossier médical des joueurs qui subissent une commotion cérébrale, nous en partageons le moins possible, alors il y avait ces éléments-là à présenter.»

La sécurité des joueurs est revenue à plusieurs reprises lors de la rencontre des représentants, mais le président du Phoenix de Sherbrooke, Ronald Thibault, a cru bon de souligner que cette notion n’était pas la même aux yeux de tous.

«C’est un changement de culture important et il faut prendre le temps d’y arriver, a dit Thibault. Il y a différents points de vue et aussi bizarre que ça puisse paraître, tout est en fonction de la sécurité des joueurs. Il y a plusieurs façons de protéger les joueurs et c’est là que les opinions divergent.»

Autres sujets

La réunion servait aussi à discuter de la réduction du calendrier et des joueurs récalcitrants qui se tournent vers les collèges américains.

Courteau a indiqué que le calendrier allait rester le même, soit à 68 matchs, mais que la saison allait commencer une semaine plus tôt, soit le jeudi 10 septembre.

«Nous avons pris en considération le fait que des joueurs seront dans des camps de la LNH, mais si nous voulons tenter de restreindre le plus possible le nombre de matchs en semaine, c’est la décision qu’il fallait prendre», a conclu Courteau.

Le dossier des joueurs récalcitrants sera lui aussi réévalué cet été.

Politique

Abolition des bagarres: la ministre Charest met de la pression sur la LHJMQ

À la veille du vote des équipes sur l’abolition des bagarres dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), la ministre Isabelle Charest applique de la pression pour concrétiser ce «changement de culture nécessaire».

Mercredi matin, entre le caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) et la période de questions au Salon bleu du parlement, la ministre déléguée à l’Éducation, ce qui inclut le volet loisirs et sports, a tenu à s’exprimer sur la question.

«Pour faire en sorte que le milieu du hockey soit sain et sécuritaire pour les athlètes, ça doit passer par l’interdiction ou la sanction [sévère] des bagarres. Le hockey est l’un des seuls sports où on réglemente encore les bagarres. C’est une façon archaïque d’évoluer!» a-t-elle affirmé.

«Le sport, c’est compter des buts, déjouer, monter un jeu. La bagarre ne fait pas partie du jeu. Il y a un changement de culture nécessaire. On est rendu là comme société», a insisté Mme Charest, comme une évidence.

Les 18 clubs du circuit dirigé par le commissaire Gilles Courteau se réunissent jeudi, à Montréal. Un vote positif aux deux tiers, c’est-à-dire des représentants d’au moins 12 formations, s’avère nécessaire pour implanter un nouveau règlement. La possibilité d’abolir les bagarres dans cette ligue impliquant des hockeyeurs âgés de 16 à 20 ans sera à l’ordre du jour.

«J’ai fait un peu de sport dans ma vie et ça n’a jamais été une avenue de se battre. Je ne vois pas en quoi on montrerait son leadership en se battant», continue la ministre Charest, ancienne championne du monde et médaillée olympique de patinage de vitesse sur courte piste.

«La ligue, les spectateurs, la population est rendue là! Tout le monde est conscient de la dangerosité [des bagarres]. Et c’est une belle façon pour la ligue de devenir un chef de file dans le domaine», croit la ministre.

Mme Charest réfute les arguments des probagarres, selon qui l’abolition fera baisser les assistances dans certains marchés.

«La LNH en a de moins en moins et personne ne s’en plaint. On veut aussi attirer les femmes comme spectatrices, c’est une part importante du marché. Ils vont rejoindre une autre clientèle qui est tannée de ces comportements-là. Et si on veut voir du monde se battre, on va regarder un combat de boxe!»

Quant au fait que les joueurs seront moins bien préparés pour intégrer la Ligue nationale de hockey (LNH), où les bagarres ne sont encore sanctionnées que par une pénalité de cinq minutes, elle parle d’un «faux argument».

«C’est une très faible proportion [des joueurs de la LHJMQ qui atteignent la LNH]. Et à ce que je sache, les autres joueurs dans le monde sont bien préparés à la LNH sans se battre», conclut la ministre Charest.

Olympiques

MacKinnon vaut son pesant d’or à Gatineau

Sur le coup, le sacrifice était énorme. Le 6 janvier, à la date limite des transactions dans la LHJMQ, les Olympiques de Gatineau ont fait sauter la banque en échangeant leur capitaine Charles-Antoine Roy au Phœnix de Sherbrooke contre trois choix au repêchage, dont un de première ronde, et un espoir.

L’attaquant gatinois de 20 ans était le meilleur compteur du club. Son départ laissait un trou béant dans l’alignement.

67's

Revers pas trop douloureux pour les 67's

Sur papier, c’est une petite tache au dossier presque parfait des 67’s d’Ottawa.

Dans un aréna rempli d’enfants, en ce Jour de la Famille, ils ont été battus 4-2 par les Knights de London, lundi.

Olympiques

Mandolese se rapproche des Sénateurs

Il faudra chercher longtemps pour trouver un meilleur gardien dans la LHJMQ depuis le retour du congé de Noël.

Choix de sixième tour des Sénateurs d’Ottawa en 2018, Kevin Mandolese a remporté 14 de ses 16 derniers départs devant la cage des Eagles du Cap-Breton. Il a signé une autre victoire samedi soir au centre Robert-Guertin quand son club a vaincu les Olympiques de Gatineau 7-3. Pour l’ensemble de la saison, les Eagles montrent une fiche de 22-7-1 quand leur gardien de 6’4’’ protège leur cage.

À 19 ans, Mandolese traverse sa meilleure saison dans la LHJMQ. Il accorde en moyenne 2,35 buts par match et son pourcentage d’arrêt se situe à ,922. Selon une source crédible qui a parlé au Droit, il va signer son premier contrat professionnel avec les Sénateurs dans les prochaines semaines.

Pierre Groulx, l’instructeur des gardiens chez les Sénateurs, était justement au «Vieux Bob» pour surveiller le jeune espoir du club samedi soir. Les deux hommes ont discuté ensemble pendant une dizaine de minutes après la victoire des Eagles.

