Le Gatinois Olivier Rochon.

Olivier Rochon vise les podiums dès l'an prochain

Opéré au genou gauche le 15 janvier dernier pour réparer une déchirure complète du ligament croisé antérieur, le skieur acrobatique Olivier Rochon est en avance sur son échéancier de rééducation. Tellement qu'il compte viser les podiums dès l'hiver prochain.
Rejoint à son domicile de Gatineau, le sauteur semblait en grande forme.
«Ça va super bien. J'ai été chanceux dans ma malchance, car je n'ai presque pas eu d'enflure après l'opération. C'est probablement dû au fait que j'ai eu beaucoup de temps entre ma blessure (survenue le 6 janvier) et l'opération.
«Une fois opéré, l'enflure a duré une dizaine de jours et après ça, plus rien», a expliqué l'athlète de 24 ans.
Alors qu'on parle habituellement d'une rééducation de six mois, Rochon se déplace déjà sans béquille.
Mais pas question de mettre de la pression pour que les résultats viennent dès la prochaine saison, a prévenu Nicolas Fontaine, responsable du recrutement à l'Association canadienne de ski acrobatique.
«On en est à la première année du cycle olympique, alors on compte prendre notre temps, a-t-il dit. On va reprendre les sauts en piste vers la fin de l'été et on va prendre la prochaine saison pour retravailler la confiance.»
Là-dessus, Rochon n'est pas tout à fait d'accord avec Fontaine.
«Je vais viser des médailles dès mon retour, y compris d'être sur le podium des Mondiaux, a affirmé Rochon. Il est par contre vrai qu'on ne préparera pas de nouveaux sauts: je vais faire les sauts que je n'ai pas pu faire depuis deux ans!»
Employé par le Réseau des Sports à titre d'analyste pendant les derniers Jeux de Sotchi, Rochon a hâte de se mesurer aux athlètes qu'il a vus en Russie.
«Pas que j'ai perdu ma confiance, mais j'ai hâte de me comparer à eux, a-t-il dit. J'ai vu les sauts qui ont été faits et...», a-t-il affirmé en laissant le reste de sa pensée en suspens.
En attendant Pyeongchang
Question de passer le temps, Rochon s'est inscrit en photographie et montage vidéo au Collège algonquin d'Ottawa. La photo et la vidéo sont des passions qu'il pratique en amateur depuis maintenant 10 ans.
«C'est un loisir pour moi, mais je me suis dit que j'étais aussi bien d'aller approfondir mes connaissances», a-t-il dit.
Le cinéma est d'ailleurs un domaine qu'il aimerait explorer une fois sa carrière d'athlète terminée. Ce qui n'arrivera toutefois pas avant les Jeux de Pyeongchang, en 2018, s'il n'en tient qu'à lui.