Noémie Beaulieu s’offre une nouvelle couronne

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Un des plus beaux espoirs du triathlon au pays aura profité pleinement de sa seule et unique course d’une saison bousillée par la pandémie.

Noémie Beaulieu a mis la main sur le titre de championne québécoise junior, il y a une semaine, à Magog. Elle a été la plus rapide lors de cette épreuve de format sprint durant laquelle les participants devaient se taper 750 mètres de natation, 20 km en vélo et cinq kilomètres de course à pied.

«Je ne m’attendais pas à faire aussi bien. Ça m’a surpris», a soutenu la Gatinoise âgée de 16 ans.

Pas qu’elle n’était pas une des favorites.

Ce produit du club Espoir de Gatineau avait été couronné championne de la Série nationale de développement de Triathlon Canada en 2019. La revue Triathlon Magazine Canada l’avait nommée en janvier la triathlète junior de l’année.

«C’est que ça faisait 11 mois depuis ma dernière course», a rappelé Beaulieu, qui avait terminé deuxième à une épreuve jeunesse de la Super League l’automne dernier à Jersey, dans les îles anglo-normandes.

«Ça faisait tellement de bien de reprendre la compétition, de revoir tout le monde, même s’il ne fallait pas être trop proches! J’ai surtout aimé d’enchaîner mes trois sports, de faire les transitions.»

Triathlon Québec avait adapté ses championnats à la réalité de la COVID-19.

Les départs de masse dans l’eau ont pris le bord.

«Les départs étaient donnés à des intervalles de 15 secondes. Ça ressemblait plus à un contre-la-montre», relate la double championne en titre des Jeux du Québec.

La victoire lui fera beaucoup de bien surtout au moral.

L’année 2020 devait être fertile en rendez-vous importants. Des sorties sur le circuit de la Coupe continentale étaient à l’horaire tout comme les championnats panaméricains juniors.

«Je me suis entraînée fort tout l’été, mais ce n’était quand même pas facile côté motivation, a-t-elle avoué. Je ne pouvais pas m’entraîner en groupe. Puis quand tu n’as pas de compétitions, c’est difficile de se fixer des objectifs.»

Noémie Beaulieu compte bien carburer à cette victoire aux championnats québécois lors des prochains mois.

«Pour me motiver à l’entraînement. Un de mes objectifs était de participer cette année aux championnats du monde juniors. Il est tombé à l’eau, mais je me dis que je peux me reprendre l’an prochain.»

En attendant, un autre défi l’attend. Celui de s’adapter à sa nouvelle vie d’étudiante, loin du nid familial.

Beaulieu est déménagée à Québec, il y a un mois, afin de poursuivre ses études en sciences de la nature au Cégep Garneau en plus de s’entraîner au club de triathlon du Rouge et Or de l’université Laval.

«Je dois faire maintenant le lavage et l’épicerie. Jusqu’ici, ça va bien!»