«Il a dit qu’il aimait ma saison et où je suis rendu dans ma progression. Il a aussi dit qu’il avait aimé mon match, mais moi, je n’ai pas aimé ma troisième période», a dit celui qui a été battu par Émile Hegarty-Aubin en fin de deuxième période, ainsi que par Adam Capannelli et Jérérmy Rainville en troisième période.

En pleine confiance

À sa quatrième saison dans la LHJMQ, Mandolese dit ne jamais s’être senti aussi bien. Pour Charles Grant, son entraîneur des gardiens au Cap-Breton, la différence se situe entre les deux oreilles.

«Il a toujours été fort sur le plan technique. Mentalement, il est passé au prochain niveau. C’est la grosse différence», a-t-il dit au Droit samedi soir.

Mandolese acquiesce quand on lui fait part des commentaires de son entraîneur.

«Je suis un gardien bien plus confiant cette saison. C’est le côté mental de la position que je devais améliorer. Je sais maintenant à quel point je peux être un bon gardien quand je suis en confiance. C’est venu avec la maturité.»

Devant son filet, chaque arrêt semble facile. Mandolese donne l’impression d’être en parfait contrôle.

«Je n’ai jamais été un gardien qui mettait de la moutarde. Je préfère les arrêts clean. Par contre, cette saison, on dirait que le jeu se déroule au ralenti pour moi. Ça aide d’avoir une aussi bonne équipe devant moi», a expliqué celui qui est entièrement remis d’une blessure qui l’a tenu à l’écart du jeu pendant cinq semaines avant les Fêtes.

À présent qu’il sait que les Sénateurs ont démontré de l’intérêt pour le mettre sous contrat, Mandolese pourra se concentrer sur sa fin de saison.

«Nous avons vraiment un bon club bâti pour les séries. Nous avons de gros bonshommes et ils sont très agiles pour des joueurs de leur taille. Nous sommes capables de marquer beaucoup de buts tout en ayant un club responsable défensivement», a conclu celui qui s’est bien gardé de parler de ses négociations avec les Sénateurs.

67's

67's: toute bonne chose a une fin

La loi de la moyenne a rattrapé les 67’s d’Ottawa deux fois plutôt qu’une à la Place TD dimanche après-midi.

Leur séquence de 10 victoires consécutives en prolongation/fusillade a pris fin dans un revers de 3-2 contre les Spitfires
de Windsor.

Quand Will Cuylle a été le seul marqueur des tirs de barrage, il a aussi mis fin à une séquence de 18 victoires consécutives des 67’s à la maison. Leur dernière défaite au parc Landsdowne remontait au 8 novembre.

Déstabilisés par ce rare échec à domicile, les médias ne savaient pas trop par où commencer dans le point de presse avec l’entraîneur-chef André Tourigny, mais celui-ci avait une citation toute prête.

« Nous n’avons pas perdu un match de hockey aujourd’hui. Nous avons perdu un spectacle de divertissement ! »

Le coach avait raison. Face à un des bons clubs de la conférence de l’Ouest, il y avait une ambiance de séries éliminatoires dans l’air à la Place TD. Plus de 5000 spectateurs ont vu les 67’s (42-8-1) dominer les Spitfires pendant trois périodes, mais ce sont les visiteurs qui menaient 2-0 jusqu’à la 58e minute de jeu sur des buts d’Egor Afanasyev et Tyler Angle.

Il a fallu attendre que le gardien Cédrick Andrée rentre au banc à la faveur d’un sixième patineur pour qu’Austen Keating trompe enfin la vigilance du gardien Kari Piiroinen. Puis, avec 8,4 secondes à jouer, Jack Quinn a fait bondir la foule en égalant la marque 2-2 pour forcer la tenue de la prolongation.

Les 67’s ont eu plusieurs bonnes occasions d’ajouter un autre point au classement en prolongation, mais Piiroinen a continué à frustrer les locaux. En fusillade, il a arrêté leurs trois tireurs et Will Cuylle a été le seul à battre Andrée pour donner la victoire aux Spitfires (32-15-5).

Malgré la défaite, André Tourigny a mentionné qu’il était important pour son club de jouer des matches serrés comme celui de dimanche contre des adversaires de taille.

« Je prendrais des matches comme celui-ci tous les soirs. Ça sentait le hockey des séries. Il n’y avait pas de temps/espace sur la patinoire. Je suis fier de la façon que nous avons joué. Nous avons joué avec urgence. Nous avons poussé la note. Peut-être que nous avons voulu prendre quelques décisions osées avec la rondelle. Il aurait mieux valu garder les choses simples, mais notre équipe a été serrée sur le plan défensif. Nous avons accordé bien peu de chances. Leur gardien a été très bon. Nous avons donné tout un spectacle », a estimé Tourigny, dont le club a dominé la rencontre 36-23 au chapitre des tirs en plus d’avoir frappé quelques poteaux.

Parce qu’ils n’arrivaient pas à marquer contre Piiroinen, les 67’s ont souvent attendu la fraction de seconde de plus pour obtenir le tir parfait. Souvent, c’était la fraction de seconde de trop pour les priver d’un but.

« Quand tu essaies le jeu parfait et que ça marche, tu passes pour un héros. Quand ça ne marche pas, les gens vont dire que vous auriez dû lancer plus tôt. Peu importe. Nous avons des joueurs intelligents. Nous allons tirer des leçons d’un match comme ça », a ajouté Tourigny.

À son 298e match en carrière avec les 67’s, Austen Keating était soulagé d’avoir enfin percé le mur Piiroinen pour amorcer la remontée tardive des siens.

« Ça sentait les séries aujourd’hui. La foule était impliquée pendant 65 minutes et plus ! Ç’a fait du bien de participer à la remontée. Souvent, quand tu finis pour compter un but après de multiples essais, le deuxième est plus facile à aller chercher. C’est ce qui est arrivé aujourd’hui. Je suis déjà excité pour demain. Ce sera encore plus gros contre London. Et il y aura encore plus de monde dans les gradins », a-t-il dit en prévision du duel contre les Knights de London dans le cadre de la journée de la famille en Ontario lundi après-midi.

Olympiques

Les Eagles surclassent les Olympiques

Les Eagles du Cap-Breton seront à prendre au sérieux lorsque les séries éliminatoires de la LHJMQ vont se mettre en branle ce printemps.

Ils ont fait la démonstration de leur puissance samedi soir devant 2145 spectateurs au centre Robert-Guertin. Sans trop forcer la note, ils se sont imposés par la marque de 7-3 devant les Olympiques de Gatineau.

En marquant les cinq premiers buts de la partie, les visiteurs étaient en plein contrôle, mais les Gatinois ont fait une tentative de retour à partir de la 39e minute de jeu. Des buts successifs d’Émile Hegarty-Aubin, d’Adam Capannelli et de Jérémy Rainville ont redonné espoir aux locaux. C’était 5-3 pour les Eagles (35-16-3) à mi-chemin en troisième période quand un jeu controversé a fait sortir l’entraîneur-chef Éric Landry de ses gonds.

Retenu près de son filet, David Aebischer a perdu le contrôle de la rondelle et l’ex-Olympique Shawn Boudrias en a profité pour redonner un coussin de trois buts aux siens.

«Ç’a fait extrêmement mal. Les officiels ont fermé les yeux. Nous avions remonté la côte. C’était rendu 5-3. Au lieu de nous retrouver en avantage numérique avec la possibilité de faire 5-4, il n’y a rien eu et ils ont compté pour faire 6-3. J’ai trouvé ça très ordinaire», a dit celui qui a aussi écopé d’une pénalité de banc pour avoir trop rouspété sur cette séquence.

Ryan Francis et Shawn Element avaient marqué deux fois chacun dans les deux premières périodes. Mathias Laferrière avait été l’autre joueur des Eagles à battre Tommy DaSilva, qui a obtenu son premier départ à Guertin après 10 départs consécutifs de Rémi Poirier.

Les Olympiques (20-31-4) l’ont placé en position délicate dès le départ en héritant de trois punitions consécutives. Les Eagles ont d’ailleurs pris une avance de 2-0 en comptant sur un jeu de puissance double.

«Nos punitions en changé le rythme du match en partant. Nous n’avons jamais vraiment eu la chance d’être dans le coup en première période. J’ai aimé notre effort des deuxième et troisième périodes. Ce n’est pas un manque d’effort cette défaite. Les Eagles ont une équipe de haut niveau. Leur exécution est excellente. Leurs passes, leurs jeux, leur gestion de la rondelle. Il n’y a pas de passes dans les patins», a ajouté Landry.

Félix Lafrance a inscrit le dernier but dans un filet désert. Les Eagles ont dominé le match 35-24 dans les tirs. C’était 17-5 après 20 minutes.

«Nous avons modifié les trios pour amener de l’énergie. J’ai aimé la combinaison d’Émile Hegarty-Aubin avec Kieran Craig et Tyler Boivin. Les autres trios aussi ont bien fonctionné à partir de la deuxième période», a expliqué Landry.

Cinq joueurs des vainqueurs ont récolté trois points dans leur dernier match d’une série de six en neuf jours au Québec: Ryan Francis, Jarrett Baker, Shawn Boudrias, Xavier Bouchard, Mathias Laferrière. Espoir des Sénateurs d’Ottawa, le gardien Kevin Mandolese a connu une soirée tranquille où il n’a eu qu’à repousser 21 rondelles, mais il a quand même eu à faire quelques beaux arrêts.

Olympiques

Hamel, l’autre numéro 5 des Islanders

Il y aura deux numéro 5 des Islanders au centre Robert-Guertin vendredi soir.

Grand-oncle du Gatinois Anthony Hamel des Islanders de Charlottetown, l’Ottavien Denis Potvin a gagné quatre coupes Stanley en portant le #5 avec les Islanders de New York pendant les années ‘80.

Océanic

Alexis Lafrenière imperturbable

RIMOUSKI — Trois jours après avoir été présenté à la foule du Centre Bell lors du match opposant le Canadien aux Coyotes de l’Arizona et s’être entretenu avec Guy Lafleur, bien des jeunes hockeyeurs flotteraient littéralement sur un nuage. Mais fidèle à lui-même, l’introverti Alexis Lafrenière demeure imperturbable.

En début de semaine, pendant que ses coéquipiers de l’Océanic s’entraînaient à Rimouski, le capitaine était très sollicité par les médias montréalais. «J’ai eu un horaire assez chargé [...], confirme celui qui est perçu comme le futur premier choix au total du prochain repêchage de la LNH. Ça a été une belle expérience lorsque j’ai été présenté au Centre Bell et avec les gars, j’en ai bien profité!»

Il qualifie sa rencontre avec Guy Lafleur comme étant «un très bel honneur». «Je me considère chanceux», estime le surdoué de 18 ans qui possède 27 buts et 62 passes à sa fiche en 42 matchs. La légende du hockey ne lui pas donné de conseils, ni de mises en garde sur sa transition entre le hockey junior majeur et la grande ligue. «On a parlé de la vie et d’un peu de tout, raconte Lafrenière. On n’a pas parlé d’une chose en particulier. Juste de pouvoir échanger avec lui et de parler de n’importe quoi, c’était «le fun

À «L’Antichambre»

Interviewé sur le plateau de l’émission «L’Antichambre» à RDS, l’attaquant originaire de Saint-Eustache a fait savoir que son premier choix serait de faire partie de l’alignement du Canadien de Montréal. «Je viens de là, rappelle-t-il. […] J’ai grandi en les regardant. Mais, je n’ai pas dit que c’était juste Montréal. Peu importe l’équipe, pour moi, ça va être un honneur.»

Même si le jeune prodige n’est pas très doué pour exprimer ses émotions et qu’il semble garder la tête froide devant toute l’attention dont il fait l’objet, son entraîneur voit la fatigue s’installer. «Dans les matchs à Gatineau [en fin de semaine dernière], ça n’a pas été notre meilleur attaquant et il doit l’être, fait savoir Serge Beausoleil. Donc, quand on sent cette fatigue-là, il faut lâcher un peu la pression parce que trois matchs en trois jours, c’est difficile pour lui aussi!»

Olympiques

Rémi Poirier n’a pu tout faire seul

BOISBRIAND — Pendant un court moment, mercredi soir à Boisbriand, les Olympiques de Gatineau ont détenu une avance même s’ils étaient complètement dominés par l’Armada.

Dans un festival du revirement, Rémi Poirier changeait la donne devant la cage des Gatinois. Les locaux multipliaient les chances de marquer de grande qualité.

Olympiques

Océanic 4/Olympiques 3: Lafrenière a fait courir les foules

Des combinaisons parfaites ont contribué à remplir le centre Robert-Guertin comme à ses belles années en fin de semaine.

Ceux qui l’avaient déserté au fil du temps cherchaient sans doute l’occasion idéale d’y remettre les pieds, surtout que les Olympiques de Gatineau ont été parmi les meilleurs clubs de la LHJMQ depuis le retour de la pause de Noël.

Saguenéens

Hendrix Lapierre se porte mieux, mais doit prendre son temps

Même s’il n’a toujours pas de date pour un éventuel retour au jeu, Hendrix Lapierre a retrouvé le sourire. Son état de santé progresse et il voit enfin la lumière au bout du tunnel.

« Pour vrai, ça va bien. Je prends beaucoup de mieux. Je m’entraîne hors et sur glace chaque jour, en plus d’aller à l’école. Je vais super bien, mais on ne veut pas prendre un risque avec mon retour au jeu. Je pense que c’est l’important, de prendre notre temps », de confier Lapierre, lors d’une première entrevue depuis une deuxième commotion cérébrale cette saison et une troisième en dix mois, en novembre. Il n’a jamais pensé à ce moment que sa carrière pouvait être compromise.

67's

Match de six points pour Jack Quinn contre le Battalion

Jack Quinn et Marco Rossi n’ont pas couru de risque dimanche après-midi à la Place TD.

Leur match contre le Battalion de North Bay débutait à 14 heures. Ils savaient que les recruteurs de la LNH traverseraient le pont pour voir Alexis Lafrenière et l’Océanic de Rimouski au centre Robert-Guertin à partir de 16 heures. 

Ils n’ont peut-être pas le statut d’espoir numéro un de Lafrenière, mais Rossi et Quinn sont quand même hautement cotés en vue de la prochaine séance de sélection du circuit Bettman.

Le duo a donc travaillé rapidement. Jack Quinn a récolté son 44e but de la saison en première période et il avait déjà amassé six points après 40 minutes.

De son côté, Marco Rossi a préparé trois buts et les 67’s d’Ottawa ont signé une victoire facile de 9-1 devant 4826 spectateurs. Après deux périodes, c’était déjà 9-0...

Austen Keating (2), Noel Hoefenmayer, Teddy Sawyer, Alec Bélanger, Joe Garreffa, Kevin Bahl et Mitchell Hoelscher ont aussi touché la cible pour aider les Ottaviens à retrouver le chemin de victoire. Samedi soir, à Peterborough, les Petes leur avaient infligé un premier revers en 11 matches.

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L'INTRÉPIDE L'EMPORTE CONTRE LE PHÉNIX

L’Intrépide de Gatineau a profité du passage du Phénix du Collège Esther-Blondin au Complexe Branchaud-Brière pour  enregistrer une cinquième victoire consécutive samedi.

Jacob Santerre et Andrew Belchamber ont  inscrit trois points chacun dans un gain de 6-2. Le premier a marqué deux buts. Andrew Belchamber a déjoué la gardienne Ève Gascon à une reprise en plus de préparer le deuxième but de Santerre et celui de Samuel Fortier en ouverture de match.

Matis Lapointe et  Marc-Antoine Séguin ont aussi fait secouer les cordages dans un match dominé 34-23 par l’Intrépide (21-14-1) dans les tirs. Olivier Archambault a été le meilleur en attaque pour le Phénix (9-25-1) avec une récolte d’un but et deux points contre le gardien Philippe Cloutier.

Hockey junior

Martel vole la vedette à Lafrenière

Ils étaient 3712 dans les gradins du «Vieux Bob» samedi soir.

Ils ont formé la plus imposante foule de la saison -- et de loin -- des Olympiques de Gatineau. Plusieurs curieux avaient choisi de remettre les pieds à Guertin pour épier le talent d’Alexis Lafrenière, mais c’est finalement un héros obscur local qui lui a volé la vedette dans la victoire de 3-2 de l’Océanic de Rimouski.

Le meilleur espoir du prochain repêchage de la LNH a bel et bien compté un beau but en avantage numérique, mais Mikaël Martel a fait encore mieux en marquant deux buts, dont celui de la victoire avec 2:39 à faire au match.

Joueur de quatrième trio, le Gatinois était l’auteur d’un seul but en 47 matches avant de venir jouer à Guertin pour la première fois dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ.

«J’ai tout donné. C’est une soirée de rêve! J’avais une centaine de parents et amis ici ce soir. Je me suis nourri de cette énergie-là. Quelques mauvais bonds (des Olympiques) ont joué en ma faveur. J’ai créé ma propre chance en travaillant fort.»

Le Gatinois de 18 ans avait peine à croire ce qui lui est arrivé samedi soir à Guertin.

«J’en parlais justement avec mon père avant le match. Nous étions venus voir les Olympiques contre l’Océanic dans les séries (de 2011). Serge Beausoleil était l’entraîneur de l’Océanic et nous étions directement derrière lui dans les gradins. Aujourd’hui, c’est moi qui suis là et c’est aussi moi qui compte le but gagnant. Je n’en reviens pas!»

Même si Martel patrouille son quatrième trio, Serge Beausoleil aime bien son «policier». Il avait même choisi son trio pour amorcer le match devant les siens. Martel était encore sur la patinoire avec moins de trois minutes à faire quand il a inscrit le but qui a scié les jambes des Olympiques.

«Ce n’était pas un hasard. Je sais qu’il est capable de faire le boulot. J’ai confiance en lui et c’est en l’envoyant sur la patinoire dans des moments comme ça qu’il va le réaliser. Je suis très content pour lui. C’est une belle histoire. Il jouait six minutes par match avant Noël. Il est rendu à 12 maintenant. Il en a même joué environ 14 ce soir.»

Olivier Bourret, qui faisait partie du quatrième trio des Olympiques avant d’être échangé à l’Océanic pendant la dernière période des transactions, a récolté une passe sur le but vainqueur de Martel.

Devant le filet, Creed Jones a savouré sa septième victoire en autant de départs depuis qu’il a quitté les Olympiques dans une autre transaction entre les deux clubs. Il n’a jamais accordé plus de deux buts depuis qu’il protège le filet de Rimouski. Sa moyenne est passée à 0,96 but alloué par match après avoir cédé devant Kieran Craig et David Aebischer samedi. Il a fait face à 20 tirs.

«J’étais excité pour ce match. Je ne pense pas avoir été nerveux pour ce retour à Gatineau. J’étais content d’affronter mes anciens coéquipiers et Rémi (Poirier). J’avais déjà affronté Bérou (Tristan Bérubé) à Bathurst. Il existait une saine compétition entre nous trois quand j’étais avec les Olympiques. Je n’avais pas encore accordé trois buts avec l’Océanic. Heureusement, ce soir, nous avons obtenu le troisième but avant les Olympiques.»

Rémi Poirier a été plus occupé. Il a fait face à 29 tirs de l’Océanic, victorieux dans un neuvième match de suite.

Le match de samedi a aussi coïncidé avec le retour au jeu de Vincent Martineau chez les Olympiques. Le défenseur de 20 ans avait raté les 13 derniers matches après avoir été blessé le 3 janvier dernier à Shawinigan. Il était lui aussi de l’alignement de départ pour affronter son ancien club.

Les deux clubs vont croiser le fer à nouveau dimanche après-midi. Déjà 2600 billets avaient trouvé preneurs pour ce duel. En trois matches contre les Olympiques cette saison, Alexis Lafrenière a été «limité» à trois points, mais il a créé plusieurs occasions de marquer samedi soir.

Hockey junior

Les 67’s complètent une remontée pour gagner un 10e match de suite

Les 67’s d’Ottawa ont joué avec le feu sans se faire brûler à Hamilton vendredi soir.

À la recherche de leur 10e victoire consécutive, ils ont pris un retard de 0-3 sur les Bulldogs en deuxième période.

Logan Morrison, Navrin Mutter et Bradey Johnson avaient battu Cédrick Andrée, mais les 67’s n’ont pas l’habitude de lâcher prise. Jack Quinn a amorcé la remontée en marquant ses 42e et 43e buts de la saison.

Puis Austen Keating a découragé les locaux en créant l’égalité 3-3 avec six minutes à jouer.

La remontée était presque complète, mais Isaac Nurse a profité d’une attaque massive pour redonner les devants aux Bulldogs (20-22-7).

Avec 18  secondes à écouler au match, Noel Hoefenmayer a toutefois ramené les deux clubs à la case départ en marquant son 20e but de la saison.

En prolongation, il a ajouté un autre but pour procurer aux 67’s (40-7-0) leur 40e gain de la saison. La fiche d’Ottawa après 60 minutes est de 10-0. Sa fiche quand le club tire de l’arrière après deux périodes est de 5-5.

Marco Rossi a récolté trois points dans la victoire. Austen Keating aussi. Les 67’s joueront contre les Petes à Peterborough samedi. Ils seront de retour à la maison dimanche pour accueillir le Battalion de North Bay.

Hockey junior

Pleins feux sur Alexis Lafrenière

Alexis Lafrenière est un phénomène rare. Les hockeyeurs comme lui ne courent pas les rues du Québec.

Marc-André Fleury a été le dernier Québécois à être sélectionné au premier rang d’une séance de sélection de la LNH. C’était en 2003.

Pour un joueur de position, il faut remonter à 1998. Curieusement, Vincent Lecavalier évoluait lui aussi pour l’Océanic de Rimouski.

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Joueur le plus convoité du repêchage 2020 de la LNH, Alexis Lafrenière sera la principale attraction au centre Robert-Guertin samedi et dimanche alors que l’Océanic se mesurera aux Olympiques deux fois plutôt qu’une.

Avec leur choix et celui des Sharks de San Jose, les Sénateurs d’Ottawa se retrouvent en bonne posture pour ajouter ce talent exceptionnel à leur arsenal de jeunes joueurs vedettes.

Le Canadien de Montréal pourrait aussi être impliqué dans la loterie « Lafrenière ». Les partisans des deux clubs rêvent déjà d’aller se procurer son prochain chandail en boutique. À travers cette frénésie, l’attaquant de St-Eustache a beau vouloir se concentrer sur sa mission d’amener l’Océanic vers le championnat de la LHJMQ, il admet être au courant des désirs des partisans des deux clans.

« À force de lire des articles ou de suivre les réseaux sociaux, j’ai pris conscience que les partisans rêvent de me voir jouer pour leur équipe, mais je n’ai pas de contrôle sur ma prochaine destination. Il faut que je me concentre sur moi-même. Peu importe l’équipe qui va me repêcher, ce sera un honneur pour moi et ce sera un rêve qui va se réaliser », a-t-il raconté au Droit lors d’une entrevue réalisée plus tôt cette semaine.

Le classement de la LNH ? Il dit ne pas trop le consulter même s’il pourrait lui fournir des indices pour identifier ses futures adresses potentielles.

« Je ne regarde pas trop ça. Il reste encore beaucoup de matches à disputer. Souvent, le classement change rapidement. Je veux rester dans le moment présent et ne pas regarder trop loin », dit-il.

Le moment présent, pour Alexis Lafrenière, c’est l’Océanic de Rimouski. Il y a un mois, c’était Équipe Canada junior.

Hockey junior

Creed Jones «imbattable» avec l’Océanic

Depuis qu’il a été échangé des Olympiques de Gatineau à l’Océanic de Rimouski contre un choix de deuxième ronde à la date limite des transactions, Creed Jones est pratiquement invincible.

L’Ontarien de 19 ans a été le gardien par excellence du mois de janvier dans la LHJMQ en gagnant six matches de suite dans lesquels il a accordé en moyenne de 0,79 but par match grâce à un pourcentage d’efficacité de ,961.

Des statistiques complètement hallucinantes. C’est simple, dès qu’il accordera un but, sa moyenne sera condamnée à grimper! Vu de cet angle, est-ce que son calme légendaire va tenir le coup?

Le principal intéressé s’esclaffe devant la question qu’il n’avait pas vue venir.

«Je n’avais pas pensé à cette façon de voir les choses! Maintenant, il y a deux étapes pour gérer cette situation. La première, c’est d’essayer de ne pas penser comme ça! La deuxième, c’est de m’arranger pour ne pas donner de but pour ne pas avoir à y penser!»

Jones était à Québec pour s’entraîner avec ses coéquipiers sur une patinoire extérieure lorsqu’il s’est entretenu avec Le Droit.

De bonne humeur, il a admis vivre des moments complètement fous depuis qu’il s’est joint à l’Océanic. En un mois, il a déjà triplé le nombre de victoires qu’il avait récolté avec les Olympiques.

«En première moitié de saison, ça n’a pas été facile à Gatineau. Je suis content de voir qu’ils s’en sont sortis. Rémi Poirier fait le travail et je savais qu’il le ferait. C’est mon homme! Ici, mes défenseurs m’ont facilité la tâche. C’est facile de bien paraître quand tu affrontes aussi peu de tirs. Nous n’accordons presque pas de bonnes chances de marquer. Nous avons constamment la rondelle et nous comptons trois, quatre, cinq buts par match. Tous les ingrédients sont là pour gagner souvent.»

L’Océanic sera à Shawinigan vendredi soir. Comme Serge Beausoleil aime le système d’alternance et que Colten Ellis va affronter les Cataractes, Creed Jones devrait se retrouver entre les poteaux à Gatineau samedi.

«Ça va être bizarre de faire partie de l’équipe visiteuse avec Olivier Bourret qui reviendra aussi à Gatineau. On m’a dit qu’il y aurait beaucoup de monde pour ce match. Ma mère m’a dit que plusieurs personnes feraient le voyage pour me voir aussi. Ça va être plaisant de jouer ce match.»

Serge Beausoleil, lui, se frotte les mains de satisfaction d’avoir été chercher Jones à Gatineau.

«Nos deux gardiens ont été incroyables en janvier, mais nous avions mis nos jeunes gardiens dans l’eau chaude pendant les six semaines où Colten a été blessé avant les Fêtes. Creed est tellement calme. Il a rassuré tout le monde. Son arrivée a été vraiment tranchante pour notre équipe. Nous l’adorons. Son assurance a été contagieuse.»

En quelques semaines, Beausoleil pense même avoir identifié le plan d’après carrière du gardien de Peterborough.

«C’est un pince-sans-rire qui va être un entraîneur un jour. Ça ne peut pas faire autrement! Il sait lire le jeu comme pas un.»

Cette observation a fait rire Jones aussi.

«Il dit ça parce que j’ai toujours quelque chose à ajouter quand nous faisons des séances vidéo! Comme gardien, nous sommes bien placés à l’arrière pour analyser le jeu. Je trouve ça facile de décortiquer les systèmes de jeu.»

Hockey junior

La remarquable progression d'Alexis Lafrenière

Depuis la sélection de Sidney Crosby en 2005, seulement deux autres joueurs de la LHJMQ ont été réclamés au tout premier rang du repêchage de la LNH.

Les deux portaient les couleurs des Mooseheads de Halifax. Nathan MacKinnon a été le premier choix de l’encan 2013 et Nico Hischier a été le premier de classe en 2017.

Avec le Championnat mondial qu’il vient de connaître, Alexis Lafrenière a accentué son avance pour imiter Sidney Crosby et devenir le second membre de l’Océanic de Rimouski à être sélectionné au premier rang d’une séance de sélection de la LNH depuis le début des années 2000.

Même s’il a joué une dizaine de matches de moins que ses plus proches poursuivants, Lafrenière mène toujours le classement des compteurs du circuit Courteau avec une récolte de 24 buts et 84 points en 39 matches.

Le jeune prodige sera de passage à Gatineau samedi et dimanche. Il s’agira de ses seules visites de la saison au centre Robert-Guertin. Pour les amateurs de hockey, ce sera la dernière occasion de le voir en personne à prix abordable ! L’année prochaine, peu importe où il aboutira, il patinera dans la meilleure ligue au monde.

Parce qu’il est né en octobre, Lafrenière a pu disputer trois saisons dans la LHJMQ avant d’être admissible au repêchage de la LNH. L’entraîneur-chef et directeur général Serge Beausoleil a été aux premières loges pour observer sa remarquable progression entre l’âge de 16 et 18 ans.

« Il pousse la note beaucoup plus loin qu’à ses débuts. Il est désormais plus réceptif pour améliorer certaines phases de son jeu. À ses débuts, on ne lui demandait jamais d’être responsable dans sa zone défensive, mais il le fait à présent. On le fait jouer en désavantage numérique maintenant et quand il obtient la rondelle, il devient encore plus dangereux dans cette phase du jeu », a-t-il raconté au Droit jeudi.

En trois saisons, Lafrenière n’a pas fait que fleurir comme hockeyeur. « Il a fait des améliorations à l’école, dans son alimentation, dans son entraînement hors glace et il peut encore améliorer son jeu », ajoute Beausoleil.

Ces commentaires sont importants. Si la majorité des recruteurs s’entendent pour dire que l’attaquant de St-Eustache est le meilleur joueur admissible au repêchage à l’heure actuelle, certains s’interrogent encore à savoir s’il sera le meilleur de sa cohorte dans deux à trois ans.

« Ce n’est pas d’hier que le talent d’Alexis est remis en doute. Il avait commencé à être dominant à sa deuxième année bantam AAA. Des gens pensaient qu’il ne serait pas capable de s’imposer de cette manière dans le midget AAA. Il l’a fait (83 points en 36 matches). Des gens pensaient qu’il ne pourrait pas reproduire ses succès dans la LHJMQ. Il a marqué 42 buts à 16 ans... Il n’avait pas connu un très bon Championnat mondial junior à 17 ans. Il avait été très peu utilisé comme Quinton Byfield cette année d’ailleurs. Cette année, il a été la pierre angulaire de la médaille d’or du Canada. Il a fait passer un message en étant choisi le joueur le plus utile d’un tournoi de joueurs de 19 ans à seulement 18 ans. »

Serge Beausoleil est convaincu que son protégé a tous les outils pour dominer son sport à l’échelon supérieur.

« Sa plus grande force, c’est sa capacité de fabriquer des jeux et de gagner des batailles à un contre un. Il est une menace constante avec son tir aussi. »

Olympiques

Mikaël Martel: l’éminent policier de l’Océanic

Pour la première fois de la saison, les Olympiques de Gatineau ont déjà vendu plus de 2000 billets en prévision de leur prochain match au centre Robert-Guertin.

L’Océanic de Rimouski sera en Outaouais pour son unique visite et pour l’occasion, il disputera deux matches plutôt qu’un ce week-end.

Olympiques

Les Olympiques récoltent quatre points en Abitibi

À leur deuxième match en deux soirs, les Olympiques de Gatineau n’ont pas joué leur meilleur hockey à Rouyn-Noranda mercredi, mais les équipiers d’Éric Landry ont quand même été capables de s’accrocher pour aller chercher une victoire de 3-2 contre les Huskies à l’aréna Iamgold.

Sans Métis Roelens, suspendu pour un coup de bâton au visage la veille à Val-d’Or, c’est Darick Louis-Jean qui portait le « A » d’assistant-capitaine à l’avant de son chandail. C’est aussi lui qui a fait la différence en marquant le but vainqueur avec quatre minutes à jouer en troisième période. C’était le deuxième but de la saison du défenseur de deuxième saison.

Olympiques

Les Olympiques rattrapent Halifax [VIDÉO]

Une première étape a été franchie pour ramener les Olympiques de Gatineau dans le portrait des séries éliminatoires de la LHJMQ.

Avec leur victoire de 5-4 acquise en fusillade à Val-d’Or mardi soir, ils ont rejoint les Mooseheads de Halifax au 16e rang du classement général. 

Une heure plus tôt dans les Maritimes, les Mooseheads avaient amassé un point dans un revers de 3-2 en prolongation contre les Islanders de Charlottetown. Il s’en est fallu de peu mardi pour que Halifax accentue son écart sur les Gatinois.

Ceux-ci ont laissé filer une avance de 3-1 contre les Foreurs au centre Air Creebec. En deuxième période, les locaux ont marqué trois buts consécutifs pour prendre les commandes du match, mais David Aebischer a freiné la glissade en ramenant les deux clubs à un pointage de 4-4 après deux périodes.

Canadien

LeGuerrier si loin et si près du Canadien

Pour une quatrième saison consécutive, Jacob LeGuerrier évolue dans le marché le plus éloigné de son domicile familial dans la Ligue de l’Ontario.

Le Franco-Ontarien d’Ottawa a eu le temps d’apprivoiser sa région adoptive à Sault Ste-Marie, mais il ne se fera pas prier pour se rapprocher de Beacon Hill quand sa carrière junior va prendre fin. Choix de cinquième ronde du Canadien de Montréal en juillet dernier, le défenseur de 19 ans a effectué sa seule et unique visite de la saison à Ottawa dimanche dernier quand les Greyhounds se sont inclinés 5-2 contre les 67’s d’Ottawa dans un duel beaucoup plus serré que ne l’indique le pointage.

« Sault Ste-Marie, c’est loin, mais c’est un bon endroit pour jouer au hockey junior. L’organisation s’occupe très bien de nous et nous avons des partisans en or. L’ambiance à nos matches est difficile à battre dans la ligue. »

Né à la fin du mois de novembre, LeGuerrier s’est installé dans le nord-ouest de l’Ontario à 15 ans, mais en se remettant d’une blessure sérieuse qui a ralenti son développement. « Ma blessure m’avait fait glisser dans le repêchage (8e ronde LHO). J’ai même mis deux à trois ans avant d’être à l’aise dans la ligue. Pour cette raison, ça m’a aidé d’attendre à 2019 avant d’être admissible au repêchage de la LNH. Avant ça, je n’étais pas encore prêt. »

À la séance de sélection de Vancouver, le Canadien de Montréal a jugé que l’arrière-garde de 6’2’’ et 202 livres était prêt.

« J’avais participé au combiné du Canadien avant le repêchage. Je pensais aboutir à Montréal ou en Arizona. Quand Montréal m’a choisi, j’ai éprouvé une sensation incroyable. Mon père et moi avons toujours été des partisans du Canadien. J’ai vécu d’autres sensations fortes au tournoi des recrues quand j’ai enfilé un vrai chandail de match dans un tournoi à Belleville. Mes deux camps se sont bien déroulés même si j’étais très nerveux. Les dirigeants m’ont dit de continuer à travailler fort parce que les défenseurs deviennent meilleurs avec l’âge. »

Chez les Greyhounds, il traverse ses meilleurs moments en carrière avec une récolte de six buts et 23 points en 46 matches.

« La plus grande différence cette saison, c’est la confiance. Je n’en avais presque pas dans les saisons précédentes. »

En 2017-18, à 17 ans, il a pourtant fait partie d’une puissance qui n’avait perdu que sept matches en temps réglementaire. Les Greyhounds avaient dominé la LHO avec 55 victoires. Ils ressemblaient étrangement aux 67’s de cette année. En défensive, Connor Timmins (Colorado) et Rasmus Sandin (Toronto) ont déjà goûté à la LNH dans cette équipe qui s’était rendue à deux victoires de la coupe J. Ross Robertson.

« J’étais jeune et ces gars-là m’ont servi de modèles. Je ne jouais pas beaucoup à cette époque. »

Il jouait peu, mais il avait quand même marqué deux buts dans un match pour aider les Greyhounds à prendre les devants 3-2 dans leur série demi-finale contre les Rangers de Kitchener. Il avait hérité de la première étoile après coup.

« C’est encore le fait saillant de ma carrière junior ! C’est la dernière chose que je pensais qui allait m’arriver dans ce match-là ! »

Même si tout est possible, les Greyhounds (23-24-2) ne seront pas les favoris pour retourner en finale cette saison, mais pour la première fois en quatre ans, LeGuerrier pourrait se rapprocher de la maison. « Je n’ai pas encore signé mon contrat avec le Canadien, mais mon agent m’a dit que je pourrais terminer ma saison à Laval en m’entraînant ou même en jouant quelques matches pour le Rocket. »

Olympiques

Le premier trio des Olympiques explose

Il y a plus de stabilité dans les trios des Olympiques de Gatineau depuis le début du calendrier 2020.

Une certaine chimie est en train de se développer entre Métis Roelens, Mathieu Bizier et Jérémy Rainville.

Les membres du « trio jumbo » ont animé l’attaque des Olympiques de Gatineau dans une victoire de 5-0 contre les Huskies de Rouyn-Noranda samedi soir au centre Robert-Guertin.

Ils ont participé à quatre des cinq buts pour freiner une séquence de quatre défaites consécutives et rapprocher leur équipe à un point des Mooseheads de Halifax et d’une place dans les séries éliminatoires de la LHJMQ.

Plus « petit » membre du trio à 6’2’’ et 190 livres, Jérémy Rainville a marqué deux fois en plus d’amasser une passe. Il a récolté huit points à ses sept derniers matches.

En comptant pendant un désavantage numérique dans la dernière minute de jeu, Mathieu Bizier a étiré sa séquence active à sept matches avec un but. Il s’agit de la deuxième plus longue séquence de la sorte dans la LHJMQ cette saison. Bizier a aussi amassé deux passes. Le colosse de 6’2’’ et 199 livres totalise 16 points en 12 matches depuis le début de 2020.

Enfin, Métis Roelens a récolté trois points comme ses deux ailiers. À 6’4’’ et 219 livres, l’attaquant de 19 ans revendique 14 points dans les 12 matches des Olympiques en 2020.

« Ils ont très bien fait. Ils ont gardé les jeux simples. Dans leur cas, ç’a bien fonctionné. Ce sont trois gros bonshommes. Quand ils pratiquent un style de jeu robuste et quand ils foncent au filet, ils vont avoir du succès. Ils ont compté de cette façon contre les Huskies », a expliqué l’entraîneur-chef Éric Landry.

Devant le filet des Olympiques (17-27-4), Rémi Poirier a repoussé 20 tirs des Huskies (24-22-4) pour signer son quatrième blanchissage de la saison, à deux du record d’équipe détenu par Ryan Mior durant la saison de la dernière coupe du Président en 2007-08.

« Nos défenseurs ont fait du gros travail pour bloquer des tirs. Ils méritent une partie du blanchissage », a ajouté Landry à ce sujet.

Capannelli : premier point

Les Olympiques ont tiré 28 fois sur le filet défendu par Kevyn Brassard.

Manix Landry a été l’autre membre de l’équipe gagnante à le déjouer samedi.

À son deuxième match à Gatineau, Adam Capannelli a récolté un point sur ce but marqué en avantage numérique.

« Adam a eu un impact dans les deux matches du week-end en raison de son coup de patin, de ses habiletés, de son implication physique et de son leadership. Il sera une excellente addition pour nous », a expliqué Landry.

L’attaquant de 20 ans réclamé au ballottage de la LHJMQ après la date limite des transactions aura la chance de construire sur ses deux premiers matches depuis le mois de décembre dans le prochain voyage des Olympiques en Abitibi. Les Gatinois seront à Val-d’Or mardi et à Rouyn-Noranda mercredi. Blessé à la tête vendredi contre les Voltigeurs de Drummondville, Émile Hegarty-Aubin devrait rater ce voyage.

67's

Plateau de 300 points pour Keating

Pendant un moment, Austen Keating a cru qu’il allait devoir attendre avant de célébrer son 300e point en carrière dans la Ligue de l’Ontario (LHO).

Sur une descente à deux contre zéro avec un filet désert, Marco Rossi a préféré prendre le tir pour inscrire le 30e filet de sa saison.

Olympiques

Belle foule, mais une défaite pour les Olympiques

Il y avait du monde à Guertin vendredi soir. Il y avait de l’ambiance aussi. Avec le thème de la soirée rétro des années ’70 et la dernière visite de la saison de Xavier Simoneau, les Olympiques de Gatineau ont attiré leur meilleure foule en six semaines.

Il fallait remonter au duel contre les 67’s d’Ottawa pour voir plus de 2300 spectateurs dans les gradins du « Vieux Bob ». Malheureusement pour les partisans des Olympiques, leur club est sorti à plat.

Olympiques

Un dernier match à la «maison» pour Simoneau

Vendredi soir, Xavier Simoneau reviendra à la «maison» pour la dernière fois de la saison avec les Voltigeurs de Drummondville.

Ce sera déjà la troisième visite du hockeyeur le plus prolifique de l’Outaouais dans le circuit Courteau cette saison. Avec une récolte de 62 points en 47 matches, l’attaquant de St-André-Avellin pointe au cinquième rang des compteurs de la LHJMQ.